Bienvenue à la ©Revue de Presse Afrique du 09 octobre 2024, présentée par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT.

Par Félicité VINCENT

 Aujourd'hui, nous lançons une nouvelle saison avec un format encore plus dynamique et innovant, dédié à la couverture des sujets clés qui façonnent le continent africain. Chaque jour, nous analysons les actualités économiques, politiques et culturelles qui influencent l'Afrique d'aujourd'hui et de demain. Préparez-vous pour un décryptage approfondi des défis et des opportunités qui se présentent à notre continent.

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Ce soir, nous proposerons une analyse approfondie de la situation politique et sociale au Gabon. Ne manquez pas cette discussion clé sur les enjeux actuels du pays.

L'actualité principale du jour  GABON – Mike Jocktane : Des dérives autoritaires dans la nouvelle Constitution ?

Le 8 octobre 2023, lors d'une conférence de presse très attendue, Mike Jocktane, président du parti Gabon Nouveau, a exprimé de sérieuses inquiétudes concernant le processus de transition politique au Gabon, à quelques jours du référendum sur la nouvelle Constitution. Son intervention a mis en lumière plusieurs enjeux cruciaux pour l'avenir institutionnel et politique du pays.

Jocktane a d'abord salué la « victoire de l'Alternance 2023 », considérée comme un triomphe pour le peuple gabonais. Cependant, il a mis en garde contre les risques de manipulation électorale qui menaceraient la démocratie. En citant Franklin D. Roosevelt, il a réaffirmé l'importance de défendre la "liberté acquise" face aux éventuels abus de pouvoir. Selon lui, le succès de la transition dépend de l'adoption d'une Constitution véritablement démocratique et inclusive.

Cependant, il a vivement critiqué le processus d'élaboration de cette nouvelle Constitution, qu'il considère opaque et exclusif. Il a exprimé sa frustration face au manque de transparence dans la sélection des députés et sénateurs par le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI), un processus qui, selon lui, compromet la légitimité du texte constitutionnel. Il a rappelé, en citant Nelson Mandela, que « ce qui est fait pour nous, sans nous, est fait contre nous », soulignant l'importance d'inclure toutes les parties prenantes dans ce processus.

Jocktane a également exprimé des préoccupations spécifiques concernant plusieurs articles de la Constitution. Il a critiqué l'article 13, qui permet aux étrangers d'acquérir des terres via des sociétés, craignant que cela n'aggrave les inégalités économiques. Quant à l'article 21, qui propose un service militaire obligatoire, il a suggéré des alternatives comme l'éducation civique pour renforcer le patriotisme sans compromettre les libertés individuelles. Il a également rejeté l'article 41, qui propose de faire du coup d'État une fête nationale, voyant cela comme une menace pour la stabilité démocratique.

Concernant les dispositions transitoires des articles 190 et 191, il a soutenu que la Charte de la Transition, née d'une situation exceptionnelle, ne doit pas être mise sur le même pied qu'une Constitution approuvée par un vote libre. Il estime que cette approche pourrait compromettre la durabilité du texte fondamental.

Lorsque les journalistes l'ont interrogé sur l'article 192, qui prévoit de reconnaître les acteurs de la transition dans la Constitution, Jocktane a exprimé son indignation. Il a qualifié cette disposition d'« inadéquate et risquée », soulignant qu'une Constitution devrait assurer l'avenir démocratique du pays et non légitimer des actions passées pouvant encourager des comportements contraires à la justice et à la démocratie.

Enfin, il a exprimé des inquiétudes quant aux articles 64 et 76, qui, selon lui, centralisent trop de pouvoir entre les mains du président. Une telle concentration de pouvoir, a-t-il averti, pourrait ouvrir la voie à des dérives autoritaires, menaçant la diversité et la démocratie au Gabon.

Devant ces défis, Mike Jocktane appelle à un dialogue ouvert et à une réforme constitutionnelle qui reflète véritablement les aspirations du peuple gabonais. Il exhorte les dirigeants à adopter une approche réfléchie et collaborative afin de bâtir un avenir démocratique durable, en phase avec les valeurs du pays.

AFRIQUE DU SUD-EST MOZAMBIQUE SELON LE MONDE : Le Mozambique a commencé à élire son président, le Parlement et les gouverneurs de province. Les Mozambicains ont commencé mercredi 9 septembre à voter pour élire leur président, le Parlement ainsi que les gouverneurs de province dans un scrutin qui s’annonce tendu, l’opposition ayant mis en garde le pouvoir qu’elle ne tolérerait aucune fraude. Plus de 17 millions d’électeurs de ce pays d’Afrique australe sont appelés à voter jusqu’à 18 heures (16 heures GMT) lors de ce scrutin sans suspense…Le scrutin intervient dans un contexte économique morose et alors que des attaques djihadistes dans le nord du pays continuent, depuis plusieurs années, de contrarier les espoirs de manne liée aux gisements de gaz naturel dans l’océan Indien.

 

AFRIQUE DE L’EST KENYA SELON LE MONDE : Au Kenya, la motion de destitution du vice-président franchit une première étape ; L’Assemblée nationale a approuvé la destitution de Rigathi Gachagua, accusé notamment de corruption. La motion doit désormais être soumise au Sénat, point culminant de plusieurs mois de conflit ouvert entre le président Ruto et son adjoint. Au Kenya, la motion de destitution du vice-président, Rigathi Gachagua, accusé notamment de corruption, a été approuvée à l’Assemblée nationale, première étape de cette procédure inédite…

En cas d’adoption, M. Gachagua serait le premier vice-président écarté du pouvoir dans le cadre d’une telle procédure, instaurée dans la Constitution de 2010. Mais il pourrait contester la décision en justice.

 

AFRIQUE DE L’EST SOUDAN SELON RFI : Soudan: Algoney Hamdane Daglo sanctionné par les Etats-Unis pour trafic d’armes
Au Soudan, Algoney Hamdane Daglo, petit frère de Mohamed Hamdane Daglo, chef des paramilitaires soudanais, fait l’objet de sanctions américaines. Le département du Trésor des États-Unis, dans un communiqué du 8 octobre, a précisé son implication dans l’achat d’armes et de matériel militaire pour les Forces de soutien rapide (FSR), engagées depuis plus de 18 mois dans une guerre contre l’armée régulière. Washington accuse Algoney Hamdane Daglo de contribuer à la prolongation du conflit, malgré les efforts internationaux pour rétablir la paix au Soudan…Cet ingénieur en informatique a d’abord travaillé comme secrétaire personnel de Hemedti, le chef des FSR. Il contrôle aujourd’hui la société écran Tradive General Trading LLC, basée aux Émirats arabes unis. C’est cette société qui a acheté les véhicules militaires actuellement utilisés par les FSR.

 

 

AFRIQUE DE L’OUEST MALI SELON RFI : Mali: le convoi militaire Fama-Wagner parti pour Tinzaouatène est rentré à Kidal
Au Mali, le convoi militaire Fama-Wagner, parti il y a une dizaine de jours en direction de Tinzaouatène, à la frontière avec l’Algérie, est rentré à Kidal hier (mardi) dans la soirée. Le communiqué diffusé peu avant, dans l’après-midi, par l’armée malienne, évoquait pour la toute première fois cette « opération de contrôle de zone », « en cours depuis plusieurs jours dans la région de Kidal », précisant que les soldats avaient pu récupérer les « dépouilles de leurs frères d’armes » tombés près de Tinzaouatène, fin juillet. Les rebelles du CSP (Cadre stratégique permanent) avaient alors tué plusieurs dizaines de soldats maliens et de mercenaires de Wagner. Un clap de fin qui ne dit pas son nom pour cette opération massive dont les objectifs réels suscitent toujours des interrogations, et au cours de laquelle aucun combat n’aura finalement eu lieu.

 

AFRIQUE DE L’OUEST ENCORE LE MALI SELON RFI : Sans le Mali et le Burkina Faso, le prix des amandes de karité explose. Le Burkina Faso puis le Mali ont interdit, à quelques jours d’intervalle, l’exportation d’amandes de karité. Le marché, privé de ses deux plus gros fournisseurs d’amandes — qui, une fois transformées, donnent le beurre de karité et d’autres dérivés utilisés par l’industrie agroalimentaire—, s’est reporté sur les autres pays producteurs d’Afrique de l’Ouest…Aussitôt la mesure annoncée, la pression est montée d’un cran sur les autres producteurs, en particulier le Bénin, le Togo et le Nigeria…Au Bénin, les prix ont augmenté de 50 % en trois semaines, au Nigeria, de 25 % sur le dernier mois et de 100 % depuis le mois de mai…Les risques d’une interdiction prolongée sont déjà écrits, à en croire un fin connaisseur de la filière, le premier scénario étant celui d’une fuite de karité aux frontières du Mali et du Burkina Faso pour être vendu plus cher.

 

 

AFRIQUE CENTRALE RDCONGO SELON VOAAFRIQUE : Près d’un million de déplacés au cours de l’année en RDC : la situation s’aggrave selon l’ONU. Près d’un million de personnes ont été déplacées de leurs foyers au cours de cette année en République démocratique du Congo (RDC) où « la situation des droits humains continue de s’aggraver sous nos yeux », a déclaré mardi le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk…Entre le 1er juin 2023 et le 31 mai 2024, 85% des violations et atteintes commises en RDC ont eu lieu dans les provinces touchées par le conflit dans l’Est du pays. Les membres de groupes armés seraient responsables de 61% d’entre elles, ainsi que d’attaques meurtrières contre des civils et des infrastructures civiles, notamment des écoles et des hôpitaux. Les violences sexuelles se répandent, avec 700 nouvelles victimes identifiées.

 

 

AFRIQUE OCEAN INDIEN COMORES SELON RFI : Comores: l’opposition serre les rangs et organise la riposte au président Assoumani. Une vingtaine de partis politiques se sont réunis ce mardi pour coordonner leurs efforts face au président Azali Assoumani et à sa gestion de l’État. Cette initiative intervient alors que le président, blessé au couteau en septembre, n’a toujours pas présenté de bulletin de santé officiel. Deux commissions ont été mises en place pour organiser une riposte commune…Pour Mohamed Jaffar Abbas, coordinateur du Collectif des candidats à la présidentielle de janvier dernier, cette réunion est une démonstration d’unité de l’opposition…Dans quelques mois sont prévues les élections législatives et communales. Des échéances qui, pour le moment, ne font pas partie des objectifs prioritaires de ce collectif de l’opposition.

 

 

AFRIQUE DE L’EST SOUDAN SELON RFI : Soudan: de nouvelles victimes civiles dans les bombardements des paramilitaires des FSR à al-Facher. Au Soudan, alors que l’armée enregistre des avancées à Khartoum et à Jabal Moya, lieu stratégique sur le chemin de Khartoum, la ville d’el Fasher est toujours sous le coup de bombardements des paramilitaires des forces de soutien rapide (FSR) qui vise la capitale du Darfour de l’ouest. Des bombardements qui ont fait une vingtaine de morts parmi les civils et des dizaines de blessés depuis le début de la semaine. L’artillerie des FSR a visé un camp de déplacés mis en place depuis la guerre de 2003…La ville est encerclée par les FSR depuis plusieurs mois. Avant cela, el-Fasher est resté longtemps à l’abri de la guerre, ce qui a poussé des milliers de déplacés à s’y réfugier, avant d’être rattrapés par la guerre et obligés de nouveau à fuir…L’armée soudanaise et ses alliés, qui réalisent des avancées à Khartoum et dans d’autres états, continuent d’envoyer des renforts à al Fasher pour déloger les FSR.

 

 

AFRIQUE DU NORD LIBYE SELON RFI : Libye: des migrants nigériens enlevés par une milice, une ONG lance l’alerte. Au Niger, l’ONG « Alternative espaces citoyens » alerte sur le sort de migrants nigériens arrêtés par des hommes armés en Libye,

dans la localité de Shouaraf, le 6 septembre. Difficile de donner un chiffre précis, mais il pourrait s’agir de plusieurs dizaines de personnes. Alternative espaces citoyens demande aux autorités nigériennes d’user de tous les moyens diplomatiques pour régler cette situation. D’après les témoignages recueillis par l’ONG « Alternative espaces citoyens », l’un des migrants est décédé. Certains ont pu être libérés par les patrons libyens qui les emploient. Mais d’autres ont été conduits vers une destination inconnue, et n’ont plus donné de nouvelles depuis.

 

 

AFRIQUE DE L’OUEST NIGER SELON FRANCE24 : Au Niger, plus de 300 morts et un million de sinistrés depuis le début de la saison des pluies. Depuis juin, le Niger a été frappé par des inondations dévastatrices, entraînant de lourdes conséquences humaines et matérielles. Selon le dernier bilan, les inondations ont entraîné la mort de 339 personnes, fait 383 blessés et 1 176 528 sinistrés, a indiqué, mardi, l’Agence nigérienne de presse…Selon l’ANP, quatre régions sont sévèrement touchées : Maradi (centre-sud, 111 morts), Tahoua (ouest, 99 morts), Zinder (centre-est, 65 morts) et Dosso (sud-ouest, 22 morts). Niamey, la capitale, a enregistré 9 morts.

 

AFRIQUE CENTRALE CAMEROUN SELON LE MONDE : Cameroun : le gouvernement dément des rumeurs sur la mort de Paul Biya. Après une série de rumeurs sur l’état de santé du président Paul Biya, le gouvernement camerounais dénonce des « commentaires tendancieux » et assure dans un communiqué que le chef de l’Etat qui « se porte bien rejoindra le Cameroun dans les prochains jours »…Ces derniers jours, les questions s’étaient multipliées sur son absence de la scène publique depuis son départ de Pékin début septembre, après le sommet du forum de la coopération Chine-Afrique (Focac). Le chef de l’Etat n’a pas participé à la dernière Assemblée générale de l’ONU à New York, ni au dernier sommet de la Francophonie, à Paris. Des rumeurs allant jusqu’à annoncer sa mort ont été reprises par différents médias dans plusieurs pays…A 91 ans, Paul Biya est le plus vieux dirigeant élu en exercice. Il dirige sans partage le Cameroun depuis près de quarante-deux ans. Les rumeurs sur sa santé sont nombreuses : il n’apparaît plus que pour de rares discours télévisés, enregistrés et péniblement énoncés, ou sur des photos et des vidéos de fêtes de famille, au côté de son influente épouse Chantal.

 

AFRIQUE DE L’OUEST GUINEE SELON LE MONDE : En Guinée, la sélection nationale de football sous pression des militaires au pouvoir. Les derniers résultats catastrophiques de l’équipe ont coûté la place à deux sélectionneurs…Si le banc de touche de la sélection nationale est devenu particulièrement instable, le pouvoir politique n’y est pas étranger. Ainsi, Kaba Diawara a été limogé après l’échec de la sélection olympique. « Il avait toujours eu le soutien de Mamadi Doumbouya. Mais c’est à la suite d’une intervention du chef de l’Etat que la fédération a annoncé son remplacement par Charles Paquille. Bouba Sampil, le président de l’instance, n’a pas eu le choix, d’autant plus qu’il n’est pas en très bons termes avec le palais présidentiel », explique une source proche de la Feguifoot ayant requis l’anonymat…Le président de la transition pourrait envisager de se présenter à la prochaine élection présidentielle, et celui-ci n’entend certainement pas voir sa popularité affectée par une absence du Syli national de la CAN que le Maroc organisera entre le 21 décembre 2025 et le 18 janvier 2026.

 

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