L'Algérie a écarté la France de son appel d'offres pour l'approvisionnement en blé.

Par RADIOTAMTAM AFRICA

Cinq nations africaines ont été choisies pour siéger au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies.

La République démocratique du Congo (RDC) a été élue membre du Conseil des droits de l'homme de l'ONU malgré les réticences de la société civile et de groupes politiques. La RDC, avec le Bénin, la Gambie, le Kenya et l'Éthiopie, intégrera le conseil de 15 membres pour un mandat de trois ans dès janvier 2025. L'élection de la RDC s'est faite avec peu d'opposition, recueillant 172 des 190 voix. Human Rights Watch et des partis d'opposition ont exhorté à rejeter la candidature de Kinshasa, citant des préoccupations telles que la répression politique, les détentions arbitraires et les homicides. Néanmoins, le ministre des droits de l'homme de la RDC a affirmé que le pays profiterait de cette position pour améliorer sa situation des droits de l'homme. Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, établi en 2006, a pour mission de promouvoir et de protéger les droits humains à l'échelle mondiale et de s'attaquer aux violations de ces droits.

SOURCE : AFRICA NEWS

Le gouvernement fédéral du Nigeria a mis en place une politique d'exonération fiscale sur les produits pharmaceutiques.

Le gouvernement fédéral nigérian a initié l'application de la TVA et des droits d'accise à zéro sur les produits pharmaceutiques et les équipements médicaux pour diminuer les coûts des médicaments à travers le pays. Cette action découle de l'émission d'un décret présidentiel autorisant le Federal Inland Revenue Service (FIRS) et le Nigeria Customs Service (NCS) à mettre en œuvre ces allégements fiscaux. Les producteurs locaux de médicaments devraient aussi tirer avantage de ces mesures, car ils peuvent maintenant acquérir du matériel médical à moindre coût. Cette démarche s'inscrit dans le cadre du programme du ministère de la Santé pour consolider la chaîne de valeur des soins de santé, en répondant à l'augmentation des prix des médicaments due au retrait de grandes entreprises pharmaceutiques telles que GSK et Sanofi, ainsi qu'à la dévaluation du naira. Le ministère prévoit que ce décret entraînera une baisse significative des prix des fournitures médicales vitales, en accord avec la promesse du gouvernement de réduire les dépenses de santé pour les citoyens nigérians.

SOURCE : NAIRAMETRICS

Le nouveau président de l'Éthiopie invite à des discussions de paix.

Récemment, Taye Astke Selassie, ex-ministre éthiopien des Affaires étrangères, a été élu président avec l'aval du Parlement. Ce poste étant principalement cérémoniel, il est néanmoins prévu que Taye, diplomate chevronné et allié du Premier ministre Abiy Ahmed, joue un rôle déterminant dans la quête de la paix. Lors de son discours inaugural, il a réaffirmé sa détermination à promouvoir une paix durable, à respecter l'État de droit et à dialoguer avec toutes les parties prêtes à résoudre les conflits internes en Éthiopie. Il a aussi averti que les instigateurs de division seraient sanctionnés conformément à la loi. De plus, Taye a engagé l'Éthiopie à contribuer activement à la paix régionale, notamment au Soudan, et a dévoilé des initiatives visant une croissance économique de 8,4 % pour l'année en cours, tout en combattant la pauvreté et les disparités. Il prend la suite de Sahle-Work Zewde, la première femme présidente de l'Éthiopie, connue pour son engagement en faveur des droits des femmes.

SOURCE : DW

Trois nations africaines s'apprêtent à abolir la peine capitale.


Amnesty International a incité la Gambie, le Kenya et le Zimbabwe à abolir la peine capitale, pour servir de modèle aux autres nations, suite à une décennie sans exécutions dans ces pays. Lucia Masuka, directrice d'Amnesty International Zimbabwe, a noté que la tendance mondiale est à l'éloignement de la peine de mort et a encouragé les pays africains à emboîter le pas. Elle a évoqué le cas du président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa, qui a échappé de peu à l'exécution quand sa peine de mort a été commuée en emprisonnement. En 2017, Mnangagwa s'était engagé à éliminer la peine capitale au Zimbabwe. Il a renouvelé cet engagement dans un discours parlementaire récent, pressant les législateurs d'approuver les lois visant son abolition. Casten Matewu, député de l'opposition zimbabwéenne, se montre confiant quant à l'adoption de la loi d'abolition par le Parlement. Néanmoins, des voix comme celle de l'avocat Zachariah Choga s'élèvent contre cette abolition, soutenant que la peine de mort prévient les crimes violents.

SOURCE : VOA NEWS

Un critique du gouvernement a été emprisonné au Rwanda pour avoir diffusé des vidéos sur YouTube.

Le vidéaste rwandais Rashid Hakuzimana a été condamné à sept ans d'emprisonnement pour négation de génocide, incitation à la division ethnique et propagation de fausses nouvelles. Arrêté en 2021, il a rejeté ces accusations, soutenant que ses critiques envers le gouvernement du président Paul Kagame, exprimées dans ses vidéos sur YouTube, étaient la réelle cause de son arrestation. La législation rwandaise punit la négation ou la minimisation du génocide de 1994, qui a vu le massacre de 800 000 individus. Selon le juge, les déclarations de Hakuzimana, comme celles prétendant que les orphelins du génocide étaient délaissés au profit des enfants des officiels, ont contribué à la division. Le YouTubeur, qui jouit d'une large audience sur sa chaîne, s'est auto-représenté au tribunal. Toutefois, il a refusé de justifier ses actions, demandant à être considéré comme un politicien et non comme un YouTubeur. Ayant déjà effectué trois ans de détention, il lui reste quatre ans à purger et il devra s'acquitter d'une amende de 700 dollars.

SOURCE : BBC

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Hemedti, le commandant des Forces de soutien rapide soudanaises, accuse l'Égypte de soutenir son adversaire.

Mohamed Hamdan Dagalo, le chef paramilitaire soudanais des Forces de soutien rapide (RSF), a accusé l'Égypte de conduire des frappes aériennes contre ses troupes et de fournir des drones à l'armée soudanaise. Dans une allocution enregistrée diffusée mercredi, il a prétendu que l'Égypte avait employé des bombes fabriquées aux États-Unis dans ces attaques et a insinué la participation de mercenaires étrangers, y compris des forces tigréennes et érythréennes. Le ministère égyptien des Affaires étrangères a rejeté ces allégations, mais a invité la communauté internationale à examiner les déclarations de Hemedti. Bien que considérée comme alliée de l'armée soudanaise et de son leader, le général Abdel Fattah al-Burhan, l'Égypte a favorisé la médiation entre les factions rivales soudanaises et a organisé des négociations de paix. Cependant, malgré des annonces précédentes sur l'ouverture des RSF à un accord de paix avec leur adversaire, Hemedti a annoncé que le conflit pourrait se prolonger pendant plusieurs années. La guerre entre l'armée soudanaise et les RSF, débutée en avril 2023, a forcé le déplacement de près de 10 millions de personnes et exacerbé la crise alimentaire au Soudan.

SOURCE : HEBDOMADAIRE ARABE

Le Burkina Faso cherche à renforcer ses relations avec la Russie.

Le Premier ministre du Burkina Faso, Apollinaire Kyélem de Tambèla, se trouve actuellement à Moscou pour participer au Forum des Journées économiques du Burkina Faso, qui a lieu du 8 au 11 octobre. Ce forum a pour but de renforcer les liens économiques entre les deux nations, en allant au-delà de la simple coopération militaire. Lors de son intervention, Tambèla a mis en avant la volonté du Burkina Faso de développer un partenariat stratégique plus étendu avec la Russie, couvrant les domaines militaire, économique et culturel. Il a évoqué l'insatisfaction du Burkina Faso vis-à-vis de ses partenaires occidentaux, notamment la France, motivant ainsi la recherche d'alternatives. La présence militaire russe au Burkina Faso s'est intensifiée suite à la décision de juin d'accroître le nombre de formateurs militaires russes sur le territoire.

SOURCE : BUSINESS INSIDER

L'Égypte forme une alliance avec la Somalie et l'Érythrée afin de faire contrepoids à l'Éthiopie.

L'Égypte, la Somalie et l'Érythrée envisagent de former une alliance de sécurité, une démarche qui risque d'exacerber les tensions existantes dans la Corne de l'Afrique. D'après un communiqué présidentiel égyptien, les discussions portent sur les relations bilatérales et la stabilité régionale dans la Corne de l'Afrique et la mer Rouge, avec un sommet tripartite prévu. Cette émergente collaboration entre l'Égypte, la Somalie et l'Érythrée suscite des inquiétudes en Éthiopie, qui entretient déjà des tensions diplomatiques avec la Somalie et l'Égypte. En janvier, l'Éthiopie a conclu un accord avec le Somaliland, promettant de reconnaître son indépendance en contrepartie d'un accès à la mer Rouge, ce qui a provoqué des frictions avec la Somalie, qui revendique le Somaliland comme faisant partie de son territoire. L'Éthiopie reproche également à l'Égypte la construction d'un barrage sur le Nil, qui pourrait, selon Le Caire, limiter son accès à l'eau du fleuve.

SOURCE : AFRIQUE DE L'EST

L'Algérie a écarté la France de son appel d'offres pour l'approvisionnement en blé.

L'Algérie a récemment exclu les entreprises françaises d'un appel d'offres pour l'importation de blé et a interdit aux soumissionnaires d'inclure du blé français, reflétant ainsi les tensions diplomatiques avec Paris. Cette mesure fait suite à la reconnaissance par la France de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental en juillet, décision qui a irrité les autorités algériennes soutenant l'indépendance du Front Polisario. L'exclusion favorise les fournisseurs de la mer Noire, notamment la Russie, sur le marché algérien du blé. L'appel d'offres, pour plus de 500 000 tonnes métriques, n'a reçu aucune offre française, créant une incertitude sur la durée de cette interdiction. Alger a aussi exigé que les entreprises non françaises participant à l'appel d'offres n'utilisent pas de blé français. L'Algérie, parmi les plus grands importateurs de blé, avait déjà exclu la France lors d'une précédente dispute diplomatique il y a trois ans. Aucun commentaire n'a été fait par l'agence nationale algérienne des céréales ni par les responsables français concernant cette affaire.

SOURCE : REUTERS

Un rapport indique une diminution mondiale de 73 % des populations d'animaux sauvages.


Le dernier rapport du Fonds mondial pour la nature (WWF) indique une baisse alarmante de 73 % des populations d'animaux sauvages au cours des cinquante dernières années, principalement due à l'activité humaine. Le rapport Planète Vivante, qui a analysé plus de 35 000 populations de mammifères, oiseaux, amphibiens, reptiles et poissons, pointe la surexploitation, les espèces invasives, les maladies, ainsi que la perte et la dégradation des habitats comme principales menaces. Les espèces d'eau douce sont les plus touchées, suivies par les vertébrés terrestres et marins. Daudi Sumba, responsable de la conservation au WWF, affirme que ce déclin représente un danger non seulement pour la faune mais également pour l'humanité, car il met en péril des écosystèmes vitaux. Il prend pour exemple la déforestation en Amazonie, qui risque de transformer cet écosystème d'un puits de carbone en une source de carbone. Toutefois, le directeur général du WWF International souligne que, malgré un certain espoir apporté par les efforts internationaux, il est probable que les objectifs de conservation et de biodiversité pour 2030 ne soient pas atteints.

SOURCE : AL JAZEERA

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