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1. Le Nigéria offre des allégements fiscaux pour stimuler les investissements en eaux profondes
Le président nigérian Bola Tinubu a approuvé un vaste programme d'incitations fiscales visant à attirer jusqu'à 50 milliards de dollars d'investissements dans l'exploitation pétrolière et gazière en eaux profondes. Cette mesure a pour objectif de relancer des projets au point mort depuis des décennies. Ces incitations, introduites par un récent décret présidentiel, offrent des crédits d'impôt pouvant atteindre 11,50 dollars par baril pour les nouveaux développements en eaux profondes, à commencer par le projet Bonga Southwest Aparo de Shell, et jusqu'à 8 dollars par baril pour les projets de gaz non associé. Elles seront en vigueur jusqu'en décembre 2029. Ces mesures s'inscrivent dans le cadre d'un effort plus vaste de M. Tinubu pour revitaliser une industrie pétrolière fragilisée par le vol, le vandalisme des oléoducs, le vieillissement des infrastructures et l'incertitude réglementaire. Par ailleurs, le décret instaure un « recalibrage des profits pétroliers » qui pourrait permettre aux projets éligibles de bénéficier d'un partage des bénéfices plus favorable (70/30) entre les entreprises et l'État. Les analystes estiment toutefois que le succès de cette politique dépendra de sa capacité à générer de véritables nouveaux investissements et une production accrue.
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2. La banque de développement de la CEDEAO accroît ses dépenses d'infrastructure
La Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDD) a approuvé cinq nouveaux programmes de financement d' un montant total de plus de 510 millions de dollars, destinés aux infrastructures, à la santé, à l'énergie et à la croissance du secteur privé en Afrique de l'Ouest. En Guinée, la BIDD a engagé environ 155 millions de dollars pour la construction et le revêtement de deux axes routiers. Ces projets visent à faciliter le commerce et à réduire les coûts de transport. La banque fournira également environ 75 millions de dollars pour la construction d'un hôpital régional de 200 lits à Siguiri, ainsi que pour le financement du projet hydroélectrique de Tinkisso II, qui devrait alimenter en électricité plus de 350 000 personnes. Au Ghana, une ligne de crédit de 150 millions de dollars soutiendra huit projets de routes et de ponts d'une valeur d'environ 1,2 milliard de dollars. Par ailleurs, la banque accordera à la WAICA Reinsurance Corporation de Sierra Leone un prêt de 50 millions de dollars destiné à renforcer ses fonds propres et, par conséquent, sa capacité à financer des projets de développement dans le pays.
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3. Transnet recherche des financements pour moderniser son réseau ferroviaire.
Transnet, l'opérateur public sud-africain des ports et du réseau ferroviaire, sollicite jusqu'à 2,2 milliards de dollars auprès du Trésor national pour financer des projets d'infrastructure jusqu'en 2030. Ce financement viendrait compléter les 817 millions de dollars déjà reçus du Fonds budgétaire pour les infrastructures du gouvernement, notamment pour la réparation des corridors ferroviaires transportant du fer et du charbon et la modernisation du terminal à conteneurs de Durban. Cet investissement est jugé essentiel pour remédier à des années de sous-performance et lever les obstacles au transport qui ont freiné la croissance économique. Par ailleurs, Transnet a récemment conclu des accords avec 11 opérateurs ferroviaires privés pour l'accès à son réseau, une initiative qui devrait permettre d'ajouter 24 millions de tonnes de capacité de fret d'ici 18 mois. L'entreprise prévoit d'autres réformes pour améliorer ses services, notamment la mise en place d'un dock flottant exploité par le secteur privé au port du Cap et d'un système de coopération portuaire visant à améliorer la coordination entre les compagnies maritimes et les agents.
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4. La raffinerie Dangote vise une introduction en bourse en octobre
La raffinerie de pétrole nigériane Dangote se prépare à ce qui pourrait devenir la plus importante introduction en bourse d'Afrique. Son PDG, David Bird, a déclaré que l'objectif principal de cette cotation, prévue en octobre, est de permettre aux investisseurs nigérians de participer à la croissance de l'entreprise. La raffinerie a déposé une demande auprès de la Commission des valeurs mobilières du Nigeria pour une introduction en bourse d'un montant potentiel de 5 milliards de dollars, bien que le montant définitif reste à déterminer. M. Bird a indiqué qu'une cotation internationale, possiblement à Londres, n'est pas envisageable avant au moins trois ans, le temps d'obtenir un historique de performance financière plus long. L'intérêt des investisseurs serait important, suite à un placement privé de 2,5 milliards de dollars en juillet, qui valorisait la raffinerie à environ 40 milliards de dollars. Dangote prévoit également de doubler sa capacité de raffinage pour atteindre 1,4 million de barils par jour d'ici trois ans, en finançant cette expansion grâce aux fonds levés lors de l'introduction en bourse et à un emprunt.
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5. Pourquoi l'Afrique doit repenser sa stratégie d'industrialisation
Les perturbations du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz ont mis en évidence la vulnérabilité persistante des économies africaines aux chocs géopolitiques mondiaux, en particulier celle des pays dépendants des importations de carburants du Moyen-Orient. Cette vulnérabilité compromet l'objectif de longue date du continent : la reconversion des travailleurs des activités à faible productivité vers des secteurs plus productifs. L'Afrique n'a jamais pleinement profité de la vague d'exportations manufacturières qui a dynamisé les économies d'Asie de l'Est, et de nouvelles pressions, telles que l'instrumentalisation du commerce, l'automatisation, la domination chinoise du secteur manufacturier et l'intelligence artificielle, rendent la voie traditionnelle encore plus difficile à suivre. De ce fait, les experts préconisent une nouvelle stratégie articulée autour de quatre priorités. La première consiste à construire des marchés intégrés plus vastes, ce qui est réalisable grâce à la pleine mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA). La deuxième est d'investir dans un approvisionnement énergétique fiable, condition essentielle à l'industrialisation et à l'économie numérique. La troisième priorité est de se positionner comme compétitive dans les secteurs où l'Afrique possède des avantages comparatifs, tels que les minéraux critiques, l'agroalimentaire et les matériaux de construction. Enfin, les gouvernements de tout le continent devraient s'efforcer d'accroître la productivité agricole.
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6. Les exportations d'huile d'arachide du Sénégal atteignent leur plus haut niveau en six ans
Les exportations d'huile d'arachide brute du Sénégal ont atteint 22 441 tonnes en 2025, leur plus haut niveau en six ans, grâce à une politique gouvernementale privilégiant de plus en plus la transformation locale au détriment des exportations d'arachides brutes. Ce chiffre représente près du triple du total de l'année précédente, les recettes d'exportation ayant quasiment triplé pour s'établir à environ 36 millions de dollars. Cette évolution fait suite aux mesures mises en place en 2024 pour sécuriser l'approvisionnement des transformateurs sur le marché intérieur, notamment la suspension temporaire des exportations de graines d'arachide. Les exportations d'arachides brutes non grillées se sont alors effondrées, passant de 65 308 tonnes en 2018 à seulement 1 393 tonnes en 2025. Après cette suspension, l'entreprise publique Sonacos a remis en service des usines de transformation, dont l'une était à l'arrêt depuis des années. La société a depuis annoncé son intention de construire de nouvelles installations de transformation d'arachides. Le Sénégal produisant environ un million de tonnes d'arachides par an, l'augmentation des capacités de transformation pourrait contribuer à maintenir une plus grande valeur ajoutée sur le marché intérieur.
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7. Les constructeurs automobiles chinois développent leur production en Afrique
Le constructeur automobile chinois Chery a acquis l'ancienne usine Nissan de Rosslyn, près de Pretoria, en Afrique du Sud. Cette acquisition marque un tournant plus large pour les constructeurs chinois, qui privilégient désormais la production locale de véhicules sur le continent africain plutôt que l'exportation vers l'Afrique. Cette initiative reflète les efforts déployés pour compenser le ralentissement de la demande en Chine et la hausse des barrières commerciales en Europe et en Amérique du Nord, tout en misant sur la classe moyenne africaine en pleine expansion. Selon les analystes, l'Afrique du Sud, le Maroc, le Kenya, l'Éthiopie et le Ghana sont les mieux placés pour tirer profit de cette évolution, grâce à leurs capacités industrielles, à l'amélioration de leurs infrastructures énergétiques et à des politiques favorables. Les experts estiment que la production locale pourrait faire baisser les prix des véhicules, créer des emplois et accélérer l'adoption des véhicules électriques, même si la faiblesse des infrastructures électriques demeure un obstacle majeur.
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8. Une filiale de la Banque mondiale mène le tour de table de Jumia
Jumia Technologies a levé 50 millions de dollars de nouveaux capitaux afin de renforcer sa rentabilité et de développer sa plateforme et ses activités logistiques. Ce financement comprend un investissement de 25 millions de dollars de la Société financière internationale (SFI), ainsi que la participation de son actionnaire majoritaire, Axian, et d'autres investisseurs. Dans le cadre de cette opération, les investisseurs se sont engagés à acquérir 9,1 millions d'American Depositary Shares (ADS) à 5,52 dollars chacune. La transaction devrait être finalisée au cours de la seconde quinzaine d'août. Cette annonce coïncide avec la publication des résultats du deuxième trimestre, qui font état d'un chiffre d'affaires en hausse de 14 % sur un an, à 52 millions de dollars, grâce à une augmentation du volume des transactions. La valeur brute des marchandises et les commandes de biens physiques ont également progressé, respectivement de 23 % et 28 %, tandis que la perte d'EBITDA ajusté s'est réduite de 36 % à 8,7 millions de dollars. L'entreprise a réaffirmé son objectif d'atteindre le seuil de rentabilité de son EBITDA d'ici le quatrième trimestre 2026, et prévoit une rentabilité de son EBITDA ajusté pour l'ensemble de l'année et un flux de trésorerie positif en 2027.
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9. La République centrafricaine inaugure une importante centrale solaire
La République centrafricaine a inauguré une centrale solaire de 50 mégawatts près de sa capitale, Bangui. Cette installation devrait accroître la production nationale d'électricité de plus de 60 %. Construite par la société Global South Utilities (GSU), basée à Abou Dhabi, la centrale comprend un système de stockage par batteries d'une capacité de 15 mégawattheures et devrait alimenter plus de 300 000 foyers. La construction a été achevée en seulement 10 mois grâce au soutien du Fonds d'Abou Dhabi pour le développement, qui a accordé un financement à des conditions avantageuses. Ce projet représente un développement significatif pour un pays où, selon les données de la Banque mondiale, seulement 18,2 % de la population avait accès à l'électricité en 2024. GSU avait déjà développé une centrale solaire similaire de 50 mégawatts au Tchad voisin. Cette nouvelle centrale intervient alors que le gouvernement cherche des solutions aux pénuries d'énergie persistantes.
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10. L'Inde et l'Afrique australe relancent les négociations commerciales préférentielles
L'Inde et l'Union douanière d'Afrique australe (SACU), qui regroupe cinq pays, ont relancé les négociations en vue d'un accord commercial préférentiel , susceptible d'élargir l'accès au marché pour les deux parties. La SACU comprend l'Afrique du Sud, le Botswana, la Namibie, le Lesotho et l'Eswatini, représentant un marché d'environ 65 millions de consommateurs. L'accord proposé prévoit une réduction des droits de douane sur certains produits, plutôt que l'adoption d'engagements plus larges inhérents à un accord de libre-échange global. L'Inde devrait demander une réduction des droits de douane sur les automobiles, les produits pharmaceutiques, les machines, les textiles, les équipements électriques et les produits chimiques, ainsi qu'un accès plus fiable aux minéraux critiques tels que les métaux du groupe platine, le manganèse et le cuivre. Les automobiles et les pièces automobiles constituaient déjà le deuxième poste d'exportation indien vers la SACU, après les produits pétroliers. Par ailleurs, les échanges bilatéraux entre l'Inde et la SACU ont totalisé environ 16,7 milliards de dollars au cours de l'exercice 2025-2026, soulignant les avantages que les deux parties pourraient tirer d'un tel accord.
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