Par Félicité VINCENT
La population mondiale devrait atteindre huit milliards d’habitants d’ici la fin de l’année 2022, car le rythme de la croissance démographique connaît un ralentissement. Et en plus, la courbe exponentielle devrait arrêter de grimper vers la fin du siècle, selon le nouveau rapport des Nations unies sorti lundi 11 juillet 2022. La projection de la population par continent, le taux de fécondité, le vieillissement… d'ici là un évolution de la population en 20100.
Cette projection qui révèle les enjeux des prochaines décennies. Selon le rapport que les Nations unies (ONU) ont sorti lundi 11 juillet 2022 leur nouvelle projection pour l’évolution de la démographie mondiale jusqu’à 2100.
Car selon l’ONU, le nombre d’habitants sur la Terre va atteindre huit milliards en novembre 2022. À long terme, la courbe va cesser de croître et se stabiliser à 10,4 milliards personnes vers 2080 jusqu’à la fin du XXI siècle. C'est une projection liée à la baisse du taux de fécondité sur plusieurs continents.
Les chiffres à l’appui, on fait un point sur la projection par continent et les enjeux révélés.
C'est une croissance la plus lente depuis 1950
Si aujourd'hui la population de la planète augmente toujours, mais elle grimpe de moins en moins vite. Selon même ces estimations de l’ONU, la Terre compte 7,9 milliards d’habitants en janvier 2021, soit une augmentation de moins de 1 % par rapport à 2020. Nous constatons qu'il s’agit là du taux de croissance le plus bas que le monde a connu depuis 1950. Ce ralentissement va continuer dans les prochaines décennies, et même tomber jusqu’à moins de 0 % après 2085, d’après le scénario moyen de l’organisme mondial.
Bénédicte Gastineau, démographe et directrice du Laboratoire population, environnement, développement (Aix-Marseille Université, IRD) commente en disant « qu'il y a eu une croissance de la population mondiale très rapide à partir de 1950. Ceci est lié à ce qu’on appelle la transition démographique, principalement la baisse de la mortalité. C'est une période faste de la croissance a enchaîné jusqu’aux années 2000. Et ensuite, le taux de fécondité a commencé à diminuer et on voit le ralentissement de la croissance de façon significative à partir des années 2000 ».
« Ce qui est intéressant, c’est que le nombre d’habitants prévu pour 2100 a diminué », pointe la démographe. «Le rapport précédent de l'ONU il y a trois ans, on avait prévu 11 milliards en 2100 et aujourd’hui on prévoit 10,4 milliards. Ce chiffre qu’on devrait atteindre vers 2080 et puis ensuite, la population va se stabiliser. Ce que nous voyons aujourd'hui, c’est vraiment un ralentissement de la croissance de la population par rapport à ce qu’on avait imaginé. »
Car c’est une projection qui révèle les grands enjeux des prochaines décennies. Nous voyons que les Nations unies (ONU) ont sorti lundi 11 juillet 2022 leur nouvelle projection pour l’évolution de la démographie mondiale jusqu’à 2100.
Selon les données de l’ONU, le nombre d’habitants sur la Terre va atteindre huit milliards en novembre 2022. À long terme, la courbe va cesser de croître et se stabiliser à 10,4 milliards personnes vers 2080 jusqu’à la fin du XXI siècle. Cette projection est liée à la baisse du taux de fécondité sur plusieurs continents.
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Les chiffres à l’appui, on fait un point sur la projection par continent et les enjeux révélés.
Cette croissance est la plus lente depuis 1950
Disons que si la population de la planète augmente toujours, elle grimpe de moins en moins vite. Nous voyons que selon les estimations de l’ONU, la terre compte 7,9 milliards d’habitants en janvier 2021, soit une augmentation de moins de 1 % par rapport à 2020. Car Il s’agit là du taux de croissance le plus bas que le monde ait connu depuis 1950. Ce ralentissement va continuer dans les prochaines décennies, et même tomber jusqu’à moins de 0 % après 2085, d’après le scénario moyen de l’organisme mondial.
Bénédicte Gastineau, démographe et directrice du Laboratoire population, environnement, développement (Aix-Marseille Université, IRD) commente « qu'il y a eu une croissance de la population mondiale très rapide à partir de 1950. C’était lié à ce qu’on appelle la transition démographique, principalement la baisse de la mortalité. C'est cette période faste de la croissance a enchaîné jusqu’aux années 2000. Et le taux de fécondité a commencé à diminuer et on voit le ralentissement de la croissance de façon significative à partir des années 2000 ».
« Ce qui est intéressant, c’est que le nombre d’habitants prévu pour 2100 a diminué », pointe la démographe. « Dans l'autre rapport précédent de l'ONU il y a trois ans, on avait prévu 11 milliards en 2100 et aujourd’hui on prévoit 10,4 milliards. Un autre chiffre qu’on devrait atteindre vers 2080 et ensuite, la population va se stabiliser. Ce qu’on observe aujourd'hui, c’est vraiment un ralentissement de la croissance de la population par rapport à ce qu’on avait imaginé. »
Le vieux continent l’Europe, le seul continent en décroissance
En regardant les choses par continent, la vieille Europe est aujourd’hui le seul territoire où la population diminue.
En 2021, l’Europe comptait 745,8 millions d’habitants, soit 1,3 million de moins par rapport à 2020.
Le taux de croissance annuel sera donc à -0,2 %. À titre de comparaison avec d’autres coins du monde, l’Asie et l’Amérique observent de leurs côtés un taux positif de moins de 1 % en 2021, quand celui de l’Océanie est à peine de 1 %. Le taux le plus élevé est constaté en Afrique, avec 2,3 % de croissance de population.
Le rapport de l’ONU projette un ralentissement de la croissance sur tous les continents dans les prochaines décennies. De même que l’Asie et l’Amérique latine devront eux aussi voir la décroissance de leur population après 2050. Cette augmentation de la population mondiale serait surtout portée par le continent africain qui sera le plus jeune continent.
Pour l’Europe, « il y a certains pays effectivement qui vont voit leur population diminuer, typiquement l’Italie, l’Allemagne, la Bulgarie et aussi les pays de l’Est. Typiquement dans ces pays, il y a plus de décès que de naissances », selon Bénédicte Gastineau.
«La migration est donc la façon de garder une population stable ou en croissance. C’est ce que permet l’Allemagne de faire. L'Allemagne a essayé de croître sa population en encourageant la fécondité, mais on sait qu’elle n’a pas vraiment augmenté en outre-Rhin. Nous pensons donc qu'il y a un vrai sujet sur le fait que si on veut conserver une population stable ou en augmentation, ce sera faire appel à l’immigration. »
Pourtant, le sol européen n’est pas le seul à voir sa population diminuer. La Chine géant asiatique, devrait aussi connaître une diminution de 110 millions de ses habitants entre 2022 et 2050, ce qui représente 8 % de sa population, selon la projection de l’ONU.
Une chute de la fécondité au niveau mondial est tous les continents
Ce ralentissement de la baisse de la croissance de la population mondiale s’explique surtout par la baisse de la fécondité, qui est constatée à la fois au niveau mondial mais aussi au niveau continental. En regardant attentivement l’indicateur du taux de fécondité, c’est-à-dire le nombre moyen d’enfants par femme, le chiffre s’établit à 2,3 en 2022 au niveau mondial contre 3,3 en 1990.
Là aussi, la valeur la plus basse se trouve dans la vieille Europe : moins de 1,5 enfant par femme, en 2022.
Quant à l’Asie et l’Amérique latine enregistrent la chute la plus significative depuis 1990, avec une baisse de plus de 40 % de son taux de fécondité.
La vieille Europe, ou le taux de fécondité varie entre 2,1 à Monaco et 1,1 à Andorre. Quant à la France, elle, fait partie des pays européens qui possèdent l’indicateur le plus élevé, avec 1,8 enfant par femme en 2022.
Source: « Perspectives de la population mondiale 2022 » (ONU)
Le vieillissement deviendra un phénomène global dans le monde entier
C'est déjà un enjeu dans certains pays, le vieillissement de la population va nettement progresser dans le monde. Actuellement, la part de population de plus de 65 ans frôle les 10 % au sein de la population totale. Elle va grimper à 16 % en 2050 et atteindre jusqu’à 24 % en 2100, d’après la projection de l’ONU.
Au Japon, la part des plus de 65 ans atteint déjà 30 % au sein de sa population, avec « une espérance de vie très élevée et un taux de fécondité très faible », explique la démographe Bénédicte Gastineau. Selon elle, « on devrait s’inquiéter pour la situation du pays ».
En France, ce taux est à 21,6 %, un peu moins élevé par rapport à ses pays voisins, comme 24 % en Italie et 22,4 % en Allemagne.
Cette question du vieillissement mondial va en outre être un gros enjeu pour la société chinoise. Selon l'ONU le scénario de l’organisation internationale, est une flambée du nombre de personnes âgées qui devrait en effet se produire chez le géant asiatique. La part des personnes de plus de 65 ans devrait représenter 30 % dans le pays en 2050, puis 40 % à la fin du siècle, contre 14 % aujourd’hui. Cette courbe va même devancer celle du Japon avec une société plus vieillissante vers 2080.
Part des plus de 65 ans dans la population totale, dans les pays du G20
Autre donnée intéressante et globale : l’espérance de vie va continuer de croître, en arrivant en moyenne à 77 ans au niveau mondial en 2050. Notons qu’elle est actuellement de 72 ans.
Pour les Européens, l’espérance de vie est déjà à 77 ans sur le vieux continent. Selon l’ONU Elle va grimper à 84 ans au milieu du siècle et à 90 ans en 2100.
Quel impact sur l’environnement et le bien-être ?
Une planète qui subit de plus en plus sévèrement les conséquences du changement climatique dû aux activités humaines, quid de l’impact sur l’environnement avec une population mondiale de dix milliards d’habitants ? « Pour moi, la question de la démographie, ce n’est pas la variable principale pour le climat. Autrement dit, ce sont les pays les plus contributeurs aux changements climatiques, ceux qui émettent les plus importantes émissions de CO2 et consomment le plus, ce n’est pas ceux qui ont les plus fortes populations. Et c’est même ceux qui ont une population en décroissance».
Et, pour la nourriture et les ressources, faut-il s’en inquiéter ? « C’est une question de partage et politique », qualifie la démographe Bénédicte Gastineau. « Qu'il y a déjà les travaux de FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) et de CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), qui montrent qu’on a les techniques et les moyens de produire pour huit milliards, neuf milliards et même pour dix milliards de personnes sans grosses difficultés. Le gros problème, c’est la question du partage, et non l'égoïsme de l'occident.
Bénédicte Gastineau poursuit : La première chose est : « Quand vous regardez les endroits où il y a des grandes famines, comme dans la Corne de l’Afrique par exemple, ce n’est pas parce qu’on ne produit pas assez, c’est parce qu’il y a des crises politiques, des conflits, de la corruption, du détournement de l’aide. Et La deuxième chose, c’est qu’il y a aussi des soucis. Par exemple le cas du Gabon, et dans certains pays d’Afrique, on est au premier rang où les terres sont accaparées par les multinationales étrangères pour faire du biocarburant, pour produire de l’alimentation pour la Chine par exemple. Et les populations locales africaines, elles, n’ont plus accès à la terre ancestrale. » Et cela crée les conflits hommes faunes, l'habitable des éléphants est détruit et par ricochet les éléphants détruisent les cultures sous brûlis des pauvres paysans.
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