Melania Trump et son époux Donald sont atteints du Covid-19, a déclaré le président américain ce vendredi 2 octobre 2020. AP Photo/Julio Cortez
Par RadioTamTam
La nouvelle fait bien sûr la Une des journaux ce matin avec cette question à laquelle il est encore trop tôt pour répondre : quelle influence la contamination au coronavirus aura-t-elle sur la campagne du président ? Ce qui est sûr, selon le Washington Post, c’est que la quarantaine obligera Donald Trump à annuler les réunions publiques prévues dans les jours qui viennent, à suspendre donc la campagne sur le terrain. Or c’est justement sur le contact avec les Américains que le président sortant comptait pour remonter dans les sondages, des sondages qui sont – que ce soit au niveau national ou dans plusieurs États clés – plutôt favorables au candidat démocrate Joe Biden.
Mais la campagne de Donald Trump se trouve aussi confrontée à un autre défi, selon le Washington Post : le président ne cesse de marteler qu’il a bien géré la crise du Covid-19 et que cette crise sera bientôt passée, ce message est au cœur de sa communication électorale. Mais le chef de la Maison Blanche est devenu lui-même une victime du coronavirus. Donc le discours disant que « tout va bien se passer » est contredit par la contamination du président.
Quid de la virulence des symptômes
Est-ce que le président va tomber malade, comment supportera-t-il ou pas l’infection ? C’est l’autre question qui revient sans cesse ce matin dans les commentaires. Pour le site d’information The Hill, le tweet que Donald Trump a posté à 1h du matin révélant sa contamination a eu l’effet « d’une bombe » qui risque effectivement de chambouler la campagne et peut-être même les élections. The Hill rappelle que Donald Trump est clairement dans la catégorie des personnes à risque : il a 74 ans et il est en surpoids.
Il y a plusieurs scénarios possibles : Donald Trump, qui pour l’instant ne présente pas de symptômes, guérit du virus et sera de retour dans quelques semaines. Mais si son état s’aggrave, il pourrait invoquer une clause du 25e amendement et transférer le pouvoir temporairement au vice-président Mike Pence. En tout cas, le doute plane sur l’organisation des deux autres débats présentiels, prévus le 15 et le 22 octobre. Sans parler d’une autre question, concernant cette fois-ci le rival Joe Biden. Est-ce qu’il aurait pu être contaminé lors du premier débat avec Donald Trump mardi dernier ?
Vote par correspondance : la nouvelle stratégie des démocrates
Les démocrates sont en train de changer leur stratégie sur le vote par correspondance. C’est à lire dans le New York Times. Jusqu’à présent les démocrates demandaient à leurs électeurs de ne pas se déplacer dans les bureaux de vote et de privilégier le vote par correspondance, pour des raisons sanitaires. Mais face à l’insistance de Donald Trump qui prédit des fraudes massives liées au vote par correspondance – sans en fournir les preuves – les démocrates changent leur stratégie. Dans certains États comme la Pennsylvanie ou encore le Wisconsin, ils recommandent à leurs électeurs de se déplacer dans les bureaux de vote et de mettre le bulletin dans l’urne. Tout cela en respectant bien sûr les règles d’hygiène de base, à savoir le port du masque et le nettoyage des mains avec du gel hydroalcoolique.
Une approche qui commence à gagner du terrain aussi dans le Wisconsin. À la différence de ces initiatives locales, le parti démocrate au niveau national reste pour l’instant sur sa position initiale, c’est-à-dire privilégier le vote par correspondance. Mais les responsables démocrates ont modifié leur stratégie dans un autre domaine : après avoir opté pour une communication largement virtuelle auprès des électeurs, les bénévoles seront à nouveau envoyés sur le terrain pour faire du porte-à-porte, notamment dans les États clés comme le Michigan ou encore la Pennsylvanie.
Québec : nouvelles mesures de restrictions mises en place face au Covid-19
Le nombre de nouveaux cas de coronavirus continue d’augmenter. La situation est jugée critique au Québec, la province la plus durement touchée où le gouvernement a décidé de fermer bars, restaurants, cinémas et musées. Les soirées entre amis à la maison seront aussi interdites… Mais comment vérifier ces consignes ? La police a-t-elle le droit d’ordonner une perquisition « express » pour entrer dans une maison où se tiendrait un rassemblement interdit ? La réponse est oui.
C’est juridiquement possible, mais les policiers hésitent à en faire usage, écrit le journal La Presse. Selon la fédération des policiers municipaux au Québec il faut préserver « la confiance du public ». L’inviolabilité du domicile est « un droit fondamental », selon la fédération, citée par La Presse, et « il serait délicat pour les policiers d’intervenir », même s’ils ont un mandat.
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