L'accord concernant les eaux du Nil est entré en vigueur, en dépit des objections de l'Égypte et du Soudan.
Dix pays du bassin du Nil ont formé une coalition et annoncé la mise en application d'un accord de partage des eaux, malgré l'opposition de l'Égypte. L'Union africaine a confirmé le « cadre de coopération » suite à la ratification du traité par le Soudan du Sud, d'après l'Initiative du bassin du Nil (NBI). À ce jour, l'Éthiopie, l'Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie ont ratifié l'accord. Toutefois, l'Égypte et le Soudan refusent de signer, redoutant une diminution de leur allocation en eau. Le Congo s'est abstenu, alors que le Kenya n'a pas encore remis ses documents de ratification à l'Union africaine. L'accord vise à garantir une utilisation juste des eaux du Nil pour tous les pays riverains, selon l'IBN. En parallèle, la construction du Grand barrage de la Renaissance (GERD) par l'Éthiopie, d'une valeur de 4 milliards de dollars, a exacerbé les tensions régionales, l'Égypte craignant un impact négatif sur son approvisionnement en eau.
SOURCE : AP NEWS
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