L'Éthiopie a changé de présidente, la première femme à occuper ce poste, suite à des tensions avec le Premier ministre.

Par RADIOTAMTAM AFRICA

L'accord concernant le pétrole brut nigérian de la raffinerie Dangote pourrait bouleverser les marchés pétroliers atlantiques.

La raffinerie de Dangote est prévue pour traiter 400 000 barils de pétrole brut nigérian par jour, ce qui représente un tournant pour la dynamique du commerce pétrolier en Afrique. Pour les mois d'octobre et novembre, la raffinerie, d'une capacité de 650 000 barils par jour, devrait traiter environ 24 millions de barils de pétrole local. Cette initiative pourrait diminuer significativement les exportations de brut du Nigeria, puisque la raffinerie envisage de traiter 13 à 14 cargaisons des 50 habituellement expédiées par le pays chaque mois. Ayant récemment entamé la production d'essence, la raffinerie pourrait aussi bouleverser le commerce de l'essence entre l'Europe et l'Afrique, un marché estimé à 17 milliards de dollars annuellement. La raffinerie a déjà diminué ses importations de brut américain en prévision de ce changement. De plus, le Nigeria a commencé à vendre son pétrole brut en naira aux raffineries locales, y compris à Dangote, une démarche qui pourrait redéfinir les marchés pétroliers régionaux et mondiaux.

SOURCE : BUSINESS INSIDER

La production de pétrole en Libye atteint 1 million de barils par jour suite aux efforts de redémarrage.

La Libye a atteint un jalon significatif en produisant 1 million de barils de pétrole par jour pour la première fois depuis deux mois. Cette hausse fait suite à des interruptions causées par des enjeux de sécurité et des défis techniques qui ont impacté les champs pétroliers principaux et les terminaux d'exportation. La National Oil Corporation (NOC) a indiqué que ce niveau de production est le résultat d'efforts stratégiques pour stabiliser la production malgré une situation politique nationale précaire. La persistance de cette production pourrait avoir un impact sur les prix mondiaux du pétrole et consolider la position de la Libye en tant qu'acteur majeur de l'exportation pétrolière. Toutefois, les analystes restent prudents concernant la pérennité de la production, évoquant le risque de nouveaux conflits et de complications opérationnelles. Néanmoins, cette reprise représente un signe encourageant pour l'économie libyenne, qui repose largement sur les revenus du pétrole.

SOURCE : MIDDLE EAST MONITOR

Le scandale Farmgate soulève des questions sur l'avenir politique de Cyril Ramaphosa, notamment en ce qui concerne sa capacité à maintenir la confiance de son parti et de l'électorat face aux accusations d'évasion fiscale, de blanchiment d'argent et de violation de la législation sur les devises étrangères.

Trois individus sont convoqués devant la justice pour un cambriolage survenu en 2020 dans la ferme de gibier Phala Phala appartenant à Cyril Ramaphosa, président de l'Afrique du Sud, où ils auraient dérobé des millions de dollars en devises étrangères dissimulés dans du mobilier. Ce scandale, baptisé « Farmgate », a presque coûté à Ramaphosa sa présidence de l'ANC en 2022 et a contribué à la perte de la majorité de l'ANC lors des élections récentes de 2024. L'affaire a éclaté au grand jour en 2022 quand Arthur Fraser, ex-directeur des services secrets sud-africains, a inculpé Ramaphosa de blanchiment d'argent et de dissimulation de vol. Fraser a affirmé que les cambrioleurs avaient subtilisé au moins 4 millions de dollars en liquide. Ramaphosa a réfuté toute malversation, affirmant que cet argent provenait de la vente de gibier et que la somme emportée était inférieure à celle avancée par Fraser. Par la suite, l'agence sud-africaine de lutte contre la corruption a disculpé Ramaphosa de toute infraction à ses obligations. Toutefois, il reste des interrogations sur sa déclaration fiscale. Malgré cela, le gouvernement actuel le préserve de toute procédure de destitution.

SOURCE : REUTERS

L'Éthiopie a changé de présidente, la première femme à occuper ce poste, suite à des tensions avec le Premier ministre.


Le Parlement éthiopien a remplacé Sahle-Work Zewde, première femme présidente du pays, par Taye Astike Selassie, l'ancien ministre des Affaires étrangères. Taye, qui a prêté serment lundi, assumera désormais ce rôle essentiellement cérémoniel. En Éthiopie, le pouvoir politique appartient au Premier ministre, qui est actuellement Abiy Ahmed. Abiy, qui est Premier ministre depuis 2018, avait initialement soutenu la nomination de Sahle-Work la même année. Cependant, les deux hommes se seraient brouillés ces dernières années, des sources internes affirmant que Sahle-Work était mécontente depuis un certain temps. Elle l'a laissé entendre dans un message cryptique qu'elle a récemment publié sur X, impliquant son mécontentement d'avoir gardé le silence au cours de l'année écoulée. Au cours de son mandat, qui devait prendre fin ce mois-ci, Sahle-Work a plaidé pour la paix dans tout le pays. Cependant, elle a été critiquée pour ne pas avoir abordé la violence sexiste pendant la guerre civile du Tigré. Avec son départ, Samia Suluhu Hassan, de Tanzanie, est désormais la seule femme chef d'État d'Afrique.

SOURCE : BBC

Macky Sall a démissionné de son rôle d'envoyé spécial pour le Pacte de Paris avant les élections sénégalaises.

Macky Sall, l'ex-président sénégalais, a renoncé à son rôle d'envoyé spécial pour le Pacte de Paris pour les peuples et la planète (4P), une position qui lui avait été confiée par le président français Emmanuel Macron en 2023. Cette démission fait suite à sa récente nomination comme chef de la coalition d'opposition Takku Wallou, en prévision des élections législatives sénégalaises du 17 novembre. Dans sa lettre de démission, il a mentionné l'importance d'éviter tout conflit d'intérêts entre sa candidature et ses fonctions d'envoyé spécial. Son retour en politique, après avoir cédé la présidence à Bassirou Diomaye Faye, marque un tournant décisif pour les élections à venir. La coalition Takku Wallou cherche à contester la suprématie du parti au pouvoir, Pastef, et à regagner du terrain suite à l'échec politique subi par Sall plus tôt dans l'année. Cette démarche met en lumière une stratégie de l'opposition revigorée pour les législatives.

SOURCE : AFRICA NEWS

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Le vice-président kényan, Gachagua, va contester la procédure de destitution engagée contre lui.

Le vice-président du Kenya, Rigathi Gachagua, doit se défendre devant le Parlement mardi suite à une motion de destitution qui l'accuse de soutien aux manifestations antigouvernementales de juin et d'implication dans des affaires de corruption. Lors d'une allocution télévisée lundi, Gachagua a qualifié ces accusations de « honteuses et sensationnelles ». Il a contesté les allégations sur sa fortune, précisant que certaines propriétés évoquées dans la motion appartenaient à son frère décédé. Dimanche, lors d'une réunion de prière, il a présenté ses excuses au président William Ruto, aux législateurs et au peuple kenyan pour tout comportement répréhensible perçu durant son mandat, tout en clarifiant que ces excuses ne représentaient pas un aveu de culpabilité. Gachagua a aussi réfuté les rumeurs annonçant sa démission et affirmé sa détermination à lutter contre la motion de destitution.

SOURCE : AP NEWS

Le président tunisien Kaïs Saïed obtient un second mandat malgré une faible participation

Le président tunisien Kais Saied a été réélu pour un second mandat de cinq ans, obtenant 90,7 % des voix malgré un taux de participation historiquement bas de 27,7 %. Ayachi Zammel, son concurrent le plus proche actuellement emprisonné pour falsification de documents, a obtenu 7,4 % des suffrages. L'élection a été marquée par des disqualifications qui ont réduit le nombre de candidats à trois. Bien que le taux de participation ait augmenté par rapport aux 11 % des élections locales de décembre, cela reflète un mécontentement général envers l'autoritarisme croissant de Saied en Tunisie. Depuis son élection en 2019, il a dissous le Parlement et accru les pouvoirs présidentiels par un référendum en 2022. Plusieurs critiques et opposants, dont l'ancien député Saïd Ferjani, ont été emprisonnés avec un accès limité à leur famille et à une aide juridique. Cependant, Saied défend sa gouvernance comme une continuation de la révolution tunisienne de 2011, qui a renversé l'ancien président Ben Ali.

SOURCE : LE GARDIEN

L'Afrique endure une perte annuelle estimée à plus de 300 milliards de dollars due aux flux financiers illicites.

Les spécialistes de la fiscalité estiment que la définition actuelle des flux financiers illicites en Afrique facilite le vol des richesses du continent, nuisant ainsi à sa croissance économique. Ils préconisent donc que les autorités africaines élargissent cette définition pour inclure l'évasion fiscale et les profits issus de crimes transfrontaliers, de corruption, de détournement de fonds et d'autres activités illicites. Selon eux, une définition élargie renforcerait l'élaboration des politiques continentales, stimulerait la coopération internationale et augmenterait la transparence. Les flux financiers illicites se réfèrent aux mouvements de fonds illégaux au-delà des frontières, incluant le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et l'évasion fiscale. Ces pratiques sapent les institutions nationales, surtout en Afrique, et érodent la confiance publique. Elles causent aussi des pertes de revenus significatives, freinant le développement durable et exacerbant la pauvreté.

SOURCE : AFRIQUE DE L'EST

L'Afrique fait face à une menace grandissante liée à la résistance aux antimicrobiens.

La résistance antimicrobienne (RAM), caractérisée par la résistance des bactéries, virus, champignons et parasites aux médicaments antimicrobiens, rend les infections plus ardues à soigner et augmente ainsi le risque de mortalité. La RAM constitue une urgence sanitaire mondiale en expansion, causant directement 1,3 million de morts annuellement. L'Organisation mondiale de la santé la considère comme l'une des dix menaces sanitaires majeures à l'échelle mondiale. Cette problématique est exacerbée en Afrique subsaharienne, qui subit un nombre disproportionné de décès dus à la RAM. D'après un rapport de Global Research on Antibiotic Resistance (GRAM), la RAM sera à l'origine de plus de six millions de morts dans cette région entre 2025 et 2030. Les spécialistes recommandent une stratégie multidimensionnelle pour combattre cette crise, incluant une meilleure prévention des infections, l'accès à de l'eau potable, à l'assainissement et aux antibiotiques. En outre, une réunion de haut niveau des Nations Unies en septembre 2024 a établi des objectifs mondiaux visant à réduire de 10 % les décès attribuables à la RAM d'ici 2030, témoignant d'un engagement international pour maîtriser cette menace grandissante.

SOURCE : DW

La Tanzanie intensifie ses efforts pour acquérir plus de permis de chasse à l'éléphant, en dépit des controverses.


Les autorités tanzaniennes envisagent d'octroyer plus de permis de chasse aux éléphants, malgré une opposition internationale croissante à la chasse aux trophées près de leur frontière avec le Kenya. Cette initiative a conduit à une augmentation des tueries légales d'éléphants l'année dernière, suscitant l'inquiétude des écologistes qui luttent pour la survie de cette population en déclin, surtout que les éléphants circulent librement entre les frontières. Traditionnellement, ces zones sont protégées par un accord bilatéral. Bien que la chasse soit interdite au Kenya, la Tanzanie la permet, citant les conflits homme-faune et les avantages économiques comme raisons. Récemment, les officiels tanzaniens ont justifié leur approche, affirmant que la chasse aux trophées contribue directement à la conservation et au développement local. Ils ont réfuté les arguments d'une lettre publiée en juin dans le magazine Science par des écologistes internationaux, qui demandaient l'arrêt de la chasse aux éléphants, en disant qu'elle ne reflétait qu'une partie de la discussion.

SOURCE : SEMAFOR

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