REVUE DE PRESSE DES MÉDIAS AFRICAINS JEUDI 17 SEPTEMBRE 2026 — 19 H 00 — EN DIRECT REVUE DE PRESSE 16 septembre 2026
16 septembre 2026 - 21:16 - 155vues
RADIOTAMTAM AFRICA
Revue de presse
des médias africains
Jeudi 17 septembre 2026
19 H 00 — EN DIRECT
L’actualité du continent analysée à travers les médias africains, avec un regard indépendant, panafricain et tourné vers l’intérêt public.
Présentation : Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
En direct de Bezons, en Île-de-France
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« La Parole est une Force »
Bonsoir à toutes et à tous.
Bonsoir l’Afrique, bonsoir à toutes les Africaines et à tous les Africains, et bonsoir à nos diasporas partout dans le monde.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA et merci de nous retrouver pour cette nouvelle édition de la Revue de presse des médias africains.
Nous sommes en direct de notre studio de Bezons, en Île-de-France, pour vous proposer un regard panafricain sur les événements qui façonnent notre continent et influencent son avenir.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Tout au long de cette journée du jeudi 17 septembre 2026, notre rédaction a suivi l’actualité africaine et internationale, consulté différentes sources et sélectionné les informations qui méritent d’être comprises, analysées et mises en perspective.
Car derrière les titres et les déclarations officielles, il y a des réalités, des rapports de force, des décisions politiques et économiques, mais surtout des conséquences concrètes pour les populations.
Politique, économie, société, sécurité, diplomatie, culture et géopolitique : nous vous proposons maintenant dix informations majeures de cette journée, avec les faits, leur contexte et les principaux enjeux pour l’Afrique et ses diasporas.
Notre objectif reste le même : informer sans détour, décrypter sans complaisance et donner toute sa place à la voix africaine dans le débat mondial.
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RADIOTAMTAM AFRICA — LA PAROLE EST UNE FORCE.
LA NOUVELLE FRONTIÈRE DE LA RUSSIE EN AFRIQUE : L’influence croissante de la Russie sur le continent africain repose sur un paradoxe. Malgré une contribution estimée à seulement 1 % des investissements directs étrangers en Afrique, une assistance sécuritaire limitée et un modèle politique peu attractif pour les populations, Moscou s’est imposée comme un acteur extérieur majeur, notamment au Sahel.
Selon une analyse publiée par le Centre d’études stratégiques de l’Afrique, cette progression ne reposerait pas principalement sur la coopération économique ou le développement, mais sur une stratégie mêlant diplomatie, opérations d’influence, soutien sécuritaire et rapprochement avec des régimes issus de prises de pouvoir anticonstitutionnelles.
Le Mali illustre particulièrement cette dynamique. Avant le coup d’État d’août 2020, des campagnes numériques attribuées à des réseaux russes auraient contribué à amplifier le mécontentement envers les autorités démocratiquement élues. Après le renversement du pouvoir, la Russie s’est rapidement rapprochée de la junte et demeure l’un de ses principaux soutiens internationaux.
Pour les auteurs de l’étude, l’objectif prioritaire de Moscou serait avant tout géopolitique : affaiblir les relations historiques entre l’Afrique et les puissances occidentales, tout en renforçant sa propre présence diplomatique et stratégique sur le continent.
Mais cette lecture appelle également une réflexion africaine indépendante : face à la rivalité entre la Russie, les puissances occidentales et d’autres acteurs internationaux, les États africains doivent-ils continuer à choisir entre des influences extérieures ou construire enfin une politique étrangère véritablement souveraine, fondée sur les intérêts de leurs peuples ?
Lire l’analyse complète du Centre d’études stratégiques de l’Afrique
RDC : manifestations contre un éventuel troisième mandat de Félix Tshisekedi
Des manifestations organisées contre la perspective d’un troisième mandat du président Félix Tshisekedi ont été dispersées en République démocratique du Congo. L’opposition dénonce une répression ainsi que des arrestations qu’elle qualifie d’« arbitraires ».
Âgé de 63 ans, Félix Tshisekedi achèvera en 2028 son deuxième mandat de cinq ans. Selon la Constitution actuellement en vigueur, le président de la République ne peut exercer plus de deux mandats.
Cependant, depuis plusieurs mois, plusieurs responsables de la majorité présidentielle évoquent l’éventualité d’une révision constitutionnelle. En mai, le chef de l’État s’était déclaré disposé à exercer un nouveau mandat « si le peuple le souhaite ». Une position qui alimente les inquiétudes de ses adversaires, lesquels redoutent une modification de la Constitution destinée à prolonger son maintien au pouvoir après 2028.
Affaiblis depuis l’élection présidentielle de 2023, largement remportée par Félix Tshisekedi mais contestée par ses principaux adversaires, plusieurs partis d’opposition ont formé en mai la coalition C64. Cette plateforme entend mobiliser la population contre toute réforme susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat.
À l’appel de la C64, une journée nationale de mobilisation a été organisée mardi 15 septembre. L’opposition souhaitait démontrer sa capacité à agir de manière unie et à faire de la rue un moyen de pression politique. La participation est toutefois restée limitée, avec quelques milliers de manifestants recensés dans l’ensemble du pays, selon l’Agence France-Presse.
Cette mobilisation relance un débat essentiel pour l’avenir démocratique de la RDC : la Constitution sera-t-elle préservée ou modifiée à l’approche de l’échéance présidentielle de 2028 ?
Ebola en RDC : une progression « exponentielle » signalée dans le Nord-Kivu
L’épidémie de maladie à virus Ebola continue de susciter une vive inquiétude en République démocratique du Congo. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la propagation du virus s’accélère de manière « exponentielle » dans le Nord-Kivu, tandis qu’une amélioration est observée dans certaines autres provinces.
Le gouvernement congolais avait annoncé que le pic national de l’épidémie avait été atteint à la mi-août et que plusieurs indicateurs témoignaient désormais d’une diminution du nombre de cas. L’OMS appelle néanmoins à interpréter ces données avec prudence, car l’évolution de l’épidémie varie fortement selon les territoires.
« Les tendances à l’échelle nationale ne reflètent pas les tendances au niveau provincial ou local », a expliqué Olivier le Polain, responsable de l’unité Épidémiologie et analyse pour les interventions de l’OMS, lors d’une conférence de presse à Genève.
Dans le Nord-Kivu, la hausse importante des contaminations exige donc une surveillance renforcée, un accès rapide aux soins, la recherche des personnes ayant été en contact avec les malades et une mobilisation accrue des moyens sanitaires.
Particulièrement meurtrière, la maladie à virus Ebola a déjà causé plus de 15 000 décès en Afrique au cours des cinquante dernières années. La situation actuelle rappelle que l’amélioration des chiffres nationaux ne doit pas masquer l’existence de foyers locaux encore très actifs.
Lire l’article du journal Le Monde
Mali : au moins dix civils auraient été tués lors d’une opération militaire
Au moins dix civils auraient été tués à Ké-Macina, dans la région de Ségou, au centre du Mali. Leurs corps auraient ensuite été placés dans des sacs et jetés dans une rivière, selon plusieurs témoignages locaux recueillis par l’Agence France-Presse.
Un habitant affirme que onze personnes auraient été exécutées dimanche par un détachement de l’armée venu assurer une relève dans la localité. Un proche de l’une des victimes soutient, pour sa part, que dix jeunes avaient été arrêtés quatre jours auparavant parce qu’ils étaient soupçonnés de transmettre des informations à des groupes djihadistes.
Selon ce témoignage, un jeune homme serait parvenu à s’échapper et aurait raconté les circonstances de l’interpellation et de la mort des autres personnes arrêtées. Un élu local accuse également des membres des Forces armées maliennes — les FAMa — et des paramilitaires russes de l’Africa Corps d’être impliqués dans ces violences.
Une source sécuritaire interrogée par l’AFP affirme que les victimes auraient été égorgées. Ces graves accusations reposent, à ce stade, sur des témoignages locaux et doivent faire l’objet d’une enquête indépendante afin d’établir les faits, les responsabilités et le nombre exact de victimes.
Dirigé par des militaires depuis les coups d’État de 2020 et 2021, le Mali a rompu avec plusieurs de ses partenaires occidentaux et renforcé sa coopération avec la Russie. Les forces maliennes et leurs alliés russes ont déjà été accusés par différentes organisations de défense des droits humains d’exactions contre des populations civiles au cours d’opérations antiterroristes.
La lutte contre les groupes armés ne peut toutefois justifier des exécutions extrajudiciaires. La protection des civils et le respect du droit international doivent demeurer au cœur de toute opération militaire.
Niger : l’inquiétude grandit après la disparition du journaliste Moussa Kaka
Plus de deux semaines après sa disparition, le sort du journaliste nigérien Moussa Kaka demeure inconnu. Directeur général de Radio Télévision Saraounia et ancien correspondant de Radio France Internationale au Niger, il n’a plus donné signe de vie depuis le 31 août 2026, après avoir quitté les locaux de son média à Niamey.
Dans un communiqué publié le 14 septembre, l’Union des journalistes de la presse libre africaine a demandé aux autorités nigériennes de faire toute la lumière sur sa disparition, de révéler son lieu de détention s’il a été interpellé et de procéder à sa libération immédiate.
L’organisation souligne que cette disparition est survenue quelques jours après la tentative de déstabilisation signalée dans la capitale au cours de la nuit du 28 au 29 août. Elle intervient également dans un climat marqué par un durcissement des restrictions imposées aux médias et aux journalistes.
Moussa Kaka avait déjà été interpellé en novembre 2025 avec cinq confrères. Poursuivi pour « complicité de diffusion de document de nature à troubler l’ordre public », il avait ensuite bénéficié d’une mise en liberté provisoire sous caution, tandis que trois autres journalistes étaient maintenus en détention.
Reporters sans frontières et plusieurs organisations de défense des droits humains ont également exprimé leur inquiétude. Elles demandent l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante pour retrouver le journaliste et déterminer les circonstances exactes de sa disparition. La Fédération internationale pour les droits humains rapporte qu’il a été vu pour la dernière fois après son départ de Radio Télévision Saraounia, à Niamey, le 31 août vers 19 heures. FIDH
La liberté de la presse suppose que les journalistes puissent exercer leur métier sans craindre l’arrestation secrète, l’intimidation ou la disparition. Les autorités nigériennes doivent fournir rapidement des informations précises à sa famille, à ses confrères et à l’opinion publique.
Lire l’article de Ouestaf News
Cameroun : une attaque armée fait plusieurs victimes et ravive la peur à Bamenda
La ville de Bamenda, dans la région anglophone du Nord-Ouest du Cameroun, a connu un nouvel épisode de violence après plusieurs jours d’activités paralysées par des opérations de « ville morte ».
Lundi 14 septembre, trois personnes ont été tuées et quatre autres blessées lors d’une fusillade dans un débit de boissons du quartier Nkwen, situé dans le troisième arrondissement de Bamenda. Dans un communiqué, le préfet de la Mezam a qualifié cette attaque d’« incursion terroriste ».
Le lendemain matin, de nouveaux coups de feu ont été entendus dans plusieurs quartiers, provoquant la panique parmi les habitants qui tentaient de reprendre leurs activités économiques.
Depuis près de deux semaines, la ville est soumise à des journées de « ville morte » imposées par des groupes séparatistes armés depuis la rentrée scolaire. Commerces, transports et établissements scolaires sont régulièrement perturbés, tandis que les populations civiles restent prises au piège d’un conflit qui dure depuis plusieurs années.
Cette nouvelle attaque rappelle l’urgence d’une solution politique durable à la crise anglophone et la nécessité de mieux protéger les populations civiles.
Golfe de Guinée : cinq pays unissent leurs forces contre la criminalité maritime
La Guinée, la Côte d’Ivoire, le Liberia, le Ghana et la Sierra Leone ont lancé une nouvelle patrouille maritime conjointe destinée à renforcer la sécurité dans le golfe de Guinée.
Présentée comme la quatrième patrouille mixte de surveillance de la Zone F, cette opération doit permettre aux cinq États de mutualiser leurs moyens humains, navals et logistiques. Son objectif est de mieux surveiller leurs espaces maritimes et de lutter contre les trafics, la pêche illégale et les différentes formes de criminalité en mer.
Les forces navales participantes souhaitent également renforcer le partage de renseignements afin de mieux anticiper les menaces, coordonner leurs interventions et identifier les réseaux criminels opérant dans la région.
Pour la Guinée, cette coopération représente une occasion de consolider la protection de ses quelque 350 kilomètres de littoral et de développer les échanges d’expertise avec les marines des pays voisins.
Cette initiative illustre la volonté des États côtiers de construire une réponse collective face aux menaces qui pèsent sur le golfe de Guinée, espace stratégique pour les échanges commerciaux, la pêche et l’approvisionnement énergétique.
Lire l’article de Sahel Intelligence
Mauritanie : l’opposition s’organise face aux appels à un troisième mandat
En Mauritanie, plus de quinze partis réunis au sein de l’opposition démocratique ont tenu une assemblée générale mardi 15 septembre. Cette rencontre devait notamment permettre de désigner un nouveau président par intérim à la tête de la coalition et d’examiner les principales préoccupations politiques et sociales du pays.
Les échanges ont porté sur la hausse du coût de la vie, les conditions de vie de la population et la préparation du prochain dialogue politique. Mais la question d’un éventuel troisième mandat du président Mohamed Ould Ghazouani a dominé les discussions.
Depuis plusieurs semaines, certains élus locaux invitent le chef de l’État à se présenter pour un troisième mandat, en mettant en avant son bilan et ses réalisations. L’opposition rappelle toutefois que la Constitution mauritanienne limite l’exercice de la présidence à deux mandats.
Mohamed Ould Ghazouani a, de son côté, affirmé lors de sa dernière rencontre avec la presse nationale qu’il ne s’inscrivait dans aucune démarche contraire aux dispositions constitutionnelles.
Face à la multiplication des appels en faveur d’une nouvelle candidature, les partis d’opposition cherchent désormais à adopter une position commune. Pour eux, la préservation de la limitation des mandats constitue un enjeu central pour la stabilité institutionnelle et l’alternance démocratique.
Corne de l’Afrique : l’IGAD veut renforcer sa réponse collective aux crises régionales
Les États membres de l’Autorité intergouvernementale pour le développement ont appelé à une coordination régionale plus forte face à la multiplication des crises politiques, sécuritaires et humanitaires dans la Corne de l’Afrique.
Réunis à Djibouti dans le cadre de la 74ᵉ session extraordinaire du Conseil des ministres de l’IGAD, les représentants des pays membres ont examiné la situation au Soudan, en Somalie et au Soudan du Sud. Ils se sont également penchés sur les tensions en mer Rouge et autour du détroit stratégique de Bab el-Mandab.
Situé entre la péninsule Arabique et la Corne de l’Afrique, ce passage relie la mer Rouge au golfe d’Aden. Il constitue une voie essentielle pour le commerce maritime mondial. L’insécurité qui affecte cet espace renforce donc l’interdépendance entre les crises terrestres de la région et les enjeux maritimes internationaux.
Face à ces menaces, l’IGAD souhaite consolider les mécanismes de dialogue, de médiation et de prévention des conflits. L’organisation entend également favoriser des solutions politiques communes et mieux coordonner les actions de ses États membres.
Le conflit au Soudan demeure l’un des principaux sujets de préoccupation en raison de ses lourdes conséquences humanitaires et de ses répercussions sur les pays voisins. Les situations fragiles en Somalie et au Soudan du Sud figurent également parmi les priorités régionales.
Éthiopie : le déficit des pluies menace les récoltes et la sécurité alimentaire
Les faibles précipitations enregistrées pendant la principale saison des pluies font craindre une importante diminution de la production agricole en Éthiopie et une aggravation de l’insécurité alimentaire.
Selon les perspectives publiées par le Réseau des systèmes d’alerte précoce contre la famine, les précipitations ont été inférieures de plus de 50 % à la moyenne dans une grande partie du pays. Ce déficit menace directement la saison agricole Meher, qui s’étend des semis de juin et juillet jusqu’aux récoltes de décembre et représente plus de 85 % de la production agricole nationale.
Le manque de pluie a retardé les semis et perturbé la croissance des cultures, principalement dans le nord, le centre et l’est du pays. Les récoltes céréalières devraient ainsi être inférieures à la moyenne, avec des conséquences directes sur les stocks alimentaires, les revenus agricoles et les moyens de subsistance des éleveurs.
FEWS NET prévoit le maintien d’une situation d’insécurité alimentaire de phase 3, dite de « crise », jusqu’en janvier 2027 dans plusieurs zones agricoles et pastorales touchées par la sécheresse. Certains ménages particulièrement vulnérables pourraient même basculer dans la phase 4, qualifiée d’« urgence ».
Les récoltes attendues en octobre pourraient améliorer temporairement l’accès à la nourriture dans certaines régions du centre et du sud. Toutefois, les zones les plus affectées du nord et de l’est devraient rester confrontées à des conditions très difficiles. APAnews
Cette crise climatique survient dans un contexte déjà fragilisé par les conflits, les déplacements de population et les difficultés économiques. Elle souligne une nouvelle fois la nécessité de renforcer l’agriculture résiliente, les systèmes d’irrigation et les mécanismes africains d’anticipation des crises alimentaires.
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