FRANCE : L’arrêté qui condamne la chloroquine, possible remède contre le virus Actualités 24 mars 2020
24 mars 2020 - 18:28 - 4406vues
Par RadioTamTam
Un arrêté du 13 janvier 2020 classe sur les listes des substances vénéneuses le chloroquine, qui à cette date était présenté par les Chinois comme un possible remède contre le coronavirus. Une polémique dont on se serait volontiers passé
Trop longtemps, Pasteur qui découvrait le vaccin contre la rage fut mis au ban de la communauté scientifique, avant d’être reconnu à sa juste place. En aurait-il été de même pour le professeur Didier Raoult, reconnu par les sommités de la médecine mondiale et qui prône l’utilisation de la chloroquine dans la lutte contre le coronavirus. Ce grand spécialiste aurait-il, comme Pasteur, été victime de la bien pensance médicale? A lire
Une piste prometteuse ignorée
La question se pose alors qu’on découvre que cette molécule, largement utilisée sous la forme de la vivakine dans la lutte contre le paludisme par des dizaines de milliers de voyageurs en Afrique, a été jugée peu crédible au début de janvier 2020, au point d’être classée comme une substance vénéneuse.
Cet arrêté fut pris à l’époque sous pression de l’ancien directeur de l’Inserm jusqu’en janvier 2019, Yves Levy, le mari d’Agnès Buzyn, alors ministre des solidarités et de la Santé du gouvernement d’Edouard Philippe. Lequel Yves Levy menait en coulisses un combat personnel contre Didier Raoult. Un conflit d’intérêt ? Certains le pensent très fort.
Remarquons qu’alors la chloroquine avait été jugée possiblement efficace par des médecins chinois déjà engagés dans la lutte contre la pandémie et dont les études partielles commençaient à parvenir en France.
Des résultats troublants
Autre circonstance troublante, ce médicament a été administré à Marseille, ces derniers jours, à de nombreux malades atteints par le coronavirus, dont plusieurs personnalités politiques comme Christian Estrosi, maire de Nice. Des résultats cliniques pour l’instant limités ont semblé montré que le remède pourrait être efficace, sous réserve d’autres essais thérapeutiques qui viennent d’être engagés au niveau européen.
Pourquoi si tard ? Et pourquoi avec de telles réserves relayées par l’establishment médial lié au ministère de la Santé ou à l’Inserm et relayé par des « experts » auto désignés? A lire
Si la molécule contestée se révélait effectivement efficace contre le coronavirus, Agnès Buzyn et son mari devraient répondre des retards qui ont été constatés dans l’exploration médicale d’une piste prometteuse.
VOICI L’ARRETE PRIS PAR LE MINISTRE DES SOLIDARITES, AGNES BUZYN, LE 13 JANVIER 2020
La ministre des solidarités et de la santé,
Vu le code de la santé publique, notamment les articles L. 5132-1, L. 5132-6, L. 5132-7 et R. 5132-1 ;
Vu l’arrêté du 22 février 1990 modifié portant inscription sur les listes I et II des substances vénéneuses définies à l’article L. 5132-6 du code de la santé publique ;
Vu l’avis du directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail en date du 12 novembre 2019 ;
Sur proposition du directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé en date du 13 décembre 2019,
Arrête :
Article 1
Est classée sur la liste II des substances vénéneuses l’hydroxychloroquine sous toutes ses formes.
Article 2
Le directeur général de la santé et le directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 13 janvier 2020.
Source : Mondafrique
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