Le Mozambique est confronté à des troubles mortels alors que les manifestants exigent un changement politique.
Le Mozambique fait face à de graves perturbations suite aux élections contestées du 9 octobre, marquées par des affrontements violents entre les forces de l'ordre et les partisans de l'opposition. Des manifestations ont surgi suite à des accusations de fraude électorale par le parti au pouvoir, le Frelimo, pour favoriser son candidat, Daniel Chapo, face à Venancio Mondlane, favori des jeunes votants. L'assassinat de deux alliés proches de Mondlane a exacerbé les tensions, provoquant une vague de protestations. Les organisations de défense des droits humains ont dénoncé une répression policière sévère, entraînant au moins 11 décès, de multiples blessures et des arrestations massives. Sous la conduite d'un Mondlane combatif, les manifestants réclament la fin de la domination de longue date du Frelimo, citant des problèmes économiques, le chômage et une gouvernance défaillante. La répression étatique, incluant l'emploi de munitions réelles, n'a fait qu'intensifier la résolution des protestataires, la jeunesse mozambicaine étant disposée à risquer sa vie pour défier le statu quo politique, signalant ainsi un tournant décisif dans le combat pour la démocratie au Mozambique.
SOURCE : AL JAZEERA
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