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Pendant que les routes s’étirent fièrement au Burkina Faso, creusant des sillons de progrès jusque dans les coins les plus reculés, au Gabon, c’est une toute autre aventure… Une épopée pavée de ralentissements, où l’État devient lui-même le principal obstacle à ses propres chantiers.
Motif de l’arrêt ? Suspense… Non, ce n’est pas la pluie, ni les grèves des ouvriers, ni même un sort jeté par un ancêtre mécontent. C’est plus simple : l’État a "oublié" de payer. Oui, vous avez bien lu. Oublié. Comme un ticket de caisse au fond d'une poche. Résultat ? Des routes inachevées, des entreprises en PLS, et des milliards qui jouent à cache-cache.
En tournée dans la Ngounié et la Nyanga, le ministre Edgard Anicet Moukoumbi n’a pas trouvé de pelleteuses en action, mais un cimetière de projets figés dans le béton du désespoir. Covec, la société chinoise, attend 20 milliards de francs CFA, dont 6 auraient dû être réglés depuis juillet 2024. Un oubli, sans doute ? Une erreur de virement ? Ou un coup de fatigue du Trésor public ?
Pendant ce temps :
Le fameux axe Bifoun-Ndjolé, promis comme un chef-d’œuvre d’ingénierie, est devenu une sorte de Koh-Lanta version africaine. Les usagers s’échinent entre boue, cailloux et prières. Pendant ce temps, à Libreville, on parle de "vision 2030" sur fond de rétro-pédalage budgétaire.
Le ministre appelle à régulariser les paiements ? Très bien. Mais à force de lancer des appels dans le désert administratif, on risque de finir par installer des tentes sur les chantiers pour accueillir les touristes du désastre.
Bref, pendant que le Burkina trace ses routes, le Gabon, lui, creuse… sa crédibilité.