AFRIQUE : Gabon - les spécialités culinaires les plus insolites

Par Félicité VINCENT

Les vers de palmiers

Très répandus en Afrique centrale, les vers palmier ou vers à soie se dégustent tout au long de la journée. Cuits dans l'huile, on les embroche souvent avant de les vendre comme brochette. Ils font partie de la street food africain au même titre que les sauterelles ou les criquets géants. 

Les larves de coléoptères, de charançons des palmiers du Cameroun, du Congo, de Guinée Equatoriale et du Gabon, constituent un mets riche en protéines et très appréciés et répandu dans la sous-région de l’Afrique Centrale.

LES recherches menées par l'Institut de recherche pour le développement (IRD), le Centre pour la recherche forestière internationale (Cifor) dans les pays du bassin du Congo, plus particulièrement au Cameroun, au Congo, en Guinée Equatoriale et au Gabon, montrent que les larves blanches du palmier à huile ou raphia sont extrêmement riches en éléments nutritifs (protéines et lipides). Ces larves ont une valeur énergétique comparable à celle du bœuf et du poisson. Et c'est aussi une excellente source de minéraux et de vitamines.

Les enquêtes menées au Gabon dans la province de l'Estuaire, particulièrement dans la zone de Bouloukoubouet, dans le premier arrondissement de la commune d'Akanda, et dans la zone Okolassi, dans le premier arrondissement de la commune de Ntoum, précisent que les récolteurs commercialisent les quantités de ses larves dans les bouteilles d'Andza. Le coût d'une bouteille varie entre cinq, 1000 et 10 000 mille FCFA. En un trimestre, le récolteur de Bouloukoubouet aurait perçu la somme 500 000 francs pour 50 bouteilles vendues. Et celui d'Okolassi la somme de 250 000 mille FCFA, en raison de 30 bouteilles.

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