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â³ Trois heures d’attente, et aucune excuse
Annoncée pour 12 heures, la conférence n’a finalement démarré qu’après plus de trois heures de retard, sans qu’aucune explication ni excuse ne soit formulée aux journalistes présents. Un faux départ qui frustre et décrédibilise l’événement dès son ouverture. Lassés par cette attente interminable, plusieurs membres de la presse ont préféré quitter les lieux, marquant ainsi leur mécontentement face à une organisation bancale.
Un meeting politique déguisé en conférence de presse ?
Ce qui devait être un échange ouvert avec les journalistes a rapidement pris des allures de meeting partisan. La salle, remplie de militants occupant les premiers rangs, s’est transformée en tribune d’acclamations, chaque intervention des leaders du mouvement étant systématiquement ponctuée d’applaudissements nourris.
Un dialogue constructif avec la presse ? Pas vraiment.
Loin d’un véritable question-réponse, l’événement a donné l’impression que les journalistes étaient perçus comme des opposants, plutôt que des acteurs de l’information. Une posture regrettable qui floute la distinction entre communication politique et transparence médiatique.
Activistes à la tribune : une dérive inquiétante
L’un des moments les plus surprenants de la rencontre a été l’intervention d’activistes prenant la parole à la place des journalistes. Cette confusion des rôles soulève une question fondamentale :
Depuis quand les activistes remplacent-ils les journalistes dans une conférence de presse ?
Pourquoi le RDB a-t-il permis cette prise de parole hors cadre ?
Ce glissement – où engagement militant et mission journalistique se confondent – pose un réel problème pour la liberté de la presse et la clarté du débat politique.
Un journaliste évincé : la goutte de trop
Mais le point culminant du désordre reste sans doute l'éviction d’un journaliste de Gabonmailsinfos, refusé d’accès sous prétexte d’une salle déjà pleine.
Interdire à un journaliste d’assister à une conférence de presse est une atteinte grave au droit à l’information.
Ce geste est perçu comme une humiliation professionnelle, ternissant l’image du RDB, qui avait pourtant l’occasion de se positionner comme un acteur sérieux et crédible sur la scène politique.
Des médias de renom comme France 24, RFI ou Reuters étaient présents. Quelle image retiendront-ils de cet événement ? À chacun sa réponse.
Une première sortie ratée ?
Loin d’un exercice maîtrisé de communication, ce premier face-à-face avec la presse a soulevé plus de doutes que d’adhésion.
Le Rassemblement des Bâtisseurs pourra-t-il rectifier le tir et instaurer un véritable dialogue avec les médias ?
Ou cette première impression restera-t-elle ancrée dans l’opinion publique ?
L’avenir du mouvement dépendra de sa capacité à corriger ces erreurs et à bâtir une relation saine avec la presse. Mais pour cela, il faudra passer des promesses aux actes.