AFRIQUE2050 : Diaspora Appel à la restitution Actualité Afrique 2050 04 octobre 2021
04 octobre 2021 - 19:00 - 4253vues
Par Félicité VINCENT
Dans le cadre de la campagne pour la restitution, menée par l’Etat de la diaspora africaine, de nombreux rois et grands dirigeants ont soutenu cet appel international :
95% des trésors culturels de l’Afrique se trouvent en dehors de l’Afrique. Ils sont au Tervuren Museum à Bruxelles, au Quai Branly Museum à Paris, au British Museum de Londres, au Metropolitan Museum de New York, etc. Ces biens ont été volés pendant la colonisation, souvent dans un contexte de violence et de massacre, et aujourd’hui des milliers d’objets, et même des restes humains, sont conservés et exposés comme trophées.
Nous ne parlons pas seulement des crimes passés commis par les armées. On parle aussi de crimes contemporains : les musées sont complices parce qu’ils sont coupables de recevoir des biens volés et de profiter de ces trésors. Le goût des beaux-arts ne peut être une excuse pour de telles attitudes. Le Directeur général de l’UNESCO rappelait en mai 1977 : « Certains peuples ont perdu la quasi-totalité des biens culturels qui constituent un aspect essentiel de leur mémoire collective et un message transmis par leur passé. Ces peuples appellent à une compréhension de leur perte ».
Cette situation est inacceptable et répréhensible. Le dialogue interculturel ne peut pas être fondé sur le pillage interculturel. La restitution de nos biens ne peut être refusée. C’est une question de justice et de culture, bien sûr; c’est aussi une question spirituelle, car beaucoup de ces objets ont une signification religieuse dans la tradition à laquelle ils appartiennent. C’est aussi un enjeu économique : ces trésors sont une source de devises étrangères et de développement touristique dont les pays d’origine sont privés.
Lorsque les citoyens africains veulent transmettre leur patrimoine à leurs enfants, ils ne peuvent pas le faire, car la plupart de ces objets sont dispersés en Europe et dans les Amériques et dans des collections privées. Ils sont privés de leur mémoire. L’Europe rejette les migrants africains mais entend conserver les trésors africains.
L’État de la diaspora africaine a déjà fait des progrès significatifs en matière de restitution en France, en Belgique et au Parlement européen, et a déjà pris des mesures concrètes pour préserver les objets une fois qu’ils aient été restitués. Mais la plupart de ces trésors sont encore en dehors du continent, tandis que de nombreux musées très modernes en Afrique restent désespérément vides. Cette situation ne peut pas continuer : elle crée des tensions dans les relations Nord-Sud et nuit fortement à l’amitié entre les peuples et à la diplomatie internationale.
C’est pourquoi, en tant que rois, concernés par les droits de l’homme, la culture et les exigences de la Décennie des Nations Unies pour les personnes d’ascendance africaine, nous soutenons la campagne « Restitution Now » menée par l’État de la diaspora africaine, et à la veille du Sommet Afrique-France qui débutera le 7 octobre 2021, nous demandons : Les dirigeants africains à formuler activement des demandes officielles de restitution en soutien au Président de l’Union africaine, Félix Tshisekedi, qui, lors de son investiture, a déclaré que la restitution serait l’une de ses priorités, et qui devra mettre fermement la question sur la table lors du Sommet Afrique-France et au-delà ;
Les dirigeants de l’UE à mettre en œuvre la résolution du Parlement européen votée le 26 mars 2019, qui appelle les pays et institutions membres à prendre en compte « les crimes contre l’humanité subis par les personnes d’ascendance africaine » et à mettre en œuvre « des réparations sous la forme d’excuses publiques ou de la restitution d’objets volés à leur pays d’origine.
D’autres pays comme le Royaume-Uni, la Suisse, le Vatican ou les États-Unis doivent faire de même, et mettre en place un processus de restitution dès que possible, car ces États ont également des dizaines de milliers de trésors et de biens culturels appartenant à l’Afrique dans leurs musées.
Mentions:
Chef Fortune Charumbira, Président du Parlement de l’Union africaine,
Daagbo Hounon, chef suprême du culte vaudou,
Dr Julius Garvey,
Le Haut Conseil des Rois d’Afrique,
Royaume-Uni d’Afrique,
Sa Majesté Tchiffy Zié, Secrétaire général du Forum des rois et chefs traditionnels d’Afrique,
Sa Majesté Pr Dada Awiyan Kopkon Octave Cossi Houdegbe, Président du Conseil panafricain des autorités traditionnelles et coutumières
Chef Zanzan Karwa, Président du Conseil des chefs du Libéria,
Sa Majesté le Roi Francis Nnwaneri, Président de la Fédération du Forum du Sud-Ouest et de l’Afrique (SWAF),
Le Conseil national des chefs du Zimbabwe
La Chambre des chefs de Zambie,
Le Haut Conseil des Rois du Bénin,
L’Union des chefs traditionnels du Togo,
L’Organisation des Royaumes d’Afrique du Sud, et de nombreux autres rois du Bénin, du Nigeria, du Cameroun, du Niger, du Burkina Faso, du Congo, du Mali, etc.
Tous les produits présentés dans cette histoire sont sélectionnés indépendamment par nos éditeurs. Toutefois, lorsque vous achetez quelque chose par le biais de nos liens de vente au détail, nous pouvons gagner une commission d’affiliation pour financer les charges de la station radio, vous pouvez nous soutenir en faisant vos achats.
Soutenez notre équipe de bénévoles Faire un don à RadioTamTam –Réduire vos impôts jusqu’à 75 % Cette nouvelle vous est apportée par une équipe de bénévoles qui travaillent dur. Si vous souhaitez nous aider à couvrir nos frais et à maintenir ce site en activité, pensez à vous inscrire ! Parrainez notre site ou achetez des espaces publicitaires. Atteindre un public incroyable: Chaque année, des millions de lecteurs engagés visitent notre site et lisent notre contenu exclusivement positif. D’avance et de tout cœur, je vous remercie de votre appui Merci pour votre aide
Félicité VINCENT CEO de RadioTamTam
L’équipe de RadioTamTam Propulsé par HelloAsso



Se connecter Inscription