Le G5 de Centrafrique qui était composé jusqu’à présent de l’Union européenne, des Etats-Unis d’Amérique, de la France, de la Banque mondiale et de l’ONU, intègre désormais la Fédération de Russie qui s’arroge un leadership au coeur de la crise centrafricaine
Avec quarante cinq morts dans la soirée de mercredi, la situation s’aggrave dangereusement en Centrafrique. De graves événements ont eu lieu au nord-est du pays, à Birao et Ndélé, opposant le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), à majorité Rounga, des chefs de guerre Nourredine Adam et Abdoulaye Hissene, à la coalition Kara-Goula, qui comprend le Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique ( RPRC) de Zakaria Damane et le Mouvement des libérateurs Centrafricains pour la justice (MLCJ) du ministre Gilbert Toumou Deya.
Dans ces conditions, le G5 a publié un communiqué, en ce 11 mars 2020, signé par les Etats-Unis d’Amérique, la France, la Banque mondiale et la Fédération de Russie qui offre deux intérêts importants concernant l’évolution future de la crise centrafricaine :
Face à la gravité de la situation, la crise centrafricaine semble à un tournant décisif de son histoire récente. L’ensemble de la communauté internationale, dont la Russie de Poutine, pourrait bien chercher à éviter la politique du pire.
Source : centrafriquePresse