Par RadioTamTam avec AFP
«Il faut prévoir le pire à Mayotte, pour éviter que celui-ci n’arrive», a déclaré Marine Le Pen mardi sur la chaîne mahoraise Kwezi, appelant la métropole à «un effort extraordinaire pour apporter toutes les protections possibles» au département de l’océan indien face au coronavirus.
«Entre l’épidémie de dengue, la situation sanitaire, la situation d’insécurité et d’immigration non contrôlée, il faut vraiment que la métropole fasse un effort extraordinaire pour apporter toutes les protections possibles à Mayotte, parce que la diffusion massive d’une épidémie aurait des conséquences encore plus catastrophiques que dans n’importe quel autre département», a estimé Marine Le Pen.
Mayotte connaît à ce jour 311 cas et 4 décès. Mais 84% de la population vit sous le seuil de pauvreté, 30% des habitations n’ont pas l’eau courante et l’offre de soins est très limitée.
La présidente du Rassemblement national est «plutôt d’accord» avec la directrice de l’ARS de Mayotte et ancienne ministre de l’Environnement, Dominique Voynet, qui n’est pas favorable à un déconfinement à Mayotte à partir du 11 mai mais plutôt fin mai.
«Il ne faut prendre aucun risque à Mayotte», a estimé Marine Le Pen, jugeant que «ça nécessite aussi que l’on prenne les dispositions en cas d’aggravation» comme la mise en place d’«un hôpital de campagne». Pour les écoles, la députée du Pas-de-Calais a aussi estimé que si «rater deux mois d’école, c’est le prix à payer (…) il faut le payer».
Face à la polémique avec les Comores voisines, qui affirment ne pas avoir de cas de contamination, alors que la présidente de l’ARS de Mayotte a indiqué le contraire, Marine Le Pen a affirmé qu’il n’y avait «aucune raison de faire confiance aux Comores sur les informations qu’ils nous donnent concernant l’étendue de l’épidémie chez eux».
«Oui, il y a de grandes chances pour que l’épidémie se développe aux Comores et donc l’arrivée non maîtrisée d’immigrants clandestins est un danger supplémentaire à ce qu’il est traditionnellement. En plus de l’insécurité classique, il y a un risque d’insécurité sanitaire», a-t-elle déclaré.