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Un paradoxe inquiétant : diplômes en main, mais pas d’emploi
Le Gabon traverse une crise silencieuse mais préoccupante : un taux de chômage élevé malgré un nombre croissant de diplômés. Cette contradiction met en évidence une déconnexion entre l’enseignement supérieur et les besoins du marché du travail. Les entreprises peinent à trouver des employés avec les compétences adéquates, tandis que les jeunes diplômés restent sans emploi.
Ce constat appelle à une réforme urgente de la formation professionnelle et continue, afin de garantir une meilleure adéquation entre l’offre de formation et la demande des entreprises. L’instauration d’une taxe sur les compétences dédiée au financement de la formation continue pourrait être une solution efficace pour libérer le potentiel de la main-d’œuvre gabonaise.
Plutôt que d’imposer aux jeunes de longues études académiques souvent inadaptées, une politique volontariste basée sur la formation continue permettrait de :
Plusieurs pays ont déjà mis en place une fiscalité dédiée à la formation continue avec succès :
Le Gabon pourrait s’inspirer de ces modèles en instaurant une taxe progressive sur les entreprises en fonction de leur secteur d’activité et de leur taille. En contrepartie, les entreprises bénéficieraient de formations adaptées à leurs besoins, améliorant ainsi leur productivité et leur compétitivité.
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Dans un contexte de transition politique, le gouvernement gabonais a une opportunité historique de refonder son système de formation professionnelle. Cette réforme permettrait de :
Pour assurer le succès d’une telle réforme, plusieurs actions doivent être entreprises :
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Associer les entreprises et les organisations professionnelles à l’élaboration des formations pour garantir leur pertinence.
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Créer un fonds national de formation continue, géré de manière transparente, pour financer les programmes adaptés aux besoins du marché.
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Développer un système d’apprentissage en entreprise et encourager l’alternance comme voie d’accès privilégiée à l’emploi.
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Miser sur la digitalisation et les nouvelles technologies pour rendre les formations accessibles au plus grand nombre.
Le chômage des jeunes diplômés n’est pas une fatalité. Avec une politique ambitieuse de formation continue financée par une taxe sur les compétences, le Gabon pourrait transformer son économie en misant sur le développement du capital humain.
Les décideurs politiques et le président de la transition ont aujourd’hui l’opportunité de poser les bases d’un modèle durable, où l’éducation et la formation professionnelle deviennent les moteurs de l’emploi et de la croissance.
Le Gabon peut et doit relever ce défi. L’avenir du pays dépend de sa capacité à former une génération compétente et adaptée aux réalités du marché du travail.