Radio TAMTAM AFRICA JOURNAL PARLÉ — RADIOTAMTAM AFRICA LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE BREAKING NEWS AFRIQUE 04 septembre 2026
04 septembre 2026 - 13:04 - 60vues
JOURNAL PARLÉ — RADIOTAMTAM AFRICA
LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE
Vendredi 4 septembre 2026
Présentation : Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Réalisation : G.-V.
En direct de Bezons, en Île-de-France
RADIOTAMTAM AFRICA
La Parole est une Force
La Parole est une Force
Bonjour à toutes et à tous.
Bonjour l’Afrique, bonjour à nos diasporas partout dans le monde.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif, au service de l’Afrique et de ses diasporas.
Nous sommes en direct de notre studio de Bezons, en Île-de-France.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci de nous rejoindre pour Le Grand Journal de l’Afrique, votre rendez-vous consacré aux grandes actualités politiques, économiques, sociales, sanitaires, environnementales et géopolitiques du continent.
Ce vendredi 4 septembre 2026, plusieurs dossiers majeurs retiennent notre attention.
Du Soudan à la Tunisie, de la République démocratique du Congo au Ghana, du Nigeria à l’Afrique du Sud, nous allons présenter les faits, les replacer dans leur contexte et mesurer leurs conséquences pour les populations africaines.
LES PRINCIPAUX TITRES
À la une de cette édition :
— Au Soudan, une mission des Nations unies alerte sur l’utilisation meurtrière des drones et sur le rôle présumé de plusieurs réseaux étrangers dans la poursuite du conflit.
— En Tunisie, la Cour de cassation confirme de lourdes peines de prison contre des responsables de l’opposition, des avocats et des hommes d’affaires.
— En République démocratique du Congo, les autorités sanitaires utilisent désormais des données téléphoniques anonymisées pour tenter d’anticiper la progression de l’épidémie d’Ebola.
— Au Ghana, le raffinage local devient obligatoire pour certaines exportations d’or, avec l’objectif de conserver davantage de valeur ajoutée dans le pays.
— Et en Afrique du Sud, les survivants et les descendants des victimes du massacre de Sharpeville engagent une action collective contre l’État.
Voilà pour les principaux titres.
Et maintenant, place à l’actualité.
SOUDAN — LES DRONES ET LES SOUTIENS ÉTRANGERS PROLONGENT LA GUERRE
Nous ouvrons ce journal au Soudan.
Selon une mission internationale d’établissement des faits des Nations unies, les drones utilisés par l’armée soudanaise et par les Forces de soutien rapide auraient tué plus de 1 000 personnes durant les cinq premiers mois de l’année 2026.
Les enquêteurs documentent des frappes ayant touché des hôpitaux, des marchés, des écoles, des installations électriques et des camps accueillant des personnes déplacées.
Certaines de ces attaques pourraient constituer des crimes de guerre.
La mission affirme également avoir des raisons de penser que des réseaux passant notamment par les Émirats arabes unis, le Tchad, la Libye et la Somalie ont apporté un soutien aux Forces de soutien rapide.
Elle évoque aussi la présence possible de près de 2 000 contractuels colombiens.
Ces affirmations sont contestées ou nuancées par plusieurs pays cités. L’enquête sur les soutiens étrangers accordés à l’armée soudanaise reste, pour sa part, moins avancée.
Derrière la guerre des drones se pose donc la question de la responsabilité des fournisseurs d’armes, des intermédiaires financiers et des acteurs étrangers.
Mais sur le terrain, ce sont toujours les populations civiles qui paient le prix le plus lourd.
TUNISIE — LES LOURDES CONDAMNATIONS DE L’OPPOSITION DEVIENNENT DÉFINITIVES
Direction maintenant la Tunisie.
La Cour de cassation a confirmé des peines pouvant aller jusqu’à 45 ans de prison contre des responsables politiques, des avocats et des hommes d’affaires accusés d’avoir conspiré pour renverser le président Kaïs Saïed.
Au total, quarante personnes étaient poursuivies. Vingt d’entre elles, installées à l’étranger, ont été condamnées en leur absence.
Nejib Chebbi, figure du Front de salut national, a notamment été condamné à douze années de prison.
Les opposants et les familles des prévenus dénoncent un procès politique ainsi qu’une justice placée sous l’influence du pouvoir exécutif.
Le gouvernement tunisien soutient, de son côté, que les personnes condamnées cherchaient réellement à déstabiliser l’État.
La décision de la Cour de cassation épuise normalement les voies ordinaires de recours dans le pays.
Cette affaire relance les interrogations sur l’indépendance de la justice, le pluralisme politique et l’avenir des libertés publiques en Tunisie.
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO — LES DONNÉES TÉLÉPHONIQUES MOBILISÉES CONTRE EBOLA
Nous poursuivons avec l’urgence sanitaire en République démocratique du Congo.
La nouvelle estimation fait état de plus de 6 250 cas confirmés et de 3 039 décès dans six provinces.
Selon l’Africa CDC, l’épidémie n’aurait pas encore atteint son pic.
Pour tenter d’anticiper sa progression, l’Organisation mondiale de la santé et l’organisation Flowminder analysent des données anonymisées fournies par l’opérateur Vodacom.
L’objectif est d’étudier les déplacements entre les différentes zones de santé et de repérer les territoires susceptibles de devenir de nouveaux foyers épidémiques.
La ville de Kisangani a ainsi été identifiée comme un carrefour à risque en raison de ses nombreux échanges avec les régions touchées.
Cette méthode présente toutefois plusieurs limites. Elle ne concerne qu’un seul opérateur téléphonique et permet difficilement de mesurer certains déplacements transfrontaliers.
Elle ne peut surtout pas remplacer le travail humain de suivi des malades et de leurs proches.
Sur environ 97 600 personnes considérées comme contacts potentiels, seulement 19 % auraient été effectivement suivies.
La technologie peut aider à détecter les risques. Mais elle ne sera réellement efficace que si les alertes entraînent le déploiement rapide de laboratoires, de lits, de médicaments et d’équipes sanitaires de proximité.
SOMALIE — DE NOUVEAUX AFFRONTEMENTS AUX PORTES DE BAIDOA
En Somalie, des affrontements ont opposé les forces fédérales à des milices fidèles à Abdiaziz Hassan Mohamed Laftagareen, ancien président de l’État du Sud-Ouest.
Les combats se sont déroulés aux abords de Baidoa.
L’hôpital régional de Bay indique avoir accueilli 71 blessés, parmi lesquels quinze femmes. Au moins un civil aurait perdu la vie.
Le ministère somalien de la Défense affirme que le groupe Al-Shabab aurait également participé aux affrontements. Cette implication n’a toutefois pas été confirmée de manière indépendante.
Les tirs auraient cessé dans l’après-midi, mais aucun bilan militaire officiel ni accord politique n’avait encore été annoncé.
Cette situation illustre les tensions persistantes entre le pouvoir fédéral de Mogadiscio et les autorités régionales.
Elle impose aussi de distinguer les rivalités institutionnelles internes de la lutte menée contre Al-Shabab.
GAMBIE — UN NOUVEAU DRAME SUR LA ROUTE DES CANARIES
Une nouvelle tragédie migratoire s’est produite au large des îles Canaries.
Une embarcation partie de Gambie vingt-sept jours auparavant a été secourue à environ 120 kilomètres de Grande Canarie.
Les autorités maritimes espagnoles ont confirmé la présence de cinq corps, qui n’ont pas pu être récupérés en raison des mauvaises conditions météorologiques.
Quarante et une personnes ont débarqué. Trois autres ont été hospitalisées dans un état grave.
Selon l’organisation Caminando Fronteras, les survivants évoquent jusqu’à 83 morts, parmi lesquels trois femmes et un bébé.
Ce bilan beaucoup plus lourd n’a pas encore été vérifié de manière indépendante. Il doit donc être présenté avec prudence comme un témoignage rapporté par les rescapés.
Ce drame pose une nouvelle fois la question des voies migratoires sûres, des opérations de secours en mer et de l’identification des victimes afin d’informer leurs familles en Gambie et dans la diaspora.
GHANA — LE RAFFINAGE LOCAL IMPOSÉ POUR CERTAINES EXPORTATIONS D’OR
Place maintenant à l’économie et à la souveraineté minière.
Depuis le 1er septembre, certains agrégateurs d’or ne peuvent plus exporter de l’or semi-raffiné sans le faire préalablement traiter au Ghana.
Cette directive de GoldBod s’appuie sur une loi adoptée en 2025, qui confie à cet organisme public la supervision de l’achat, du raffinage et de l’exportation de l’or.
Le Ghana dispose actuellement de quatre raffineries agréées.
Le pays aurait produit environ 185 tonnes d’or en 2025, représentant près de 20 milliards de dollars de recettes d’exportation.
À travers cette mesure, les autorités souhaitent que le Ghana ne soit plus uniquement un fournisseur de matières premières, mais qu’il conserve une part plus importante de la transformation et de la valeur ajoutée.
Il faudra néanmoins mesurer les résultats concrets : combien d’emplois seront créés ? Quelle part des revenus reviendra réellement à l’État, aux entreprises locales, aux travailleurs et aux communautés minières ?
NIGERIA — LA RAFFINERIE DANGOTE BIENTÔT INTRODUITE EN BOURSE
Au Nigeria, l’homme d’affaires Aliko Dangote affirme que l’offre publique concernant sa raffinerie pourrait ouvrir dans les prochains jours.
L’opération viserait environ cinq milliards de dollars et pourrait devenir l’une des plus importantes introductions en Bourse jamais réalisées sur le continent africain.
Le montant définitif et le calendrier restent toutefois soumis à l’approbation du régulateur nigérian.
Les capitaux levés devraient notamment permettre de doubler la capacité de la raffinerie, qui passerait de 650 000 à 1,4 million de barils par jour.
Aliko Dangote annonce également un projet de raffinerie côtière au Kenya.
Cependant, le financement, les partenaires institutionnels et les éventuels avantages fiscaux associés à ce nouveau projet ne sont pas encore connus.
Avant toute souscription, les petits investisseurs devront examiner attentivement la valorisation de l’entreprise, les risques financiers, la part réellement proposée au public et les règles de gouvernance prévues.
KENYA — LA GRÈVE DES INFIRMIERS SE PROLONGE
Au Kenya, la grève des infirmiers atteint son trente-septième jour.
Des professionnels de santé ont manifesté à Nairobi pour demander l’application des accords collectifs et l’amélioration de leurs conditions de travail.
Le conflit oppose depuis plusieurs années le syndicat des infirmiers, la Commission des salaires et les gouvernements des différents comtés.
Certains engagements remontent à 2017.
Les représentants des professions de santé affirment que le mouvement perturbe gravement le fonctionnement des établissements publics.
Ils alertent également sur les conséquences humaines des reports de soins.
Aucun bilan national indépendant ne permet cependant d’établir, à ce stade, le nombre de décès qui seraient directement liés à cette grève.
L’urgence consiste désormais à préciser les services fermés, les soins reportés et les solutions proposées aux patients, notamment aux femmes enceintes, aux enfants et aux personnes atteintes de maladies chroniques.
CÔTE D’IVOIRE — LE PRIX DU CACAO MAINTENU À 1 200 FRANCS CFA
En Côte d’Ivoire, le gouvernement maintient à 1 200 francs CFA le prix garanti du kilogramme de cacao pour la campagne principale 2026-2027.
Le prix avait atteint 2 800 francs CFA au début de la campagne précédente, avant d’être fortement réduit en mars, dans un contexte de baisse des cours et de difficultés de commercialisation.
Plusieurs planteurs espéraient une revalorisation après la reprise récente des marchés internationaux.
Le prix officiel ne garantit cependant pas que chaque producteur pourra vendre rapidement la totalité de sa récolte au tarif annoncé.
Au-delà du chiffre affiché, la véritable question concerne le revenu net des cultivateurs après le paiement de la main-d’œuvre, des intrants et du transport.
Il est également nécessaire de comparer les revenus des producteurs avec les bénéfices générés par la transformation industrielle et la commercialisation du chocolat.
La souveraineté agricole ne peut être pleinement réalisée si les premiers acteurs de la chaîne restent les moins rémunérés.
AFRIQUE DU SUD — LE MASSACRE DE SHARPEVILLE REVIENT DEVANT LA JUSTICE
Nous terminons ce tour de l’actualité en Afrique du Sud.
Plus de soixante ans après le massacre de Sharpeville, des survivants et des descendants de victimes engagent une action collective contre l’État sud-africain.
Le 21 mars 1960, la police du régime d’apartheid avait ouvert le feu sur une manifestation dénonçant les lois sur les laissez-passer.
Le bilan historique officiellement retenu fait état d’au moins 69 morts et de plus de 180 blessés, même si certaines recherches avancent des chiffres plus élevés.
Les plaignants contestent notamment une loi d’indemnisation adoptée en 1961, qui avait protégé le pouvoir de l’apartheid contre les demandes de réparation.
Ils affirment que de nombreuses familles n’ont jamais bénéficié des réparations recommandées après la fin du régime ségrégationniste.
Le tribunal ne s’est pas encore prononcé sur le fond.
Cette procédure relance une question essentielle pour l’Afrique et ses diasporas : que vaut la reconnaissance d’un crime historique lorsqu’elle n’est accompagnée ni d’une justice effective ni de réparations à la hauteur des préjudices subis ?
CONCLUSION
Ainsi s’achève ce Grand Journal de l’Afrique du vendredi 4 septembre 2026.
De la guerre des drones au Soudan à la mémoire de Sharpeville, en passant par l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, l’actualité de ce jour nous rappelle une exigence fondamentale :
Informer, ce n’est pas simplement annoncer.
Informer, c’est vérifier.
C’est contextualiser.
C’est distinguer les faits des déclarations, les accusations des preuves établies et les projets des décisions définitives.
C’est surtout replacer les populations africaines au centre de l’information.
APPEL AU SOUTIEN
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Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci pour votre écoute, votre confiance et votre fidélité.
Prenez soin de vous et de vos proches.
À très bientôt pour une nouvelle édition du Grand Journal de l’Afrique.
RADIOTAMTAM AFRICA — LA PAROLE EST UNE FORCE.

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