Par Firmin Assogbo
Il aura fallu une pandémie et des milliers de morts pour que les soignants soient enfin considérés comme fondamentaux et valorisés. À 20 heures tous les jours, beaucoup d’entre nous les applaudissent mais avons-nous vraiment idée de ce qu’ils vivent au quotidien ?
Il aura fallu une pandémie et des milliers de morts pour que les soignants soient enfin considérés comme fondamentaux et valorisés. À 20 heures tous les jours, beaucoup d’entre nous les applaudissent mais avons-nous vraiment idée de ce qu’ils vivent au quotidien ?
Certains soignants racontent à leurs proches ce qu’ils voient, témoignent de cette situation cauchemardesque sur les réseaux sociaux. Leur épuisement est total très souvent et psychologiquement c’est loin d’être évident. C’est un combat usant, un marathon physique et psychologique et les mots que certains reçoivent leur demandant de déménager sont loin d’aider.
Ils ont choisi ce métier mais pas les conditions dans lesquelles ils l’exercent et ça, il ne faudra pas l’oublier. Si l’épuisement peut se lire sur de nombreux visages, ils continuent, luttent, jours et nuits pour sauver des vies, au détriment de leur propre corps pour certains. C’est en tout cas ce qu’on peut constater en voyant l’état des mains de nombreux soignants.
Marlène Cré indique au Parisien que «des rougeurs qui apparaissent, des démangeaisons et des sensations de brûlure le soir quand on met de la crème…» Leurs mains sont leurs outils et même si elles font tout leur possible pour en prendre soin, avec des crèmes hydratantes de type Biafine, leur douleur est réelle.
Des appels à solidarité ont été lancés et des marques ont offert des crèmes aux hôpitaux mais le gel hydroalcoolique reste fondamental pour un lavage rapide entre chaque patient. Marlène Cré concluait : «De toute façon, il n’y a pas 50 solutions. On serre les dents… et on se gratte. Parce que ça démange vraiment !»
Tout notre soutien aux milliers de soignants mais aussi au personnel d’entretien, comme l’ont rappelé les aides-soignantes contactées par Le Parisien, car eux aussi souffrent. Ils font actuellement tous un travail très difficile. Prenez soin de vous au maximum !