Bonjour et bienvenue à la ©Revue de Presse Afrique du 18 octobre 2024, présentée par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT. Aujourd'hui, nous lançons une nouvelle saison avec un format encore plus dynamique et innovant, spécialement conçu pour vous offrir une couverture approfondie des sujets clés qui façonnent le continent africain. Chaque jour, nous analysons les actualités économiques, politiques et culturelles qui influencent l'Afrique d'aujourd'hui et de demain. Préparez-vous à un décryptage approfondi des défis et des opportunités de notre continent.
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Ce soir, nous plongerons dans une analyse approfondie de la situation politique et sociale au Gabon. Ne manquez pas cette discussion clé sur les enjeux actuels du pays. Vous aimez notre Revue de Presse Afrique ? Partagez-la avec un ami !
L'actualité principale du jour au Gabon : Le projet de nouvelle constitution sera soumis à référendum le 16 novembre
Le gouvernement de transition au Gabon a franchi une étape décisive le jeudi 17 octobre 2024, en approuvant en conseil des ministres le projet de nouvelle Constitution. Ce texte, élaboré par un comité d'experts et enrichi par plus de 800 amendements parlementaires, sera présenté à l'approbation populaire lors d’un référendum fixé au 16 novembre. Ce scrutin, crucial pour l'avenir politique du pays, intervient un an après la destitution de l’ancien président Ali Bongo Ondimba par la junte militaire du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI).
Avec seulement quatre semaines pour préparer le vote, une vaste campagne de sensibilisation a débuté début octobre afin d’informer les citoyens des enjeux de cette nouvelle loi fondamentale. Toutefois, la version finale du texte n’a pas encore été rendue publique, laissant place à certaines interrogations dans la population.
Le Parlement de transition, réunissant députés et sénateurs en Assemblée constituante, a examiné le projet au cours des dernières semaines, apportant de nombreux amendements, qui ont tous été passés en revue cette semaine lors d’un séminaire avec les membres du CTRI et le président de la junte, le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema.
Parmi les éléments confirmés dans la nouvelle charte constitutionnelle, les critères d’éligibilité à la présidence, notamment l'obligation pour le candidat d’être né de parents gabonais et d’avoir une conjointe de nationalité gabonaise, ont été maintenus.
Les autorités de transition présentent cette nouvelle Constitution comme une étape clé de la refondation institutionnelle du pays, conformément aux recommandations issues du Dialogue National Inclusif d'avril 2024. Ce texte, censé stabiliser le cadre politique et renforcer les institutions, marque un tournant dans le processus de réformes engagé depuis la chute du régime d’Ali Bongo Ondimba.
Le référendum du 16 novembre sera donc un moment décisif pour le peuple gabonais, appelé à se prononcer sur l'avenir de ses institutions dans un climat de transition politique intense.
AFRIQUE LA FAMINE SELON CENTRE D’ETUDES STRATEGIQUES DE L’AFRIQUE : La famine s’installe dans les zones de conflit prolongé d’Afrique. Environ 163 millions d’Africains font face à l’insécurité alimentaire aiguë, maintenant à un niveau record le nombre d’Africains qui subissent un tel niveau de crise alimentaire. Ce chiffre a quasiment triplé depuis cinq ans, soulignant l’escalade rapide de la situation d’urgence alimentaire en Afrique. Environ 130 millions (soit 80 %) des personnes qui font face à l’insécurité alimentaire aiguë se trouvent dans des pays en conflit, dont plusieurs perdurent depuis des années et ont ainsi miné les capacités nationales et communautaires à y survivre. 13 des 16 pays d’Afrique où le plus grand nombre de personnes subissent une insécurité alimentaire aiguë sont en conflit. Ce schéma souligne que le conflit continue d’être le facteur principal de l’insécurité alimentaire aiguë en Afrique.
AFRIQUE DE L’EST KENYA SELON LE MONDE : Au Kenya, le vice-président destitué à l’issue d’une procédure historique. Le sulfureux vice-président kényan, Rigathi Gachagua, 59 ans, a été destitué jeudi 17 octobre à l’issue d’une procédure inédite, point culminant de plusieurs mois de conflit avec le président, William Ruto. Hospitalisé au moment du vote, il devient le premier vice-président écarté du pouvoir dans le cadre d’une telle procédure, prévue par la Constitution de 2010. Près d’une semaine après l’adoption, par une écrasante majorité, de la motion de destitution par l’Assemblée nationale, le Sénat l’a jugé coupable de « violation grave » de la Constitution, notamment de menaces envers les juges et de pratiques politiques de division ethnique. Mais il a été innocenté des allégations de corruption et de blanchiment d’argent…Vendredi, William Ruto a nommé le ministre de l’intérieur, Kithure Kindiki, nouveau vice-président, selon le président de l’Assemblée nationale. « Ce matin, j’ai reçu un message [du président] concernant la nomination du professeur Kithure Kindiki […] pour combler le poste vacant de vice-président […] à la suite de la destitution du précédent titulaire du poste », a annoncé Moses Wetangula aux députés.
AFRIQUE DE L’OUEST BURKINA FASO SELON JEUNE AFRIQUE : Au Burkina Faso, des centaines d’arrestations en un mois pour « espionnage de nature terroriste ». Plus de 350 personnes ont été interpellées entre le 4 septembre et le 4 octobre au Burkina Faso, pour des « faits d’observation hostiles » ou « d’espionnage de nature terroriste », selon des chiffres divulgués par le ministère de la Sécurité. Sur cette période, les autorités « ont interpellé 358 personnes pour des faits d’observations hostiles et/ou d’espionnage de nature terroriste sur l’étendue du territoire national, dont 63 dans la ville de Ouagadougou », détaille le communiqué de Mahamoudou Sana… Le 24 septembre, au lendemain de l’annonce par la junte au pouvoir d’une « vaste opération de propagande et de déstabilisation » contre le régime militaire, la justice avait lancé un « appel à dénonciation de cas suspects et à collaboration avec les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ». Selon le ministre Sana, « les contributions citoyennes au niveau des centres d’appel font état de 726 dénonciations ». Il a salué « le sens élevé de patriotisme des populations en matière de coproduction de sécurité », puis les a invités « à maintenir cet élan de contributions citoyennes ».
AFRIQUE CENTRALE TCHAD SELON RFI : Les Émirats arabes unis accordent au Tchad un prêt géant. Au Tchad, c’est bien plus qu’un coup de pouce aux finances publiques que viennent de donner les Émirats arabes unis. Le gouvernement a fait valider, mercredi 16 octobre, par le Conseil national de transition un prêt de 500 millions de dollars, soit plus de 300 milliards de francs CFA, octroyés par le Fonds d’Abu Dhabi pour le développement. C’est l’équivalent de 15% du budget 2024 du pays, la loi de finances prévoit un budget un peu supérieur à 2 000 milliards de francs CFA. Les conditions financières sont très favorables, selon les autorités, qui promettent des investissements importants. Mais certains s’inquiètent de la gestion à venir de cette manne et des contreparties accordées…Trois cents milliards de francs CFA, pour le Tchad, c’est l’équivalent de 15% du budget 2024. Un prêt de 14 ans au taux d’intérêt de 1%. Selon le calcul du ministre des Finances Tahir Hamid Nguilin, c’est comme si 42% du montant était directement donné au pays. Il a également rappelé que le Tchad est actuellement faiblement endetté…Le Tchad a été pointé du doigt par des médias et par l’ONU comme pays de transit d’armes fournies par les Émirats aux paramilitaires du général Hemedti au Soudan.
AFRIQUE DIASPORA SELON JEUNE AFRIQUE : Garde à vue de Kemi Seba : le panafricaniste interrogé sur ses liens supposés avec Wagner. Kemi Seba est libre mais il n’est pas sorti d’affaire. Les services du renseignement intérieur français gardent un œil sur le militant panafricaniste qu’ils soupçonnent de collaboration avec l’ancien groupe paramilitaire russe Wagner. C’est à cause de ces liens présumés que Kemi Seba a été arrêté le 14 octobre. Interrogé pendant 48 heures dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), à Levallois-Perret, au nord de Paris, il a ensuite été relâché, sans poursuites, sa garde à vue n’ayant pas été prolongée…Kemi Seba avait été arrêté aux côtés de son bras droit, Hery Djehuty, lui aussi soupçonné d’intelligence avec une puissance étrangère en vue de susciter des actes d’agression ou d’hostilité à l’égard de la France, et pour atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation.
AFRIQUE DE L’EST SOUDAN SELON VOAAFRIQUE : Au Soudan, les belligérants usent « de tactiques pour affamer » les civils, selon l’ONU. Les Forces armées soudanaises et leurs adversaires des Forces de soutien rapide (FSR) utilisent des « tactiques pour affamer » 25 millions de civils au Soudan, dénoncent jeudi des experts de l’ONU dans un communiqué…Elle a fait des dizaines de milliers de morts, provoqué le déplacement de plus de 10 millions de personnes et provoqué l’une des pires crises humanitaires au monde, selon l’ONU. La famine a été déclarée en juillet dans le camp de Zamzam près de la ville d’el-Facher, au Darfour. C’est le niveau le plus élevé au sens des critères très précis retenus par les ONG et agences humanitaires de l’ONU et basés sur une échelle appelée Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC). Les experts soulignent d’ailleurs le sort des 500.000 personnes qui se sont assemblées dans ce camp pour tenter d’échapper aux combats et son confrontées « aux pires conditions » de vie.
AFRIQUE DE L’OUEST SENEGAL SELON RFI : Sénégal: toujours sous les eaux, l’aide est insuffisante pour les villages submergés. Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, est attendu vendredi 18 octobre dans la région de Kédougou, dans le sud-est du pays, afin de se rendre dans les zones gravement touchées par la crue du fleuve Sénégal et de son affluent, la Falémé. Depuis cinq jours, toute la zone le long du fleuve Sénégal dans l’est du pays fait face à des inondations inédites depuis plus de 50 ans, les attentes vis-à-vis des autorités sont grandes…Quelques heures avant cette visite, le Premier ministre Ousmane Sonko avait annoncé mercredi soir une enveloppe de 8 milliards de FCFA (soit environ 12 millions d’euros) pour venir en aide aux sinistrés.
AFRIQUE DE L’OUEST ENCORE LE SENEGAL SELON RFI : Au Sénégal, la problématique des personnes «invisibles» car jamais enregistrées à l’état civil. Plus d’un milliard de personnes sont « invisibles », car non enregistrées à la naissance et donc dépourvues de pièce d’identité. Au Sénégal, cette absence d’enregistrement à l’état civil est un problème récurrent. En moyenne, 20 % des Sénégalais naissent et meurent sans être déclarés. Ils se retrouvent alors bloqués le jour où ils veulent s’inscrire pour le bac ou à l’université…Ce n’est pas une spécificité sénégalaise mais, au Sénégal comme ailleurs, c’est un problème récurrent, une dimension cachée de la pauvreté. Les premières victimes sont les populations les plus pauvres, les moins éduquées ou rurales. Les démarches peuvent ainsi être incroyablement longues et compliquées, jusqu’à deux ans, voire plus, au point que beaucoup abandonnent.
AFRIQUE DE L’OUEST CÔTE D’IVOIRE SELON RFI : Côte d’Ivoire: les autorités annoncent la dissolution des syndicats étudiants. En Côte d’Ivoire, les autorités ont annoncé jeudi soir la dissolution de toutes les associations étudiantes. La Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci) est dans le viseur des autorités, après la mort, ces dernières semaines, de deux personnes de ses rangs. Le ministère de l’Enseignement supérieur a depuis entrepris une vaste opération d’assainissement au sein des campus…Au total, 17 étudiants ont été interpellés et déférés au parquet, dans le cadre de deux enquêtes concernant la mort de deux étudiants fin août et fin septembre. Début octobre, le procureur avait annoncé l’ouverture de deux informations judiciaires. En parallèle, les autorités ont entrepris une vaste opération de déguerpissements dans les campus, où la Fesci, puissante organisation étudiante, s’était imposé, de manière informelle, dans la répartition des logements. Près de 35% des chambres étaient aux mains de cette organisation, selon le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly. Une centaine de machettes et de grenade ont été saisies. Une maison close, et « un tunnel de torture » ont été détruits, précise le Conseil National de Sécurité.
AFRIQUE CENTRALE RDCONGO SELON LE MONDE : En RDC, le président Tshisekedi veut faire du football un outil de soft power. Félix Tshisekedi aime le sport, et en particulier le football. Depuis sa réélection, en décembre 2023, le président de la République démocratique du Congo (RDC) souhaite en faire l’un des leviers de sa politique étrangère…En 2023, la RDC avait accueilli les Jeux de la francophonie à Kinshasa. De quoi conforter le chef de l’Etat dans la capacité de son pays à organiser des événements sportifs majeurs. « Tout n’avait pas été parfait mais, globalement, cela s’était plutôt bien passé, estime Jean-Baptiste Guégan, enseignant à Sciences Po Paris et auteurs de plusieurs livres consacrés à la géopolitique du sport. Pour Félix Tshisekedi, tout est bon pour améliorer l’image de son régime. Le sport permet de nouer des relations et de faire aussi du business. »
Nous lançons un Appel pour une représentation plus équitable dans les médias africains
La partialité des médias mondiaux coûte à l'économie africaine 4,16 milliards de dollars par an. Vous avez probablement lu des articles à ce sujet sur notre site au cours de l'année.
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