|
La vision urbaine radicale de Tosin Oshinowo redéfinit les marchés nigérians comme des écosystèmes durables
À la Biennale de Venise, le studio Oshinowo, basé à Lagos, met en lumière trois marchés informels de Lagos – Ladipo, Computer Village et Katangua –, modèles ingénieux d'urbanisme circulaire . À travers des films immersifs, des cartes en textiles recyclés et des visualisations de données, l'architecte Tosin Oshinowo redéfinit ces marchés non pas comme des espaces chaotiques ou défavorisés, mais comme des écosystèmes sophistiqués et auto-organisés, animés par la nécessité et l'intelligence collective. Ces espaces transforment les déchets des pays du Nord – de l'électronique aux vêtements – en biens de valeur, remettant en question l'urbanisme traditionnel et offrant des leçons audacieuses en matière de développement durable. Avec le message « nous pouvons tous faire plus avec moins », l'exposition invite le monde à considérer l'urbanisme africain non pas comme un espace en retard, mais comme un prototype convaincant pour l'avenir.
|