JOURNAL PARLÉ RADIOTAMTAM AFRICA LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE Actualités africaines 19 septembre 2026
19 septembre 2026 - 15:14 - 64vues
JOURNAL PARLÉ
RADIOTAMTAM AFRICA
LE GRAND JOURNAL
DE L’AFRIQUE
DE L’AFRIQUE
SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2026
RADIOTAMTAM AFRICA — LA PAROLE EST UNE FORCE
Présentation : Ce journal est placé sous la direction éditoriale de Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste, fondatrice et rédactrice en chef de RADIOTAMTAM AFRICA
Réalisation : G.-V.
En direct de Bezons, en Île-de-France
RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force
Bonjour à toutes et à tous.
Bonjour l’Afrique, bonjour à nos diasporas partout dans le monde.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif, au service de l’Afrique et de ses diasporas.
Nous sommes en direct de notre studio de Bezons, en Île-de-France.
Ce journal est placé sous la direction éditoriale de Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste, fondatrice et rédactrice en chef de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci de nous rejoindre pour Le Grand Journal de l’Afrique, votre rendez-vous consacré aux grandes actualités politiques, économiques, sociales, sanitaires, environnementales et géopolitiques du continent.
Nos équipes ont travaillé pour sélectionner, vérifier et décrypter les informations les plus importantes de ce samedi 19 septembre 2026.
Préparé par la rédaction de RADIOTAMTAM AFRICA
Présenté par notre voix de synthèse
À la une de cette édition
- Au Nigeria, une enquête est annoncée après la mort de 37 détenus à Minna. Les manifestations ont conduit à l’instauration d’un couvre-feu et à la suspension de plusieurs responsables.
- En Somalie, les États-Unis accordent un délai supplémentaire avant la fin du soutien logistique des Nations unies à la mission africaine.
- En Guinée équatoriale, les avocats de deux hommes expulsés des États-Unis dénoncent des violences policières présumées à Malabo.
- Au Mali, plusieurs syndicats menacent de paralyser le complexe aurifère de Loulo-Gounkoto à partir du 28 septembre.
- Et à Lomé, des scientifiques appellent les États ouest-africains à renforcer leurs laboratoires avant la prochaine urgence sanitaire.
La mort en détention, la souveraineté sécuritaire, les droits humains, les ressources minières et la prévention des épidémies dominent cette édition.
Tout de suite, place à l’actualité.
1. NIGERIA — 37 DÉTENUS MORTS À MINNA : COUVRE-FEU ET SUSPENSIONS
Nous ouvrons ce journal au Nigeria.
À Minna, dans l’État de Niger, les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes contre des manifestants réunis après la mort de 37 personnes détenues pour exploitation minière illégale présumée.
Selon Reuters, les autorités ont instauré un couvre-feu nocturne. Un manifestant aurait également été tué, mais ce décès doit encore être confirmé par une enquête indépendante.
Le président nigérian Bola Tinubu a ordonné l’ouverture d’investigations. Le commandant local de la sécurité civile et plusieurs responsables ont été suspendus.
La cause exacte de la mort des détenus reste inconnue. L’agence de sécurité évoque une maladie, tandis que des survivants décrivent une cellule surpeuplée dans laquelle les prisonniers auraient manqué d’air.
Plusieurs victimes seraient âgées de 14 à 18 ans. L’inhumation rapide des corps soulève désormais une question essentielle : comment établir les causes précises des décès et les responsabilités éventuelles ?
RADIOTAMTAM AFRICA demande la publication de la liste complète des victimes, l’audition des survivants et une expertise médicale véritablement indépendante.
2. SOMALIE — UN AN DE SURSIS POUR LE SOUTIEN LOGISTIQUE DE L’ONU
Direction maintenant la Corne de l’Afrique.
Les États-Unis acceptent d’accorder un délai supplémentaire de douze mois avant la fin du soutien logistique des Nations unies à la mission africaine en Somalie.
Le retrait du Bureau d’appui des Nations unies en Somalie commencerait ainsi en janvier 2027, au lieu d’un arrêt brutal dès la fin de l’année 2026.
Ce dispositif fournit aux soldats de la mission africaine AUSSOM de la nourriture, de l’eau, du carburant, des soins médicaux et des moyens de transport.
Son budget total avoisine les 500 millions de dollars. Washington maintient cependant sa décision de ne plus financer le mécanisme.
Ce sursis éloigne temporairement le risque d’un effondrement logistique, mais aucune solution durable n’est encore financée.
L’Union africaine, la Somalie et les pays contributeurs de troupes doivent désormais présenter un plan précis : qui financera les soldes, les évacuations médicales, les transports et les approvisionnements après 2027 ?
Sans réponse, le retrait logistique pourrait créer un vide sécuritaire favorable aux groupes armés.
3. GUINÉE ÉQUATORIALE — DES VIOLENCES POLICIÈRES PRÉSUMÉES À MALABO
En Afrique centrale, les avocats de deux hommes expulsés des États-Unis vers la Guinée équatoriale dénoncent des traitements violents.
Il s’agit d’Ahmed Soliman, ressortissant égyptien, et de Samson Birhane, originaire d’Érythrée.
Selon leurs défenseurs, les deux hommes auraient été attachés, frappés et privés de tout contact avec leurs avocats après leur arrivée à Malabo.
Leur expulsion serait intervenue dans le cadre d’un accord migratoire pour lequel Washington aurait versé 7,5 millions de dollars à la Guinée équatoriale.
Les autorités leur reprocheraient d’avoir brisé un miroir. Leurs avocats estiment toutefois que leur arrestation pourrait constituer une mesure de représailles après leurs témoignages sur leurs conditions de détention.
À ce stade, ces violences présumées reposent sur les déclarations de leurs avocats et d’organisations de défense des droits humains. Elles n’ont pas encore été établies par une enquête judiciaire indépendante.
La priorité doit être d’obtenir une preuve de vie, une visite médicale indépendante, un accès consulaire et la publication de l’accord migratoire conclu entre Malabo et Washington.
4. MOZAMBIQUE — LE FMI ATTEND TOUJOURS DES RÉFORMES
Au Mozambique, la mission du Fonds monétaire international menée du 9 au 18 septembre s’est achevée sans accord sur un nouveau programme financier.
Le ministère mozambicain des Finances espère accueillir une nouvelle mission en novembre. Le FMI précise cependant que les discussions doivent d’abord avancer sur les réformes attendues.
L’institution relève des signes de reprise économique et une inflation contenue. Elle considère néanmoins que la dette publique du Mozambique demeure insoutenable.
Aucun montant, aucun calendrier de décaissement et aucune liste définitive de conditions n’ont donc été approuvés.
Les Mozambicains doivent maintenant savoir quelles dépenses publiques, entreprises d’État, recettes fiscales ou subventions pourraient être concernées par les réformes demandées.
Ces exigences devront également être comparées aux conséquences du scandale des dettes cachées et aux retards des grands projets gaziers.
5. MALI — MENACES DE GRÈVE AU COMPLEXE AURIFÈRE DE LOULO-GOUNKOTO
Au Mali, plusieurs organisations syndicales menacent de paralyser le complexe aurifère de Loulo-Gounkoto, exploité par le groupe Barrick.
Les syndicats de la SOMILO et de Gounkoto ont déposé des préavis pour quatre jours de grève, du 28 septembre au 1er octobre.
Les employés d’un sous-traitant chargé de la restauration et des services annoncent cinq jours d’arrêt. Des agents de l’administration minière envisagent également une mobilisation de 72 heures.
Les revendications portent notamment sur les salaires, les primes, les heures supplémentaires, les frais de mission et l’application d’accords sociaux.
Barrick et le ministère malien des Mines n’avaient pas encore répondu aux sollicitations de Reuters au moment de la publication de l’information.
Ces grèves sont donc annoncées, mais elles pourraient encore être évitées par la négociation.
Dans un secteur aussi stratégique, la souveraineté minière ne peut pas se limiter au contrôle des ressources. Elle doit aussi garantir la dignité, la rémunération et les droits des travailleurs, y compris ceux des entreprises sous-traitantes.
6. AFRIQUE DE L’OUEST — LES LABORATOIRES APPELLENT À AGIR AVANT LA PROCHAINE ÉPIDÉMIE
À Lomé, au Togo, des biologistes et spécialistes de laboratoire demandent aux gouvernements ouest-africains de renforcer leurs capacités de détection des épidémies.
Selon ces scientifiques, les systèmes de santé se fragilisent souvent entre deux crises, lorsque les financements diminuent et que les équipements, les laboratoires et la formation des personnels cessent d’être prioritaires.
Les experts appellent également à réduire la dépendance du continent envers les vaccins et technologies sanitaires produits à l’étranger.
Cette alerte ne signifie pas qu’une nouvelle épidémie régionale a été déclarée. Elle met en évidence des lacunes persistantes dans la préparation sanitaire.
Chaque pays devrait rendre publics le nombre de laboratoires capables d’identifier rapidement des agents infectieux dangereux, les délais d’acheminement des échantillons et les budgets effectivement versés.
Former, équiper et relier les laboratoires coûte moins cher que courir après une épidémie déjà installée.
7. MALAWI — DEUX SUSPECTS TUÉS LORS DE LA LIBÉRATION DE NUSRAT OSMAN
Au Malawi, la police affirme désormais que deux suspects ont été tués pendant l’opération ayant permis de libérer Nusrat Osman, enlevée à Blantyre.
Un premier bilan officiel faisait état de quatre suspects tués. Cette contradiction n’a pas encore été expliquée.
Deux autres personnes seraient toujours recherchées. Un haut responsable de la police, blessé par balle pendant l’intervention, se trouverait dans un état stable.
Nusrat Osman a retrouvé sa famille, mais le mobile de son enlèvement demeure inconnu.
Les autorités doivent maintenant établir la chronologie complète de l’assaut, expliquer la modification du bilan et identifier les suspects, tout en protégeant la victime et ses enfants d’une exposition médiatique excessive.
8. AFRIQUE DU SUD–UNION EUROPÉENNE — BRUXELLES POURRAIT BLOQUER LE PROJET SAPPI-UPM
Sur le front économique, la Commission européenne s’apprêterait à bloquer le rapprochement entre certaines activités du groupe sud-africain Sappi et celles du finlandais UPM.
L’opération est évaluée à environ 1,42 milliard d’euros.
Selon des sources citées par Reuters, Bruxelles craint qu’une concentration excessive ne réduise la concurrence et n’entraîne une augmentation du prix du papier destiné aux livres et aux magazines.
Les deux entreprises n’auraient pas proposé suffisamment de cessions d’actifs pour répondre aux préoccupations européennes.
La décision officielle n’est cependant attendue que le 11 novembre. Il convient donc de parler d’une opposition probable et non d’une interdiction déjà prononcée.
Pour l’Afrique du Sud, l’enjeu concerne les emplois, les usines et les revenus liés à Sappi. Pour l’ensemble du continent, cette décision pourrait également avoir des conséquences sur les coûts supportés par la presse et le secteur de l’édition.
9. OUGANDA–TURQUIE — UN DISSIDENT NUMÉRIQUE AU CŒUR D’UNE TENSION DIPLOMATIQUE
À Kampala, des centaines de manifestants proches du pouvoir ont demandé à la Turquie d’extrader Fred Lumbuye, commentateur politique ougandais installé sur le territoire turc.
Les autorités ougandaises l’accusent de propagande antigouvernementale, d’incitation et d’infractions numériques.
Aucune condamnation permettant de présenter sa culpabilité comme établie n’est toutefois signalée.
La manifestation a été organisée par la Ligue patriotique d’Ouganda, dirigée par le chef de l’armée Muhoozi Kainerugaba, fils du président Yoweri Museveni.
Les prises de position antérieures de Muhoozi Kainerugaba à l’encontre de la Turquie donnent également à cette affaire une dimension diplomatique sensible.
Les autorités doivent publier les actes judiciaires précis visant Fred Lumbuye et présenter les garanties qui encadreraient une éventuelle extradition.
Cette affaire pose une question plus large : où se situe la frontière entre critique politique, désinformation et infraction pénale dans l’espace numérique africain ?
10. AFRIQUE–FIFA — LES 54 VOIX AFRICAINES AU CŒUR DE LA PROCHAINE ÉLECTION
Nous terminons ce journal avec le football et ses enjeux de gouvernance.
La Confédération africaine de football réunira les présidents de ses 54 fédérations, les 7 et 8 octobre au Cap-Vert.
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, est invité à participer à cette conférence stratégique avant l’élection présidentielle prévue en mars 2027.
Gianni Infantino briguera un nouveau mandat. Son projet d’ouvrir jusqu’à 20 % des compétitions de la FIFA à des investisseurs privés suscite cependant des oppositions dans plusieurs régions du monde.
Patrice Motsepe et plusieurs fédérations africaines ont déjà apporté leur soutien au président de la FIFA. Aucun adversaire ne s’est encore officiellement déclaré.
La question centrale est désormais celle des contreparties : que négocie concrètement la Confédération africaine de football en échange d’un éventuel soutien collectif ?
Financement du football féminin et amateur, infrastructures, droits de diffusion, protection des joueurs et représentation africaine dans les instances mondiales : les priorités doivent être rendues publiques avant que les voix du continent ne soient engagées.
CONCLUSION
Ainsi s’achève cette édition du Grand Journal de l’Afrique.
De Minna à Mogadiscio, de Malabo à Bamako, de Lomé à Kampala, une même exigence traverse l’actualité : celle de la responsabilité publique, de la transparence et de la souveraineté africaine.
Une souveraineté véritable ne se proclame pas seulement. Elle se construit par des institutions responsables, des travailleurs respectés, des systèmes de santé solides et des décisions prises dans l’intérêt des populations.
Merci d’avoir suivi ce journal préparé par la rédaction de RADIOTAMTAM AFRICA et présenté par notre voix de synthèse.
Restez à l’écoute de nos programmes, de nos analyses et de nos podcasts consacrés à l’Afrique et à sa diaspora.
RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force.
MOT DE LA FIN
Merci d’avoir suivi Le Grand Journal de l’Afrique sur RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci à G.-V. pour la réalisation.
Retrouvez nos émissions, nos articles, nos podcasts et nos analyses sur les différentes plateformes de RADIOTAMTAM AFRICA.
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Ce journal est placé sous la direction éditoriale de Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste, fondatrice et rédactrice en chef de RADIOTAMTAM AFRICA
Prenez soin de vous et de celles et ceux que vous aimez.
À très bientôt pour une nouvelle édition.
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