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1. Les États-Unis rejettent certaines demandes d'asile d'Afrikaners.
Le programme d'accueil des réfugiés américain, créé spécifiquement pour les Sud-Africains blancs, semble se durcir. Des dizaines de candidats auraient reçu des lettres de refus après de longues procédures de sélection. Plus de 13 000 Afrikaners ont déjà été accueillis depuis le lancement du programme, mais des candidats récents affirment avoir été déboutés sans explication. Ce programme a été mis en place suite aux déclarations du président Donald Trump selon lesquelles les Sud-Africains blancs étaient victimes de persécution raciale, des allégations rejetées par le gouvernement sud-africain et contredites par les statistiques officielles de la criminalité. Nombre de candidats disent avoir quitté leur emploi et vendu leur maison avant d'apprendre leur refus. Ce revers fragilise le discours de la Maison-Blanche sur une opération de sauvetage coordonnée et laisse les migrants potentiels dans l'incertitude. La question plus large est de savoir si la politique de Washington restera une voie migratoire importante ou deviendra de plus en plus restrictive.
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2. Les élections marocaines mettent à l'épreuve la confiance des jeunes électeurs
Le Maroc se rend aux urnes le 23 septembre pour un scrutin largement perçu comme un référendum sur la capacité du système politique à répondre aux attentes d'une jeunesse désenchantée. Vingt-sept partis briguent 395 sièges, et plus de 15,8 millions d'électeurs sont inscrits. Malgré une croissance du PIB réel proche de 5 %, le chômage des jeunes dépasse les 37 %, et environ un tiers des 18-35 ans déclarent faire confiance au Parlement ou aux partis politiques. La coalition au pouvoir, composée du Rassemblement national des indépendants (RNI), du Parti Authenticité et Modernité (PAM) et d'Istiqlal, a axé sa campagne lors des dernières élections sur la création d'emplois, la revalorisation du salaire minimum et l'amélioration des services de santé, du logement et de la sécurité alimentaire. Elle affrontera le Parti de la justice et du développement (AKP), qui cherche à se redresser après sa quasi-défaite électorale de 2021. Le vainqueur aura le droit de former le prochain gouvernement, mais les enjeux sont plus profonds et se situent sur le long terme : si la croissance ne se traduit pas par des créations d'emplois concrètes, les jeunes désabusés pourraient continuer à privilégier la contestation et l'exode rural plutôt que les urnes.
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3. L’avancée des Houthis met en péril les économies africaines de la mer Rouge.
Les rebelles houthis du Yémen ont conquis de nouveaux territoires près du détroit de Bab el-Mandeb, notamment le port de Mocha et les îles de Mayyun, Zuqar et Hanish, renforçant ainsi leur emprise sur l'un des corridors maritimes les plus fréquentés au monde. Bien que les pays africains ne soient pas directement touchés, cette avancée accroît le risque d'une offensive coordonnée, menée par l'Iran, sur la mer Rouge et le détroit d'Ormuz, menaçant de paralyser le commerce mondial. L'Égypte est la plus exposée en raison de la perte de revenus liés au canal de Suez, tandis que l'Éthiopie, Djibouti et l'Érythrée pourraient subir une hausse des coûts du transport maritime, des assurances, de l'énergie et des denrées alimentaires. Pour la Somalie et le Soudan, la situation pourrait engendrer des répercussions sur leurs conflits existants. Ce changement de cap renforce l'influence des Houthis et de leurs soutiens iraniens, tandis que les États africains riverains de la mer Rouge – qui n'en tirent que peu d'avantages – doivent envisager des mesures coûteuses de sécurité et de diversification pour protéger les routes commerciales qui soutiennent leurs économies pour les années à venir.
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4. L'Afrique du Sud enregistre un nombre record de candidats aux élections locales
L'Afrique du Sud se prépare pour ses élections locales du 4 novembre avec un nombre sans précédent de candidats, témoignant d'une forte intensification de la concurrence pour le pouvoir municipal. La Commission électorale indique que plus de 130 000 candidats remplissent les conditions requises pour se présenter, soit une hausse de 43 % par rapport aux 95 427 candidats en lice en 2021. Sur ce total, les partis politiques ont investi 98 219 candidats pour les élections de quartier et 38 571 pour les élections à la proportionnelle. Parallèlement, 621 candidats indépendants se sont présentés aux élections de quartier. Le nombre de sièges disponibles, quant à lui, n'a que très légèrement augmenté, passant de 10 478 à 10 526. Cette forte augmentation de la participation se traduit donc par une concurrence nettement plus intense pour des postes municipaux sensiblement identiques. Les partis politiques et les candidats indépendants auront ainsi davantage d'opportunités de défier les élus en place, tandis que ces derniers devront faire face à une concurrence accrue. À plus long terme, cette forte hausse de la participation pourrait redessiner le paysage politique local et instaurer une plus grande responsabilité.
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5. Le fils de Museveni se profile comme le favori pour la présidence
L'armée ougandaise occupe une place de plus en plus centrale dans le débat sur la succession du président Yoweri Museveni, suite à l'influence politique et institutionnelle croissante de son fils, le général Muhoozi Kainerugaba. Museveni a été réélu pour un septième mandat en janvier, tandis que Muhoozi, chef d'état-major des armées, a publiquement exprimé son ambition de devenir président. Son influence s'est également étendue par le biais de la Ligue patriotique d'Ouganda, un groupe de pression politique proche de ses partisans, parmi lesquels figurent des ministres du gouvernement actuel. Sa rivalité avec le gendre et conseiller présidentiel de Museveni, Odrek Rwabwogo, a pris une tournure personnelle et publique. Parallèlement, l'opposition s'est affaiblie davantage, le vétéran Kizza Besigye restant en détention et Bobi Wine s'étant exilé aux États-Unis après avoir reçu des menaces de mort. Cette situation permet à Muhoozi d'accéder à la fois à l'autorité militaire et à un réseau politique émergent, tout en soulevant des questions quant à la frontière entre le pouvoir civil et les forces armées.
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6. Le Somaliland offre un port et des ressources minières en échange de la reconnaissance américaine.
Le président du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi, propose à Washington l'accès au port stratégique de Berbera, aux ressources minières et à d'éventuelles installations militaires supplémentaires en échange de la reconnaissance de la souveraineté du Somaliland. Cette initiative fait suite à la reconnaissance historique du Somaliland par Israël en décembre, qui a rompu avec un consensus international de longue date et a donné un nouvel élan à Abdullahi dans ses démarches auprès de la Maison Blanche, du Congrès et des Nations Unies ce mois-ci. La reconnaissance demeure l'objectif principal, mais le Somaliland recherche également des investissements et une coopération économique plus large. Cette proposition renforce la position de négociation d'Hargeisa en présentant sa situation géographique, à proximité de la mer Rouge et du golfe d'Aden, comme un atout stratégique. Pour Washington, un rapprochement pourrait offrir davantage de sécurité et d'opportunités commerciales dans un corridor d'importance stratégique. Pour la Somalie, qui considère le littoral et les ressources du Somaliland comme faisant partie intégrante de son territoire, cette proposition est inacceptable.
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7. Le Soudan exclut une guerre avec l'Éthiopie malgré les tensions.
Le général Malik Agar, chef adjoint du Conseil de souveraineté soudanais, a déclaré que Khartoum n'avait aucune intention d'entrer en guerre contre l'Éthiopie , tout en accusant Addis-Abeba d'adopter une position de plus en plus hostile le long de leur frontière commune. Cette déclaration fait suite aux accusations du chef d'état-major de l'armée soudanaise, selon lesquelles l'Éthiopie exploite la guerre civile au Soudan pour s'emparer de territoires contestés. Il a également accusé Addis-Abeba d'autoriser les Forces de soutien rapide (FSR), une force paramilitaire, à lancer des drones depuis le territoire éthiopien, ce que le gouvernement éthiopien dément. Aucun des deux gouvernements ne semble souhaiter une guerre directe, mais cette rhétorique accroît le risque d'affrontement. La priorité immédiate de Khartoum est de maintenir son contrôle territorial sans ouvrir un nouveau front. Cependant, des tensions prolongées pourraient compliquer la diplomatie régionale et internationaliser davantage le conflit soudanais.
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8. Le fils de Kiir prend le commandement de la garde du Sud-Soudan
Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, a nommé son fils, le général de division Atem Salva Kiir, à la tête de la Division Tigre , une unité d'élite chargée de la protection des hauts responsables de l'État. Atem, âgé de 36 ans, commandait auparavant une unité des forces spéciales au sein du Service national de sécurité et avait été promu général de brigade à général de division avant d'accéder à ce nouveau poste. Cette nomination intervient alors que le Soudan du Sud se prépare aux élections prévues pour décembre 2026 et continue de gérer les tensions politiques persistantes liées à son processus de paix. L'armée affirme que la sélection d'Atem a respecté les procédures de commandement établies et n'est pas fondée sur ses liens familiaux avec le président. Néanmoins, cette nomination confère à l'un des enfants de Kiir un contrôle direct sur une institution de sécurité d'importance stratégique, à un moment politiquement délicat.
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9. La Guinée interdit l'entrée aux 24 Français en raison de propos tenus à l'encontre de son président.
L'autorité de régulation des médias guinéens a officiellement interdit à France 24 d'émettre dans le pays suite à la description du président Mamady Doumbouya lors d'une récente diffusion. La Haute Autorité de la Communication reproche à la chaîne d'avoir utilisé le terme de « président putschiste », en référence à la prise de pouvoir de M. Doumbouya par un coup d'État militaire en 2021, avant son élection à la présidence en décembre 2025. L'autorité estime que continuer à le qualifier de putschiste revient à nier sa légitimité électorale. Cette interdiction accentue la pression croissante sur les médias internationaux opérant en Guinée, où les autorités renforcent leur contrôle sur la couverture de l'information. Pour le gouvernement, cette mesure réglementaire constitue un instrument supplémentaire pour influencer la manière dont sa transition politique est présentée. Pour France 24 et les autres médias internationaux, cet épisode accroît l'incertitude quant à leur capacité à couvrir l'actualité en toute indépendance.
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10. L'opposition en RDC dénonce la répression gouvernementale des manifestations
En République démocratique du Congo, les partis d'opposition ont accusé le gouvernement du président Félix Tshisekedi d'avoir déployé une milice privée aux côtés de la police pour réprimer les manifestations nationales du 15 septembre contre les amendements constitutionnels qui lui permettraient de briguer un troisième mandat en 2028. À Kinshasa, la police a fait usage de gaz lacrymogène et de tirs de sommation, tandis que les manifestations étaient interdites ou dispersées à Mbandaka, au Sud-Kivu et au Tanganyika. La coalition C64, liée aux anciens candidats à la présidentielle Martin Fayulu, Moïse Katumbi et Delly Sesanga, exige des éclaircissements sur la répression. L'Église catholique a également condamné le projet de loi. Si Tshisekedi parvient à le faire adopter, il pourra prolonger son mandat au-delà de la limite actuelle de deux mandats. Dans ce cas, l'opposition, déjà divisée, serait privée de son dernier contre-pouvoir constitutionnel.
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