Par Jean-Marie MBA, liste-na-Jour
Le virus de la faim sévit silencieusement dans les pays pauvres, emportant avec lui, des milliers de vie chaque jour dans un silence glacial et complice du Monde dit civilisé et humaniste.
Cela n'a pourtant ému personne, au point d'éradiquer ce phénomène dont l'antidote n'est pas à rechercher dans des laboratoires hyper sophistiqués, mais tout près de nous, de notre coeur humanoïde : la charité et le transfert des compétences dans un élan de véritable aide au développement, débarrassé des scories mercantilistes.
Si les pays modernisés qui ont tout le confort nécessaire qu'on peut imaginer en matière d'infrastuctures, de production des richesses et de nourriture à un rythme intensif et soutenu, sont aujourd'ui litteralement angoissés et dépassés par les évènements; impuissants qu'ils sont, face à la menace du Covid-19, c'est plus parce qu'ils ont peur de perdre leurs petits privilèges éphémères qui structurent leur petite existence, qu'autre chose.
Le coût pour contenir et espérer érradiquer ce phénomène est excessivement exorbitant et risque à moyen terme d'un affaiblissement de l'Economie mondiale.
La banque mondiale, l'OMS, l'ONU, l'UE et tous les grands organismes et grands Ensembles de ce monde, se sont mobilisés instantanément pour marquer leur intérêt vital de se tenir la main, si elles ne veulent pas voir sous leurs yeux, leur modèle capitaliste s'éffondrer comme un château de cartes.
Le visage de la pauvreté : «Avant de mourir, je veux m'allonger sur un matelas» Dixit Yaya Kwanjit
Alors que la faim qui étrangle les viscères de ceux que le monde prétend défendre les "droits de l'homme; droits à la vie; droit à la Dignité", n'est pas une fatalité : il suffit que le trop plein des riches ( nourriture) soit reversé dans les assiettes vides des pauvres mendiants et incapables.
Les prétendues aides au développement octroyées plutôt aux gouvernants des pays pauvres qu'aux populations, n'est qu'une arlésienne. Ça s'appelle faire du Business !
Alors que pour solutionner ce problème, les pistes sont évidentes: transfert de compétences et stricte application du droit en matière de dons ou prêts d'argent aux pays pauvres. Les critères définis doivent être adossés sur le respect par ces dirigeants, des droits imprescriptibles de leurs citoyens, comme cela est respectée de façon mécanique chez les pays industrialisés.
Le Vatican, la Mecque ont fermé boutique à cause du Coronavirus; mais sont grandement ouvert depuis leur érection, en même temps que la Faim dans le monde, sans rien y faire, si ce n'est encaissé des offrandes et aumônes de la part de ceux qui nont même pas le stricte minimum vital.
Se nourrissent-ils de la Faim et la Soif des pays du tier-Monde ?
Pourquoi tant de manque d'humanisme? Ces deux grandes religions ne prônent-elles pas la CHARITE, l'AMOUR du prochain, l'AUMÔNE ?
Les sociétés des grandes puissances de ce Monde ont été pour la plupart bâties sur ces deux grands courants religieux. Mais ne font malheureusement pas comme leur enjoint l'esprit de leurs (vieux) textes sacrés.
Elles semblent en effet professer ou proférer des principes chargés d'émotions à leur réception, sans qu'elles ne les mettent en pratique.
En attendant, tous les Médias du Monde sont réquisitionnés pour faire le buzz sur l'ennemi numero 1 actuel du monde civilisé, qui tousseote sèchement et est enfiévré du fait du " conard-virus ".
La faim dans le Monde ne sera alors t-elle pas qu'une tare chez des peuples sous-développés, qui croulent sous le poids d'une misère indescryptible et odieuse?