Plus que des mots : comment Patwa et Gullah partagent des racines africaines

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À propos de Félicité Amaneyâ Râ VINCENT - Rédactrice en chef à RADIOTAMTAM AFRICA , Félicité s'engage à façonner la radio de demain pour une Afrique prospère, inspirante , et prête à illuminer le monde. Nous Contacter 

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Quatre destinations africaines nommées parmi les plus belles du monde en 2025

L'Afrique continue de briller sur la scène touristique internationale, quatre de ses destinations à couper le souffle figurant sur la liste TimeOut des 44 plus beaux endroits du monde en 2025. Les chutes Victoria, à cheval sur la frontière entre la Zambie et le Zimbabwe, se classent à une impressionnante deuxième place, captivant les voyageurs par leur rugissement assourdissant et leur majesté. Le Maroc obtient deux places : Dakhla, classée 18e, est un paradis pour les kitesurfeurs, nichée entre océan et désert, tandis que l'Erg Chebbi, classé 27e, est célèbre pour ses imposantes dunes dorées au cœur du Sahara. La rivière Storms, en Afrique du Sud, située dans le parc national de Tsitsikamma, se classe 21e, captivant les voyageurs par ses forêts luxuriantes, ses gorges profondes et ses activités riches en adrénaline. Ces lieux, véritables microcosmes de la beauté africaine, prouvent que le continent est un régal pour les sens.

Mnangagwa lève les droits de douane sur les produits américains dans le contexte de la guerre commerciale de Trump


Le président zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, a annoncé la suspension de tous les droits de douane sur les importations américaines dans le pays, quelques jours après que l'administration Trump a imposé une taxe de 18 % sur les produits zimbabwéens. M. Mnangagwa affirme que cette mesure vise à encourager la libre circulation des échanges entre le Zimbabwe et les États-Unis. Les analystes, cependant, estiment que cette mesure profite largement aux États-Unis compte tenu du faible volume des échanges entre les deux pays. Ils suggèrent également qu'il pourrait s'agir d'une tentative de lever les sanctions contre M. Mnangagwa, l'un des 11 individus ciblés par l'administration Biden pour « recul démocratique, violations des droits de l'homme et corruption gouvernementale ». Parallèlement, les critiques reprochent à cette décision son caractère unilatéral et son manque de coordination stratégique avec la SADC, le bloc d'Afrique australe que Mnangagwa préside actuellement.

La France et l'Algérie s'engagent à rétablir leurs relations diplomatiques tendues

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a appelé à une « nouvelle étape » dans les relations franco-algériennes lors d'une visite diplomatique visant à apaiser les tensions récentes. Après avoir rencontré le président Abdelmadjid Tebboune, M. Barrot a déclaré que les deux pays souhaitaient et œuvreraient pour un « partenariat d'égal à égal ». Les liens entre les deux pays se sont détériorés l'année dernière après la reconnaissance par la France de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, provoquant la colère de l'Algérie, qui soutient le Front Polisario, un mouvement nationaliste qui réclame l'indépendance de la région. Puis, en novembre, les relations se sont dégradées avec l'arrestation par l'Algérie de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal pour atteinte à la sécurité nationale. Lors de cette rencontre, M. Barrot a demandé sa libération pour raisons humanitaires ; il reste à voir si Alger accèdera à sa demande. La visite a également été l'occasion d'un dialogue stratégique sur le Sahel, de discussions sur les migrations et les visas, et d'accords pour la reprise de la coopération en matière de sécurité.

MTN s'associe à Synamedia pour créer une plateforme de streaming axée sur l'Afrique

Le groupe MTN, premier opérateur mobile d'Afrique, s'est associé à l'éditeur britannique de logiciels vidéo Synamedia pour lancer une nouvelle plateforme de streaming destinée aux utilisateurs de téléphonie mobile et de fibre optique en Afrique. Cette initiative vise à exploiter l'appétit croissant du continent pour les services de streaming vidéo, stimulé par l'utilisation croissante des smartphones et l'amélioration de la connectivité. MTN, qui dessert 291 millions d'utilisateurs dans 16 pays africains, prévoit de proposer des services de télévision linéaire et de contenu à la demande grâce à la technologie cloud de Synamedia. La plateforme prendra en charge plusieurs modèles de monétisation : abonnements, contenu financé par la publicité et streaming gratuit avec publicités ciblées. Chaque marché proposera un contenu personnalisé, adapté aux langues et aux goûts locaux, tandis que MTN concurrence des acteurs établis comme Showmax, Netflix et Amazon Prime.

Le rêve de l'hydrogène vert en Namibie prend de l'ampleur grâce au soutien de l'Allemagne


La Namibie s'impose comme un pionnier de l'hydrogène vert, grâce à des initiatives audacieuses comme le projet HyIron « Oshivela », la première usine sidérurgique industrielle sans COâ‚‚ d'Afrique alimentée par l'énergie solaire. Soutenu par des investisseurs allemands et des fonds publics, le projet vise à produire 15 000 tonnes de « fer vert » par an pendant les premières années, puis à atteindre 2 millions de tonnes d'ici 2030. Bien que des défis subsistent, comme la rareté des contrats d'achat et le manque d'infrastructures, la Namibie considère l'hydrogène non seulement comme une solution climatique, mais aussi comme une voie de transformation économique. Les autorités espèrent bâtir une économie locale de l'hydrogène avec des plateformes de transport et de stockage à faibles émissions, renforçant ainsi la résilience économique et réduisant la dépendance aux marchés étrangers. En cas de succès, le projet générera des milliers d'emplois, positionnant la Namibie comme un acteur clé de la transition énergétique verte mondiale.

Alimenter l'avenir de l'Afrique : investir des fonds locaux pour la transformation

L'Afrique doit repenser le financement de son développement en exploitant son immense richesse nationale, selon Amadou Hott, ancien ministre sénégalais de l'Économie, de la Planification et de la Coopération. Alors que le continent est confronté à un déficit de financement annuel de 400 milliards de dollars, il détient également 2 500 milliards de dollars de liquidités et 2 000 milliards de dollars d'actifs de fonds de pension et de fonds souverains, dont la plupart ne sont pas investis dans des projets transformateurs. Hott appelle à des réformes réglementaires et à la création de véhicules de capital à long terme pour canaliser cette richesse locale vers les infrastructures, l'éducation et l'énergie. Il soutient que ces fonds pourraient réduire les risques des projets, attirer les investisseurs internationaux et stimuler une croissance durable sur tout le continent. Hott conclut qu'avec une appropriation locale, un financement mixte et une coordination stratégique, l'Afrique peut amorcer sa propre transformation et, à terme, attirer des investissements internationaux complémentaires pour accroître sa croissance.

Plus que des mots : comment Patwa et Gullah partagent des racines africaines


Le patwa jamaïcain est loin d'être un « anglais approximatif » : c'est un créole riche, ancré dans les langues d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale, à l'instar du créole gullah parlé par les Afro-Américains du Sud des États-Unis. Malgré son usage répandu, le patwa n'est toujours pas officiellement reconnu en Jamaïque. Néanmoins, sa prévalence témoigne de la diversité linguistique caribéenne et de la façon dont des icônes culturelles comme Miss Lou ont défendu le créole jamaïcain dans la littérature et la musique. Le gullah, quant à lui, présente des similitudes frappantes avec le patwa, de la grammaire au vocabulaire, révélant de profondes racines africaines et des liens historiques. Les deux langues utilisent des structures uniques comme « dem » pour le pluriel et la duplication pour l'emphase. Ces liens linguistiques entre les États-Unis et les Caraïbes montrent comment l'héritage africain continue de façonner l'identité de la diaspora.

Le Kenya dévoile son plan pour transformer un camp de réfugiés en une ville prospère

Le Kenya lance un plan ambitieux pour transformer Kakuma, l'un des plus grands camps de réfugiés d'Afrique, en une ville autonome. Abritant 300 000 réfugiés originaires de pays comme le Soudan du Sud et le Congo, Kakuma a été érigée en municipalité, permettant ainsi aux autorités locales de la gérer. Cette initiative vise à intégrer les réfugiés dans les économies locales et à réduire la dépendance à l'aide. Cependant, les obstacles juridiques, les infrastructures limitées et les taux d'intérêt élevés des prêts rendent difficile une véritable autonomie. Par exemple, la majorité des habitants de Kakuma ne peuvent pas exercer d'emploi formel. De même, il leur est interdit d'élever du bétail en raison des restrictions de déplacement. Les experts restent sceptiques quant à la viabilité de la transformation de la région, arguant du manque de ressources, notamment en eau, et d'infrastructures nécessaires pour soutenir une économie autonome.

Les États-Unis révoquent tous les visas des Sud-Soudanais suite à un différend sur les expulsions

Les États-Unis ont révoqué tous les visas des Sud-Soudanais. Le secrétaire d'État Marco Rubio a annoncé cette décision, déclarant que le gouvernement de transition du Soudan du Sud n'avait pas coopéré avec le gouvernement américain concernant le rapatriement de ses ressortissants, ce qui a entraîné l'arrêt des futures délivrances de visas. Cette mesure radicale, visant les citoyens d'un pays en particulier, est la première du genre sous le nouveau mandat du président Donald Trump. Cette décision intervient dans un contexte de flambée de violence au Soudan du Sud, où les tensions entre le président Salva Kiir et le vice-président Riek Machar ont récemment dégénéré en affrontements, risquant un retour à la guerre civile. Les États-Unis indiquent qu'ils pourraient revoir leur décision si le Soudan du Sud renoue avec la coopération.

La destruction d'un drone malien provoque une rupture diplomatique avec l'Algérie

Les tensions entre l'Algérie et l'Alliance du Sahel, composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger, se sont exacerbées après que l'Algérie aurait abattu un drone malien près de la ville frontalière de Tin Zaouatine. En réponse, l'alliance a rappelé ses ambassadeurs et condamné cet acte, le qualifiant de violation du droit international et de trahison des liens historiques. Le Mali a démenti les accusations d'Alger selon lesquelles le drone aurait violé l'espace aérien algérien de plus de deux kilomètres, et le Premier ministre, le général Abdoulaye Maïga, a affirmé que l'action de l'Algérie prouvait son soutien au terrorisme international. Cet incident souligne la tension diplomatique croissante, alors que les pays de l'AES se distancient de leurs alliés traditionnels, dont la CEDEAO, et cherchent à resserrer leurs liens avec la Russie. Les analystes estiment que les retombées militaires sont peu susceptibles de s'aggraver, mais pourraient creuser les divisions régionales, d'autant plus qu'Alger dénonce les drones et les tactiques militaires menées par des mercenaires de Bamako dans les régions agitées du nord du Mali.