©REVUE DE PRESSE AFRICAINE - 15 novembre 2024 : 15 novembre 2024
15 novembre 2024 - 16:02 - 1738vues
Par Félicité VINCENT
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AFRIQUE CENTRALE GABON SELON RADIOTAMTAM AFRICA : GABON Non au référendum : Hervé Patrick Opiangah défend la souveraineté du Gabon. Libreville, 14 novembre 2024 – En prévision du référendum constitutionnel du 16 novembre, Hervé Patrick Opiangah, président de l'Union pour la Démocratie et l'Intégration Sociale (UDIS), a exprimé une position ferme, encourageant les Gabonais à rejeter la proposition constitutionnelle. Il a articulé son discours autour de la défense des acquis démocratiques et de la souveraineté nationale gabonaise.
Opiangah commence par rappeler le contexte du projet Vision 2025, lancé pour orchestrer la transition vers une démocratie civile d'ici 2025, en accord avec la promesse du général Brice Clotaire Oligui Nguema. Le président de l'UDIS estime que ce projet de constitution devrait englober cet "acte démocratique" et honorer la dignité de la population. "Le projet de constitution soumis à notre vote doit explicitement indiquer s'il nous libère. Ou s'il nous enferme dans une prison légale aux barreaux invisibles, dont nous céderions les clés, dès ce samedi, à tout geôlier potentiel lors de la prochaine élection présidentielle."
Le président de l'UDIS exprime également son opposition à la vigoureuse campagne en faveur du "OUI", estimant qu'il est contradictoire de « solliciter avec tant d'insistance ce que le peuple aurait lui-même souhaité et exprimé ». À son avis, cette insistance fait naître des doutes sur l'indépendance du choix populaire. Il invite à une analyse minutieuse et critique du texte constitutionnel, à l'écart des influences politiques, afin de sauvegarder « les acquis démocratiques durement obtenus depuis notre indépendance ».
Opiangah se réfère à la nuit historique du 30 août 2023, surnommée le « Coup de la Libération », durant laquelle l'ex-président Ali Bongo Ondimba a été renversé. Selon lui, le projet de la nouvelle constitution trahit les aspirations démocratiques associées à cet événement. « Ce coup d'État militaire, largement approuvé par le peuple, a été qualifié de 'Coup de la Libération'. » À son avis, le texte en question ne satisfait pas les attentes du peuple gabonais et pourrait instaurer un pouvoir trop important.
Il critique également la tendance à centraliser les pouvoirs autour de la présidence, qualifiant cette évolution de « glissement inacceptable » vers un « Président de la République presque de Droit Divin ». Opiangah exprime aussi ses préoccupations concernant l'établissement d'un Parlement « de façade » et la mise en place d'un service militaire obligatoire mal défini. « Une constitution se doit d'être impersonnelle et intemporelle. Ce n'est pas le rôle de la loi fondamentale d'accorder l'amnistie à quiconque, surtout pas pour des crimes non spécifiés. »
En fin de compte, Opiangah incite les Gabonais à rejeter par un vote NON une constitution qui assurerait des contre-pouvoirs et protégerait le peuple de l'« autorité absolue ». Opiangah termine en déclarant : « Si nous désirons la constitution que nous méritons, mobilisons-nous pour un NON empreint de dignité, un NON démocratique », lors du référendum. Selon l'UDIS, voter NON le 16 novembre est l'unique façon de clore le chapitre de manière sincère et de restituer le pouvoir au peuple, conformément aux promesses de la période de transition.
Il est maintenant l'un des principaux partisans du NON, aux côtés de l'ex-Premier ministre Alain Claude Billie By Nze et de Pierre Claver Maganga Moussavou.
AFRIQUE DE L’OUEST SENEGAL SELON AFRICANEWS : Législatives au Sénégal : dernier de jour de campagne. Dernier jour de campagne avant les élections législatives de ce weekend au Sénégal. Le scrutin verra s’affronter notamment les deux anciens rivaux présidentiels Ousmane Sonko et Macky Sall. L’ex-président sénégalais qui a fait campagne depuis le Maroc, a pu compter sur ses équipes et colistiers pour mobiliser ses partisans à la veille des élections…Les élections législatives ont été annoncées après la dissolution du parlement sénégalais par le président élu Bassirou Diomaye Faye. Ce dernier a enclenché le processus en déclarant que le parlement contrôlé par l’opposition l’empêchait d’agir et de mettre en place ses plans pour le gouvernement. Près de 7.4 millions d’électeurs inscrits, sur une population de 18 millions d’habitants, sont attendus dans les urnes.
AFRIQUE OCEAN INDIEN COMORES SELON RFI : Comores: la société civile plaide pour la participation de l’opposition aux élections législatives et communales. Aux Comores, ce vendredi 15 novembre marque la date limite de dépôt des candidatures pour les élections communales et législatives de janvier 2025. Cependant, la coalition Opposition unie des Comores (OUC) hésite encore à participer, estimant que les conditions du scrutin ne sont pas démocratiques. Certains des membres de l’opposition ont toutefois décidé de se lancer dans la course. De son côté, la société civile appelle à un engagement actif sur le terrain…Depuis le boycott des législatives en 2020, l’opposition est absente des institutions clés et la société civile juge que cette absence a laissé le champ libre au gouvernement
AFRIQUE DE L’OUEST MALI SELON RFI : Mali: la phase de liquidation, ultime étape du départ de la Minusma, est terminée. La Mission des Nations unies au Mali (Minusma), a cessé d’opérer il y a près d’un an, le 31 décembre 2023. Depuis cette date, la Minusma ne disposait plus de mandat et ne menait plus d’activité. Certaines équipes étaient pourtant toujours présentes au Mali pour le processus de « liquidation de mission » consacré aux dernières étapes logistiques et administratives. Ce processus devait prendre fin le 31 décembre 2024, il sera finalement officiellement conclu avec un peu d’avance, ce vendredi 15. Les autorités maliennes de transition récupèrent aujourd’hui le vaste camp de la Minusma à Bamako, sur la route de l’aéroport. Le dernier, après la rétrocession de celui de Gao en juillet. La Minusma avait quitté tous les autres dès 2023…Ces derniers mois ont été consacrés au transfert d’équipements vers les pays contributeurs ou vers d’autres missions onusiennes dans le monde, ainsi qu’à la clôture des contrats et des comptes financiers.
AFRIQUE UNION AFRICAINE SELON TV5MONDE : Mpox: l’agence sanitaire de l’UA approuve un premier test PCR africain. L’agence sanitaire de l’Union africaine, l’Africa CDC, a annoncé jeudi avoir approuvé un premier test PCR pour le mpox développé sur le continent, se félicitant d' »une avancée majeure » dans la réponse à l’épidémie en cours. L’Africa CDC a « recommandé (…) le premier test PCR en temps réel fabriqué localement pour le mpox » par l’entreprise marocaine Moldiag, saluant une « étape majeure » vers l’ »autosuffisance des systèmes de santé publique africains ». L’agence sanitaire a indiqué sur X que le test détecte rapidement l’ADN pathogène dans le sang, la salive ou les tissus. Son approbation souligne sa « fiabilité et son efficacité », selon un communiqué…La liste de tests PCR en temps réel approuvés par l’agence sanitaire comprenait jusqu’ici des tests développés aux Etats-Unis, en Allemagne, en Chine, en Espagne et en Corée du Sud.
AFRIQUE CENTRALE RDCONGO SELON VOAAFRIQUE : Impatience et indignation à la frontière entre le Rwanda et la RDC
Les populations qui pratiquent le commerce transfrontalier entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo s’indignent contre les mesures restrictives à la frontière des deux pays. Elles souhaitent que ces mesures soient levées pour que leurs échanges redeviennent fructueux. Au point de passage dénommé Petite barrière entre la ville congolaise de Goma et celle de Rubavu au Rwanda, les acteurs du commerce transfrontaliers traversent de part et d’autre. Cependant depuis deux ans et trois mois, le gouvernement de la RDC a décidé de fermer la frontière à 15h, au lieu de 22h comme c’était auparavant. Ces restrictions ont eu un impact négatif sur les échanges entre les deux pays…Les populations rwandaises et congolaises souhaitent la levée de toutes les restrictions pour permettre un commerce normal comme c’était auparavant.
AFRIQUE DE L’EST RWANDA SELON LE MONDE : Au Rwanda, l’épidémie du virus de Marburg « est terminée », déclare le ministre de la santé. L’épidémie du virus de Marburg est terminée au Rwanda, où aucun nouveau cas de contamination n’a été signalé depuis près de deux semaines, ni aucun décès depuis un mois, a déclaré jeudi 14 novembre le ministre de la santé rwandais…L’agence sanitaire de l’Union africaine avait déjà récemment annoncé que le Rwanda était en bonne voie pour sortir de l’épidémie – déclarée fin septembre – du virus qui figure parmi les plus mortels au monde…Au total, Marburg a fait quinze morts dans le petit pays de la région des Grands Lacs, avec un taux de mortalité de 22,7 %, a précisé M. Nsanzimana. Soixante-six cas ont été enregistrés, et 51 personnes contaminées ont survécu à la maladie…Il n’existe actuellement aucun vaccin, ni traitement antiviral officiellement approuvé. Une campagne de vaccination avec un vaccin expérimental avait été lancée au Rwanda le mois dernier.
AFRIQUE France/RWANDA SELON LE MONDE : Génocide des Tutsi : la justice administrative « incompétente » pour juger l’Etat français. Le tribunal administratif de Paris a rejeté jeudi 14 novembre une requête déposée par des victimes du génocide des Tutsi, au Rwanda, visant à faire condamner l’Etat français pour sa complicité présumée dans la tragédie survenue en 1994, s’estimant « incompétent ». L’enjeu de ce contentieux était de savoir si les faits incriminés constituaient des « actes de gouvernement », qui bénéficient d’une totale immunité juridictionnelle, en général pour des raisons de diplomatie, de sûreté intérieure ou extérieure ou de faits de guerre. Le tribunal administratif a statué dans ce sens, considérant « qu’il n’est pas compétent dès lors que les décisions et agissements de l’Etat français entre 1990 et 1994 à l’égard de l’Etat rwandais, puis de l’Organisation des Nations unies ne sont pas détachables de la conduite des relations internationales de la France ». Signée par une vingtaine de victimes ou témoins du génocide et deux associations, Rwandais Avenir et le Collectif des parties civiles pour le Rwanda, la requête – une première devant la justice administrative – avait été déposée en avril 2023.
AFRIQUE OCEAN INDIEN MADAGASCAR SELON RFI : COP29: Madagascar et les autres pays neutres en carbone créent le club «G-Zéro». Aux côtés du Suriname, du Panama et du Bhoutan, Madagascar a lancé ce mardi 12 novembre 2024 à Bakou une alliance que peu d’autres États peuvent prétendre rejoindre : celle des pays neutres ou négatifs en carbone. Les pays de cette coalition baptisée « G-Zéro » se battent maintenant pour la reconnaissance d’un statut officiel et des fonds pour le maintenir, au risque pour Madagascar de perdre sous peu ce précieux rôle de puits de carbone…Un message d’autant plus crucial que la préservation de ce statut est menacée. Les émissions augmentent et Madagascar pourrait basculer dans le camp des pays émetteurs de gaz à effets de serre dès 2026. Au fil de feux incontrôlés, l’île a perdu de 2001 à 2023 1 million d’hectares de forêts primaires humides, selon Global Forest Watch, soit la superficie totale de la seule région Menabe à l’ouest de l’île.
AFRIQUE CENTRALE RDCONGO SELON RADIO OKAPI : COP29 : Judith Suminwa plaide pour la valorisation du capital naturel de la RDC. La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a représenté le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi à la réunion présidentielle organisée par la Banque africaine de développement (BAD), mercredi 13 novembre 2024, au cours de la 29ème Conférence annuelle des Nations unies sur les changements climatiques (COP29), à Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan. La cheffe du Gouvernement congolais a revendiqué la valorisation adéquate du capital naturel de la RDC, qui rend d’importants services environnementaux et écosystémiques : « J’ai bien noté qu’une valorisation adéquate du stock du capital naturel de nos États pourrait entraîner des énormes retombées économiques et financières pour nos nations et pour nos populations. À titre d’exemple, une estimation générale des services de séquestration du carbone du bassin du Congo indique qu’il pourrait potentiellement générer une valeur d’environ 55 milliards USD par an pour notre région d’Afrique centrale ». Selon elle, le patrimoine naturel de la RDC rend d’importants « services environnementaux et écosystémiques à toutes les échelles. Au niveau international, ce patrimoine contribue à stabiliser le climat. Au niveau régional, il contribue à réguler les ressources en eau et au microclimat. Au niveau national, ce patrimoine sert de source principale aux besoins alimentaires et sanitaires. »
AFRIQUE DE L’OUESTCÔTE D’IVOIRE SELON JEUNE AFRIQUE : Présidentielle en Côte d’Ivoire : les listes électorales toujours boudées. Depuis le lancement de la révision de la liste électorale le 19 octobre dernier, le constat est clair : les électeurs ne se bousculent pas devant les quelque 12 000 lieux de recensement. Selon les chiffres de la CEI, au 9 novembre, on dénombrait un peu plus de 500 000 nouvelles demandes d’inscriptions. Très loin des 4,5 millions nouveaux électeurs potentiels. Initialement prévue du 19 octobre au 10 novembre, la période légale pour s’enregistrer a finalement été prolongée d’une semaine. Pas de quoi contenter les partis de l’opposition qui souhaitaient un délai plus long…Lors d’une rencontre avec les jeunes d’Anyama, le ministre de la Jeunesse Mamadou Touré a martelé : « Être inscrit sur la liste électorale, c’est obtenir un pouvoir. Le pouvoir d’adouber ou de sanctionner les candidats, tant au niveau local que national. »…Les partis de l’opposition ivoirienne sont unanimes sur la nécessité d’auditer le fichier électoral.
AFRIQUE DE L’OUEST GHANA SELON RFI : Au Ghana, les réfugiés ivoiriens, privés de droits, sont plongés dans la précarité. Au Ghana, voilà plus d’une décennie qu’environ un millier d’Ivoiriens ont établi domicile après avoir fui, en 2011 pour la plupart, les violences causées par la crise électorale. Beaucoup y ont créé leurs commerces, poursuivi des études ou même fondé une famille. Pas question pour eux donc de rentrer en Côte d’Ivoire. Sauf que depuis la cessation officielle de leur statut de réfugié en 2022, leur vie a basculé dans une grande précarité. Pourtant, un accord signé entre le gouvernement ghanéen et l’ONU leur garantit un permis de séjour permanent. Aujourd’hui, certains d’entre eux revendiquent leurs droits…[I]ls sont environ 500 Ivoiriens à avoir demandé un permis de séjour sur le sol ghanéen. Des documents normalement garantis par un accord signé entre l’ONU et le Ghana. Sauf qu’aujourd’hui, les anciens réfugiés attendent toujours, alors que leurs passeports ont bel et bien été transmis par la Côte d’Ivoire aux autorités ghanéennes en mars 2023.
AFRIQUE DE L’OUEST GHANA SELON TV5MONDE : Entretien avec Nana Akufo-Addo, président du Ghana. [VIDÉO] Le président du Ghana Nana Akufo-Addo était à Paris pour une visite officielle. Il a rencontré son homologue Emmanuel Macron. Le président ghanéen a accordé un entretien à Ousmane Ndiaye.
Nous vous donnons rendez-vous très bientôt pour une nouvelle édition de la Revue de Presse Afrique. Merci d’avoir été avec nous ce soir sur RADIOTAMTAM AFRICA. Passez une excellente soirée en notre compagnie !
Pour conclure, nous vous laissons avec cette citation inspirante d’Armand Jules Claude Marquiset : « Tant d’êtres pleurent, tant d’êtres pourraient les consoler. » Rejoignez-nous pour des moments d’échange uniques, où ensemble nous réfléchirons aux défis et aux opportunités qui façonnent l’avenir de l’Afrique. Restez à l’écoute de RADIOTAMTAM AFRICA !
« Si l’argent vient du peuple, les nouvelles sont pour le peuple. » - Ricky, partisan de la radio publique.
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