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Après plusieurs années de procédure, la justice gabonaise a tranché. Le 8 avril 2025, le tribunal a condamné Orabank à payer 520 millions de francs CFA à SNOM Consulting, à titre de dommages et intérêts. Ce verdict met un terme à un contentieux symbolique qui a tenu en haleine l’opinion publique.
À l’origine de l’affaire : une disparition inexpliquée de fonds sur le compte de SNOM Consulting, domicilié chez Orabank. En juillet 2021, un crédit de plus de 500 millions de FCFA avait été enregistré. En janvier 2022, ces fonds s’étaient mystérieusement volatilisés.
Le jugement ne se limite pas à la condamnation financière. Il intervient également après des accusations graves : refus d’exécuter une décision de justice, obstruction judiciaire, et abus de confiance. Plusieurs dirigeants de la banque ont été poursuivis.
Parmi les condamnés :
Bien que certaines charges aient été abandonnées, dont celles de vol et de faux en écriture privée, le tribunal a retenu la gravité des manquements dans la gestion des fonds.
L’affaire a aussi été marquée par des épisodes troublants, notamment celui du fameux « papier bleu », qui avait semé le doute sur la transparence de la procédure.
Dans un contexte de transition vers une cinquième République, ce jugement est perçu comme un signal fort : celui d’une justice qui s’affranchit peu à peu des influences politiques, pour devenir plus impartiale et crédible. Bien que certains prévenus aient fait appel, cet appel n’est pas suspensif, ce qui ouvre la voie à l'exécution immédiate du jugement.
Cette décision pourrait-elle incarner une rupture réelle avec les pratiques du passé ? C’est l’espoir de nombreux Gabonais, pour qui la justice équitable est la pierre angulaire d’une République nouvelle.