AFRIQUE : Il est temps de défendre les marques « Made in Africa »

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La première femme présidente de Namibie s'engage à diversifier l'économie et à créer des emplois

Le 21 mars 2025, Netumbo Nandi-Ndaitwah a été investie comme première femme présidente de Namibie, marquant une étape historique pour le pays. Dans son discours d'investiture, elle a mis l'accent sur les projets de diversification de l'économie au-delà de sa dépendance traditionnelle aux ressources naturelles. Un élément clé de cette stratégie consiste à stimuler les investissements dans le secteur agricole afin d'améliorer la production alimentaire nationale et d'atteindre l'autosuffisance. Nandi-Ndaitwah a également souligné l'importance de la valorisation des ressources naturelles, afin que les Namibiens bénéficient plus directement des richesses du pays. S'attaquant au taux de chômage élevé du pays, en particulier chez les jeunes, elle a insisté sur la nécessité de créer des emplois grâce à la diversification économique. Par ailleurs, la présidente s'est engagée à maintenir des normes éthiques élevées dans la fonction publique et à intensifier la lutte contre la corruption. Malgré une croissance économique récente tirée par les investissements dans le pétrole, le gaz et l'hydrogène vert, la Namibie continue de faire face à d'importantes inégalités de revenus, se classant au deuxième rang mondial selon les données de la Banque mondiale.

Le Nigéria est à la pointe de la transition mondiale des paiements en espèces vers les paiements numériques

Le Nigéria connaît une transition spectaculaire vers les paiements numériques, enregistrant la plus forte baisse mondiale de l'utilisation des espèces au cours de la dernière décennie. Selon Worldpay, société mondiale de traitement des paiements, les transactions en espèces dans le pays ont chuté de 59 % entre 2014 et 2024. Le rapport souligne l'essor des paiements numériques en 2023 après la mise en œuvre par la Banque centrale du pays d'une politique controversée de refonte de la monnaie. Bien que cette politique ait provoqué une pénurie de liquidités, elle a accéléré l'adoption de plateformes numériques comme OPay et PalmPay, favorisant ainsi l'augmentation des paiements numériques. Depuis lors, le renforcement des partenariats entre banques et entreprises de technologie financière a encore accéléré la croissance des paiements numériques, entraînant une hausse de 1 514 % du volume des transactions électroniques entre 2018 et 2024.

Addis-Abeba obtient un accord de restructuration de sa dette pour alléger son fardeau financier
L'Éthiopie a conclu un accord avec ses créanciers officiels pour restructurer 8,4 milliards de dollars de dette internationale, marquant une étape majeure dans ses efforts de relance économique. Cet accord, négocié dans le cadre du Cadre commun du G20 et soutenu par le Fonds monétaire international, réduira le service de la dette de 2,5 milliards de dollars d'ici 2028. Selon le ministère éthiopien des Finances, cet accord permettra de libérer des fonds pour des investissements publics essentiels, soutenant ainsi la croissance économique. Bien que les détails de la restructuration n'aient pas été divulgués, cette mesure devrait apporter un soulagement financier et une stabilité indispensables au développement à long terme du pays.
L'essor technologique en Afrique : l'innovation progresse malgré les obstacles financiers et infrastructurels

Le paysage technologique africain est en pleine expansion, avec des villes comme Lagos, Nairobi et Le Cap qui suscitent l'intérêt du monde entier. Bien qu'aucune ville africaine ne figure dans le top 40 mondial des startups, l'innovation portée par les jeunes et les solutions mobiles stimulent la croissance. Lagos est en tête du continent en matière de progrès fintech, malgré la persistance de financements limités, de déficits d'infrastructures et de défis réglementaires. Les experts exhortent les gouvernements africains et les investisseurs privés à renforcer leur soutien aux startups en améliorant les infrastructures numériques, l'accès aux capitaux et la collaboration transfrontalière. Des initiatives comme la ZLECA et les concours technologiques régionaux favorisent un réseau d'innovation unifié, positionnant l'Afrique comme une force montante dans le paysage technologique mondial.

Il est temps de défendre les marques « Made in Africa »

Malgré le riche potentiel de l'Afrique, plus de 80 % de ses marques les plus admirées ne sont pas africaines, selon une étude de Brand Africa. Pourtant, des réussites locales comme MTN, Dangote, Ethiopian Airlines et M-Pesa prouvent que les marques africaines peuvent prospérer à l'international. S'appuyant sur ces preuves, Thebe Ikalafeng affirme qu'il est temps d'adopter un programme « Made in Africa » axé sur les marques. Il plaide en faveur d'une loi « Buy African Act » sous l'égide de l'Union africaine, convaincu qu'elle renforcera la résilience, la compétitivité et l'indépendance des marques africaines. Inspirée par la loi « Buy American Act » de 1933 des États-Unis, une telle politique pourrait stimuler l'entrepreneuriat africain, renforcer les économies locales et remodeler le discours mondial de l'Afrique. Sans elle, la Zone de libre-échange continentale africaine risque de ne faire que promouvoir les marques non africaines.

La relance économique de la Côte d'Ivoire suscite l'espoir d'un deuxième miracle

Autrefois dévastée par les guerres civiles, la Côte d'Ivoire connaît aujourd'hui un renouveau économique. Ce pays de 31 millions d'habitants se distingue dans une région en proie à l'instabilité et à l'inflation. Bernard Ayitee, gestionnaire de fonds spéculatifs qui a grandi dans le pays, estime que son potentiel économique est immense. Dans les années 1980, la Côte d'Ivoire a prospéré grâce au « miracle ivoirien », attirant des travailleurs de toute l'Afrique de l'Ouest. Aujourd'hui, fort d'une forte croissance et d'un gouvernement stable, le pays vise le statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d'ici cinq ans. À l'approche des élections présidentielles, nombreux sont ceux qui se demandent si un second boom économique ne se profile pas à l'horizon.
La croissance rapide de l'IA risque d'élargir la fracture numérique en Afrique

L'infrastructure numérique limitée de l'Afrique pourrait la retarder dans la révolution de l'IA. David Martinon, ambassadeur de France en Afrique du Sud, souligne que l'IA nécessite des investissements substantiels en infrastructures et en connectivité pour garantir un accès généralisé. Hun Kim, de la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures, prévient que sans composants essentiels comme les services cloud et les réseaux à haut débit, l'IA restera inaccessible dans de nombreuses régions d'Afrique. L'Agence française de développement a promis 288 millions d'euros entre 2021 et 2023 pour le haut débit et les centres de données en Afrique, mais cela ne représente qu'une fraction des besoins. La collaboration entre les institutions financières, les gouvernements et le secteur privé est essentielle pour renforcer l'infrastructure numérique de l'Afrique et empêcher le continent de prendre encore plus de retard dans les avancées de l'IA.

Le Nigéria adopte la cryptomonnaie avec une nouvelle loi malgré la prudence réglementaire

Abuja s'apprête à reconnaître les cryptomonnaies dans le cadre du projet de loi nigérian sur l'investissement et les valeurs mobilières de 2025, sous réserve de l'approbation du président Bola Tinubu. Cette décision marque un tournant par rapport à l'hostilité antérieure, qui accordait un statut légal aux plateformes d'échange de cryptomonnaies et aux actifs numériques, à l'exclusion de la monnaie numérique adossée à des monnaies fiduciaires. L'adoption des cryptomonnaies au Nigéria a explosé en réponse à l'instabilité économique, notamment après la chute des prix du pétrole et la dépréciation du naira en 2015. La nouvelle loi vise à réguler le secteur tout en atténuant les risques financiers. Alors que le pays met en place des politiques favorables aux cryptomonnaies, il concilie innovation et prudence afin de stabiliser son économie et de gérer la volatilité de sa monnaie.

Le commerce illicite du pétrole en Libye aggrave les divisions politiques et l'instabilité

Les vastes réserves pétrolières de Tripoli, gérées par la National Oil Corporation (NOC), sont devenues un foyer d'activités illicites, exacerbant les rivalités politiques et l'instabilité nationale. L'administration de l'Est, alliée à Khalifa Haftar, et le gouvernement de Tripoli, dirigé par Abdul Hamid Dbeibah, sont tous deux impliqués dans ces opérations. La faction de l'Est a autorisé des entités privées comme Arkenu Oil Company à exporter du pétrole de manière indépendante, contournant ainsi les circuits officiels et générant plus de 600 millions de dollars de revenus. Parallèlement, le gouvernement de Tripoli peine à endiguer la contrebande de carburant, l'essence subventionnée vendue à 0,150 dinar libyen le litre alimentant le marché noir. Ces réseaux de contrebande, impliquant des groupes armés et des collaborateurs internationaux, compromettent la stabilité économique et entravent les efforts d'unité nationale. Les initiatives internationales, comme l'opération Irini de l'UE, n'ont eu qu'un succès limité pour endiguer ces trafics illicites, mettant en évidence l'interaction complexe entre incitations économiques et fragmentation politique en Libye.

Les turbulences sur le marché du soja menacent la production de volaille en Afrique australe

Le soja, indispensable à l'alimentation des volailles, est essentiel à la sécurité alimentaire en Afrique de l'Est et australe. Cependant, le changement climatique et les manipulations des marchés ont perturbé la production en Zambie et au Malawi. La production de soja zambienne a chuté de 74 % en 2024 en raison de faibles pluies et des prix bas fixés par les acheteurs dominants, obligeant les agriculteurs à moins planter. Parallèlement, la production du Malawi a chuté de 20 %, tandis que les prix ont bondi de 48 %, dépassant les références régionales. Les petits aviculteurs sont confrontés à la flambée des coûts des aliments pour animaux, menaçant leur compétitivité. Les experts préconisent une approche régionale pour lutter contre la concentration du marché et les manipulations des prix, afin de garantir une production stable et des protéines de volaille abordables pour une population croissante.