RADIOTAMTAM AFRICA • Tribune (Opinion)
Soutien aux enseignants gabonais : la dignité ne se négocie pas
Publication : 19 janvier 2026 • Gabon
✦ Tribune citoyenne • Premium
Je suis un pur produit de l’école publique gabonaise. En ce 19 janvier 2026, alors que les enseignants du Gabon sont engagés dans une grève pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, cette tribune exprime une solidarité claire : la dignité ne se promet pas, elle se garantit.
Je suis un pur produit de l’école publique gabonaise.
De l’école Sainte-Anne, près de la gare routière, à l’Institution Immaculée Conception, jusqu’à l’Institut National des Sciences de Gestion, mon parcours personnel et intellectuel est indissociable de l’engagement de ces femmes et de ces hommes qui ont fait le choix de transmettre le savoir, souvent dans des conditions difficiles, parfois indignes, mais toujours avec une profonde conscience de leur mission.
Tout ce que je suis aujourd’hui, je le dois à l’école publique du Gabon. Et surtout, je le dois à ses enseignants.
En ce 19 janvier 2026, alors que les enseignants gabonais sont engagés dans un mouvement de grève pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, j’exprime ma solidarité pleine et entière.
Leur combat n’est ni excessif ni corporatiste. Il est profondément national.
Car il touche au cœur même de notre projet de société. Il interroge notre rapport à la justice sociale, à la reconnaissance du travail, et à la place que nous accordons à la transmission de la connaissance dans la construction de la Nation.
Le 30 août 2023, des engagements solennels ont été pris : restauration des institutions, retour à la dignité, justice et équité. Or, force est de constater que, depuis plusieurs mois, la réalité vécue par les enseignants contredit ces promesses.
Comment parler de développement durable lorsque celles et ceux qui forment les élites de demain sont maintenus dans la précarité, l’incertitude administrative et le manque de considération ? Comment prétendre reconstruire un pays en fragilisant son école publique ? Comment invoquer la dignité nationale tout en laissant les enseignants lutter pour des droits fondamentaux ?
Il n’y a pas de développement sans éducation.
Il n’y a pas d’éducation sans enseignants respectés.
Et il n’y a pas de Nation forte sans justice sociale.
Citoyenne gabonaise engagée et membre du parti Ensemble pour le Gabon (EPG), je réaffirme une conviction simple, mais essentielle : la transmission du savoir est un pilier stratégique du développement national. Elle doit être protégée, valorisée et soutenue par des politiques publiques cohérentes et courageuses.
Un pays qui néglige ses enseignants se condamne à l’immobilisme. Un État qui affaiblit son école compromet son avenir. Une société qui humilie ses éducateurs renonce à sa propre dignité.
Je suis résolument solidaire des enseignants gabonais. Ils se battent pour leurs droits, mais aussi pour l’avenir de nos enfants, pour la qualité de notre école publique et pour la crédibilité de notre parole collective.
La dignité ne se proclame pas. Elle se garantit par des actes.
Et la dignité commence par le respect effectif de celles et ceux qui forment la Nation.
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Signature
Thérèse Nguema
Citoyenne gabonaise engagée
Membre du parti Ensemble pour le Gabon (EPG)
Membre du parti Ensemble pour le Gabon (EPG)
Tribune publiée sur RADIOTAMTAM AFRICA • La Voix Primordiale de l’Afrique dans le monde



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