GABON – Pascaline Bongo visée par une nouvelle procédure judiciaire en France. Actualité Afrique 2050 16 juin 2025
16 juin 2025 - 11:38 - 1194vues
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La fille aînée d’Omar Bongo et sœur de l’ancien président Ali Bongo, Pascaline Bongo, a été mise en examen en janvier 2025 à Paris pour « blanchiment de corruption d’agent public étranger ».
Une information judiciaire qui vient d’être révélée, bien que l’acte d’inculpation remonte à plusieurs mois.
Les faits en question remonteraient aux années 2000, à l’époque où Pascaline Bongo occupait le poste stratégique de directrice de cabinet de son père, le président Omar Bongo. L’enquête, ouverte depuis juillet 2015, s’appuie sur des documents saisis lors d’une perquisition cette même année. Elle cible notamment des flux financiers suspects transitant par une société basée à Hong Kong.
L’affaire implique également l’avocat français Jean-François Meyer, ancien conseil du président défunt, lui aussi mis en examen. Toutefois, les enquêteurs précisent que cette procédure n’est pas liée à l’affaire emblématique des "biens mal acquis".
Me Corinne Dreyfus-Schmidt, avocate de Pascaline Bongo, conteste la validité du dossier. Elle parle d’un « acharnement juridique » et qualifie l’enquête de "lacunaire" :
« À partir du moment où on voit le nom Bongo, on voit rouge. »
Elle souligne l’absence d’éléments probants : aucune date ne précise des faits, des accusations floues, et un dossier resté inactif pendant près de dix ans. Pour l’avocate, ce vide affaiblit la légitimité de la mise en examen.
En 2024, Pascaline Bongo avait déjà été jugée dans une affaire distincte pour corruption passive d’agent public étranger. Elle avait alors été relaxée par le tribunal correctionnel de Paris, une décision que le Parquet national financier a toutefois contestée en faisant appel.
Aujourd’hui, la défense attend une décision de la chambre de l’instruction, saisie pour contester cette nouvelle mise en examen.
« Je suis confiante », déclare Me Dreyfus-Schmidt, évoquant un précédent favorable.



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