GABON – Affaire Mbanié et exfiltration des Bongo : Bilie By Nzé brise le silence. Actualité Afrique 2050 21 mai 2025
21 mai 2025 - 14:22 - 1931vues
Nous avons une petite faveur à vous demander pour soutenir notre travail Cliquez ici
À propos de Félicité Amaneyâ Râ VINCENT - Rédactrice en chef à RADIOTAMTAM AFRICA , Félicité s'engage à façonner la radio de demain pour une Afrique prospère, inspirante , et prête à illuminer le monde. Restons en contact
Dans un entretien accordé à RFI, l’opposant gabonais Alain-Claude Bilie By Nzé, ancien Premier ministre sous le régime Bongo, s’est exprimé sans détour sur deux sujets brûlants de l’actualité gabonaise : la décision de la Cour internationale de justice (CIJ) sur le différend territorial avec la Guinée équatoriale, et l’exfiltration de Sylvia Bongo et son fils Noureddin vers l’Angola.
Mbanié : une « amputation territoriale »
Pour Bilie By Nzé, la décision de la CIJ accordant les îlots contestés à la Guinée équatoriale est « une catastrophe nationale ». Il déplore une perte ressentie comme une « amputation d’un membre », insistant sur le fait que le Gabon a toujours exercé une souveraineté effective sur ces îles, en particulier Mbanié, qui, selon lui, « fait partie intégrante du territoire gabonais ». Il réfute toute idée « d’occupation », soulignant que des activités gabonaises y sont bel et bien menées.
S’il reconnaît la légitimité de la justice internationale, il appelle néanmoins à « maintenir le dialogue », estimant que la voie diplomatique reste ouverte pour un règlement apaisé.
Sylvia et Noureddin Bongo : une exfiltration controversée
L’ancien Premier ministre a également violemment critiqué la gestion opaque de l’exfiltration de Sylvia Bongo Ondimba et de son fils Noureddin, transférés vers l’Angola dans des conditions encore floues. Il dénonce un manque total de transparence :
« On découvre un matin qu’ils ne sont plus là. Personne n’en parle. Aucun responsable n’assume. »
Pour lui, les autorités actuelles ont préféré éviter un procès public, probablement pour éviter des révélations gênantes. Il fustige une dissimulation orchestrée, évoquant une stratégie de manipulation politique, et accuse le pouvoir de confisquer la vérité.
Des accusations de torture qui appellent des réponses
Bilie By Nzé demande aussi des éclaircissements sur les accusations de torture formulées par l’avocat français François Zimeray, défenseur de la famille Bongo.
« Ce sont des accusations extrêmement graves. Les autorités doivent absolument réagir. »
Transparence exigée sur les fonds détournés
Concernant les fonds supposément détournés, l’opposant est formel :
« Si de l’argent a été récupéré, qu’on le dise. Combien ? Où ? Comment ? »
Pour lui, l’opacité alimente le ressentiment populaire et affaiblit la légitimité de la nouvelle gouvernance. Il appelle à une reddition de comptes claire devant le peuple gabonais.
Conclusion
À travers cette double prise de parole, Bilie By Nzé adopte un ton tranché, entre appel à la transparence et critique sévère du pouvoir actuel. Dans un pays en quête de renouveau démocratique, ses propos relancent le débat sur la responsabilité politique, la gestion du patrimoine national, et le devoir de vérité envers les citoyens.




Se connecter Inscription