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1. Un concept oromo ancien offre une voie vers la paix en Éthiopie
Le peuple oromo d'Éthiopie, le plus grand groupe ethnique du pays, est porteur d'une philosophie autochtone appelée Namummaa. Signifiant « humanité », ce concept met l'accent sur les relations, la responsabilité mutuelle et la coexistence pacifique comme fondements de la vie sociale. À l'instar de l'Ubuntu en Afrique australe, le Namummaa enseigne que la valeur d'une personne se mesure à sa contribution au bien-être d'autrui plutôt qu'à sa richesse ou à son statut social. Cette philosophie est renforcée par le code moral oromo, le Saffu, et le système de gouvernance Gadaa, qui promeuvent la responsabilité, le dialogue et la responsabilité collective. Bien que certaines pratiques historiques, notamment les guerres entre groupes rivaux, révèlent des contradictions au sein des traditions oromo, l'importance accordée par le Namummaa à la vérité, à la réconciliation et à la réparation des relations endommagées demeure influente. Alors que l'Éthiopie continue de faire face à des tensions politiques et ethniques, les experts estiment que ce cadre traditionnel pourrait compléter les institutions formelles en encourageant le dialogue, en restaurant la confiance et en aidant les communautés à considérer leurs adversaires comme des partenaires dans un avenir commun.
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2. L’Afrique du Sud renforce sa sécurité à l’approche de l’échéance fixée pour la lutte contre l’immigration.
Les autorités sud-africaines renforcent la sécurité à l'échelle nationale avant l'échéance du 30 juin fixée par des groupes anti-immigration exigeant le départ des étrangers sans papiers. Le ministre de la Police par intérim, Firoz Cachalia, a déclaré que les forces de l'ordre avaient renforcé leur dispositif dans toutes les provinces afin de protéger les populations et les infrastructures, tout en avertissant que toute violence ou destruction de biens serait intolérable. L'armée est également en alerte pour appuyer les forces de l'ordre si nécessaire. Cette mesure intervient après plusieurs semaines de troubles xénophobes qui ont fait au moins deux morts et incité plusieurs gouvernements africains à rapatrier leurs ressortissants. L'Afrique du Sud affiche l'un des taux de chômage les plus élevés au monde, une situation que certains, notamment des partis politiques comme l'Alliance patriotique et ActionSA, imputent à l'immigration. Ces tensions surviennent alors que le pays se prépare aux élections locales prévues en novembre.
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3. Le Kenya suspend le projet américain de mise en quarantaine des patients atteints d'Ebol
Le ministre kényan de la Santé, Aden Duale, a déclaré devant un tribunal avoir ordonné l' arrêt immédiat de la construction d'un centre de quarantaine pour Ebola géré par les États-Unis, après avoir été reconnu coupable d'outrage au tribunal pour avoir enfreint une injonction antérieure. Ce centre, prévu sur la base aérienne de Laikipia, près de Nanyuki, et doté d'une cinquantaine de lits d'isolement, était destiné à accueillir des Américains évacués de la République démocratique du Congo. Des organisations de défense des droits humains ont contesté le projet devant les tribunaux, arguant qu'il avait été conçu sans consultation publique suffisante. Trois personnes sont décédées lors de manifestations contre le centre, de nombreux Kényans estimant qu'il représente un risque inutile dans un pays qui n'a jamais enregistré de cas d'Ebola. Si M. Duale a défendu le projet, le jugeant scientifiquement sûr, ses détracteurs pointent du doigt ses relents de colonialisme, d'autant plus que les États-Unis se sont engagés à ne pas autoriser l'entrée sur leur territoire de toute personne porteuse du virus, même leurs propres citoyens.
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4. Le Botswana entrevoit des signes de reprise du commerce des diamants.
Le ministre des Mines du Botswana, Bogolo Joy Kenewendo, a déclaré que le pays observe une timide reprise de la demande de diamants sur des marchés comme les États-Unis et la Chine, notamment grâce à une campagne marketing mondiale en faveur des pierres naturelles. Cette reprise fait suite à une longue période de récession causée par l'incertitude économique et la concurrence croissante des diamants de synthèse. Malgré cette amélioration, le Botswana prévoit de maintenir une gestion stricte de l'offre afin de stabiliser les prix et de soutenir le marché dans son ensemble. Le pays est fortement dépendant des diamants, qui génèrent généralement environ un tiers des recettes publiques. Debswana, la coentreprise du Botswana avec De Beers, a suspendu la production dans certaines mines l'année dernière en raison de cette crise. Par ailleurs, le projet de vente de De Beers par Anglo American, motivé par la chute des prix et la concurrence des diamants synthétiques, serait en voie de finalisation. Le Botswana, qui détient déjà 15 % des parts, ainsi que l'Angola et la Namibie, figureraient parmi les parties intéressées.
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5. Le Maroc espère un coup de pouce économique grâce à la Coupe du monde 2030
Alors que l'équipe nationale marocaine participe à la Coupe du Monde 2026, le royaume se prépare déjà à co-organiser l'édition 2030 avec l'Espagne et le Portugal, un projet que les analystes considèrent comme essentiel au programme de modernisation du roi Mohammed VI. Selon les experts, cet événement vise à dynamiser l'économie, à renforcer l'image internationale du Maroc et à positionner le pays comme une destination d'investissement stable, d'autant plus qu'il ne possède pas d'importantes réserves de pétrole ou de gaz. Des milliards sont investis dans les stades, les aéroports et les infrastructures de transport, notamment un stade de 115 000 places prévu près de Casablanca. Cependant, ces dépenses ont suscité la controverse : des manifestations menées par des jeunes l'an dernier ont dénoncé la priorité accordée aux projets prestigieux au détriment de l'éducation et de la santé. Des préoccupations environnementales, en particulier concernant la pénurie d'eau et la croissance du tourisme, ont également émergé, laissant planer le doute quant à savoir si le tournoi constituera un tournant durable ou simplement une opération de communication coûteuse.
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6. L'Afrique du Sud enregistre un excédent commercial agricole record
L'excédent commercial agricole de l'Afrique du Sud a atteint un niveau record de 1,55 milliard de dollars au premier trimestre 2026, soit une hausse de 16,1 % sur un an, selon le syndicat agricole AgriSA. Cette progression s'explique principalement par une baisse de 10,6 % des coûts d'importation – liée à la diminution du prix de l'huile de palme, du riz, du poisson congelé et du café – plutôt que par une croissance des exportations, qui n'ont progressé que de 0,1 % pour atteindre 3,30 milliards de dollars. L'horticulture, dynamisée par le raisin, les fruits à pépins et le vin, a représenté 55 % des exportations, sa part la plus élevée jamais enregistrée pour un premier trimestre, générant un excédent d'environ 1,66 milliard de dollars. Parallèlement, les exportations de produits animaux ont fortement chuté en raison des fermetures de marchés liées à la fièvre aphteuse, et la valeur des exportations de maïs a diminué malgré des volumes expédiés plus importants. Si les restrictions à l'exportation de bétail s'assouplissent et que la dynamique de l'horticulture se maintient, le pays pourrait dépasser le record de 15 milliards de dollars d'exportations de l'année dernière, et ainsi réaliser une nouvelle année faste.
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7. Un important accord offshore renforce les ambitions pétrolières de l'Angola
Azule Energy, une coentreprise entre BP et Eni, a donné son feu vert au projet pétrolier offshore Greater PAJ en Angola, d'un montant de 5,1 milliards de dollars, en partenariat avec Equinor, l'agence pétrolière angolaise ANPG et la société d'État Sonangol. Ce développement en eaux profondes dans le bassin du Bas-Congo combinera un nouveau navire de production flottant avec la production existante du bloc 31 et des découvertes voisines, visant des réserves estimées à 252 millions de barils. La première production de pétrole est prévue début 2029. Cet investissement fait suite au récent lancement par Azule de son navire de production Agogo et à un projet gazier distinct, renforçant ainsi sa position de premier producteur indépendant de pétrole et de gaz en Angola. Le PDG d'Azule, Joseph Murphy, a déclaré que le projet contribuerait à maintenir la production et à consolider le rôle de l'Angola en tant que fournisseur d'énergie clé. Cet accord intervient alors que l'Angola réforme sa réglementation afin d'attirer les investissements et de maintenir une production de pétrole brut proche d'un million de barils par jour.
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8. Le Niger entame son retrait de la Cour pénale internationale
Le Niger a entamé sa procédure de retrait de la Cour pénale internationale (CPI), devenant ainsi le troisième pays à quitter l'organisation après les Philippines et le Burundi. Dans une lettre adressée aux Nations Unies, le gouvernement a accusé la Cour de pratiquer une justice sélective et de ne pas respecter les principes d'équité. Cette décision fait suite aux annonces faites l'an dernier par le Niger, le Mali et le Burkina Faso de leur intention de quitter la CPI. Cependant, le Niger est le seul pays à avoir, à ce jour, initié son retrait. La CPI a déploré la décision du Niger, soulignant que la coopération internationale demeure essentielle à la lutte contre les crimes graves. Bien que la procédure de retrait prenne un an, la Cour conservera sa compétence pour les crimes commis avant la date d'entrée en vigueur du retrait. Cette décision reflète un changement géopolitique plus large au sein de plusieurs gouvernements du Sahel, qui ont renforcé leurs liens avec la Russie tout en réduisant leur engagement auprès de leurs partenaires occidentaux traditionnels.
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9. Une organisation de défense des droits humains dénonce l'accord migratoire de l'UE avec la Libye
Amnesty International a condamné la volonté de l'Union européenne d' intensifier sa coopération migratoire avec la Libye, arguant que cette politique risque de favoriser de graves violations des droits humains. L'organisation affirme que le gouvernement libyen internationalement reconnu et son administration rivale de l'Est ont tous deux renforcé la répression contre les migrants tout en propageant une rhétorique xénophobe. La Libye demeure un point de départ majeur pour les personnes tentant de traverser la Méditerranée pour rejoindre l'Europe, mais des années d'instabilité politique ont également rendu les migrants vulnérables à la traite, à la détention, à l'extorsion et au travail forcé. Amnesty a déclaré que l'UE cherche à établir un nouveau centre de coordination des secours à Benghazi malgré les arrestations massives et les expulsions illégales de migrants. Le directeur régional adjoint de l'organisation a déclaré que le renforcement de la coopération avec des groupes armés accusés de crimes de guerre témoigne d'un mépris du droit international, et a exhorté l'UE à mettre fin aux politiques qui enferment les personnes dans un cycle d'abus.
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10. Un nouveau mouvement culinaire met en valeur les saveurs locales du Congo
En République démocratique du Congo, un nombre croissant de chefs réinventent les recettes traditionnelles et les présentent comme une cuisine haut de gamme. À Kinshasa, des restaurants proposent des versions raffinées de plats locaux, élaborés à partir d'ingrédients tels que le fruit du safou, le poisson d'eau douce, les champignons, les cacahuètes et les chenilles. Entrepreneurs et chefs affirment que ce mouvement est motivé par le désir de célébrer le patrimoine culinaire congolais et de remettre en question l'idée que les produits importés seraient intrinsèquement supérieurs. Cependant, développer une gastronomie de qualité reste un défi. La faible production agricole, les infrastructures de transport insuffisantes et la dépendance aux importations alimentaires engendrent des problèmes d'approvisionnement persistants. De nombreux chefs en herbe n'ont pas non plus accès à une formation culinaire formelle axée sur la cuisine locale. Malgré ces obstacles, les chefs développent des réseaux de fournisseurs, forment de jeunes cuisiniers et publient des recettes, dans l'espoir d'établir la cuisine congolaise comme une tradition culinaire reconnue et respectée.
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