GABON : La CIJ tranche : la Guinée équatoriale obtient gain de cause dans le différend territorial avec le Gabon

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La Haye, Pays-Bas – La Cour internationale de justice (CIJ), plus haute juridiction des Nations Unies, a rendu ce lundi 20 mai 2025 une décision en faveur de la Guinée équatoriale dans le litige qui l’opposait au Gabon à propos de trois îles stratégiques, potentiellement riches en pétrole.

Les juges ont statué que la souveraineté sur les îles – dont Mbanié, la plus grande – revient à la Guinée équatoriale, mettant ainsi fin à des décennies de tensions diplomatiques et militaires entre les deux pays d’Afrique centrale.

Une affaire enracinée dans l’histoire coloniale

Le différend portait sur l’interprétation de plusieurs traités. Le panel de 15 juges a conclu que le traité de 1900 entre la France et l’Espagne, qui divisait les possessions coloniales dans la région, constituait le document juridiquement valide.

Un autre accord, signé en 1974 à Bata et attribuant les îles au Gabon, a été rejeté par la cour. La juge Julia Sebutinde a précisé que cet accord, la Convention de Bata, n’avait « pas force de loi », d’autant plus qu’aucune copie originale n’a pu être produite par le Gabon.

Des îles stratégiques et convoitées

Le territoire en question, peu habité mais potentiellement riche en hydrocarbures, est devenu un enjeu stratégique majeur depuis la découverte de gisements de pétrole dans les eaux avoisinantes.

La Guinée équatoriale contrôlait les îles jusqu’en 1972, date à laquelle le Gabon a pris militairement le contrôle de Mbanié. Le différend s’est alors intensifié, notamment à mesure que les deux pays, fortement dépendants du pétrole, faisaient face à une baisse de production dans leurs gisements existants.

Une tentative de diplomatie qui a échoué

Après plusieurs années d’échecs diplomatiques, les deux États ont décidé en 2021 de porter le différend devant la CIJ, s’engageant à respecter sa décision. Avec ce verdict, la souveraineté des trois îles revient officiellement à la Guinée équatoriale.

Une décision qui redessine la carte énergétique de la région

Ce jugement historique pourrait avoir des répercussions économiques et géopolitiques majeures en Afrique centrale, où les enjeux liés à la souveraineté des ressources naturelles demeurent cruciaux.

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