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L’Afrique, terre de ressources naturelles inestimables, continue d’attirer la convoitise des grandes puissances, malgré la fin officielle de la colonisation.
Si l’exploitation était autrefois directe et assumée, elle prend aujourd’hui la forme d’une domination économique insidieuse, portée par des multinationales occidentales, notamment françaises, qui tirent des profits colossaux au détriment des populations et de l’environnement.
L’indépendance politique n’a pas mis fin à la domination économique. De nombreuses entreprises françaises contrôlent encore les secteurs stratégiques de plusieurs pays africains, freinant leur souveraineté économique.
Le développement des économies locales reste entravé par une dépendance organisée, héritée de la période coloniale.
Au Sénégal, la société Eramet, via sa filiale Grande Côte Opérations (GCO), est devenue le symbole d’une exploitation brutale.
Derrière les discours officiels vantant l’emploi et la croissance, l’extraction de zircon a détruit des villages, stérilisé des terres agricoles et provoqué un effondrement des conditions de vie.
Les terres touchées fournissaient 80 % des légumes frais du pays. Aujourd’hui, elles sont impropres à toute culture. En avril dernier, une conférence à Dakar a abouti à une demande officielle de suspension des activités d’Eramet.
L’entreprise Orano, détenue majoritairement par l’État français, a extrait de l’uranium au Niger pendant des décennies.
Résultat : 20 millions de tonnes de déchets radioactifs laissés à l’air libre, empoisonnant les populations, l’eau, l’air et les sols.
Jusqu’à présent, Orano refuse d’assumer pleinement ses responsabilités et multiplie les opérations de communication pour étouffer le scandale.
En République Démocratique du Congo, Perenco est accusée de violations environnementales graves : torchage illégal, pipelines obsolètes, fuites d’hydrocarbures, et enfouissement sauvage de déchets toxiques.
Les communautés locales alertent sur les risques pour leur santé et la biodiversité, mais les pratiques perdurent sous couvert d'impunité.
Ces drames ne relèvent pas de l’accident. Ils s’inscrivent dans une stratégie délibérée :
rapports maquillés, désinformation, et propagande, pour masquer les conséquences désastreuses des activités de ces groupes.
Même les essais nucléaires français dans le Pacifique ont été minimisés par des campagnes de communication financées par Paris.
Il est temps que l’Afrique reprenne le contrôle de ses terres, de ses ressources et de son avenir.
Les États doivent exiger des réparations, rompre avec les contrats iniques, renforcer les normes environnementales, et replacer l’humain et la nature au centre du développement.
Comme l’a déclaré le député sénégalais Djibril Fall :
« Le droit à un environnement sain n’est pas négociable. »