©Revue de Presse Africaine d’Automne, édition du 06 novembre 2024 REVUE DE PRESSE 06 novembre 2024
06 novembre 2024 - 15:31 - 2136vues
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Je suis ravie de vous retrouver pour cette ©Revue de Presse Africaine d’Automne, édition du 06 novembre 2024. Ensemble, nous allons parcourir les actualités marquantes du continent, avec un regard pointu sur les événements et les voix qui façonnent l’Afrique aujourd’hui. Préparez-vous pour une plongée enrichissante dans les grands titres et les perspectives africaines !
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Ce soir, nous plongerons dans une analyse approfondie de la situation politique et sociale au Gabon. Ne manquez pas cette discussion clé sur les enjeux actuels du pays. Vous aimez notre Revue de Presse Afrique ? Partagez-la avec un ami !
L'actualité principale du jour au Gabon : Référendum au Gabon : une campagne aux allures présidentielles pour un simple vote par oui ou par non.
À l'approche du référendum constitutionnel du 16 novembre 2024, le Gabon entre dans une phase cruciale de son histoire politique. Destiné à faire adopter une nouvelle constitution, ce vote, en apparence simple, prend des allures de campagne présidentielle. Les ressources et stratégies politiques déployées semblent disproportionnées pour une consultation qui repose uniquement sur un choix binaire : oui ou non.
Une mobilisation sans précédent
Ce référendum représente bien plus qu’une révision constitutionnelle – il s’agit d’une démonstration de force. Une infrastructure électorale à grande échelle a été mise en place, similaire à celle des élections présidentielles. Des meetings se multiplient à travers le pays, et des militants se mobilisent pour encourager le vote affirmatif.
Un tel niveau d’engagement et d’intérêt médiatique pour un référendum est inédit au Gabon. Campagnes publicitaires, débats et grands rassemblements se succèdent, ce qui amène à s'interroger sur les raisons derrière une telle intensité de moyens, surtout pour un résultat qui semble presque acquis.
Les motivations profondes
Pour le gouvernement et les partisans du "oui", l’enjeu est de taille : ils espèrent qu’une nouvelle constitution modernisera la gouvernance et renforcera la stabilité politique du pays.
Le jugement des urnes, un test crucial
Le 16 novembre, les Gabonais ne se prononceront pas uniquement sur un texte constitutionnel. Leur choix symbolisera une vision du pouvoir et de la gouvernance pour l’avenir du Gabon. Cette mobilisation inédite pose ainsi des questions essentielles sur la liberté des électeurs et la légitimité du processus.
AFRIQUE AUSTRALE MOZAMBIQUE SELON TV5 MONDE : Violences post-électorales au Mozambique: l’Afrique du Sud ferme un poste frontière. L’Afrique du Sud a fermé mardi un passage frontalier très fréquenté avec le Mozambique en raison des violences post-électorales qui agitent ce pays, a annoncé l’organe sud-africain de gestion des frontières. Le Mozambique est secoué par des troubles depuis l’élection présidentielle du 9 octobre, remportée par le parti Frelimo, au pouvoir depuis 1975, un scrutin dénoncé comme frauduleux par l’opposition. La fermeture du poste frontalier sud-africain de Lebombo, l’un des plus fréquenté entre les deux pays, a été décidée après que des informations ont fait état de véhicules incendiés du côté mozambicain de ce port qui borde la rivière Komati, a déclaré le commissaire de l’autorité sud-africaine de gestion des frontières (BMA), Michael Masiapato…M. Masiapato a par ailleurs indiqué qu’un groupe de sept fonctionnaires mozambicains avait « demandé refuge » à l’Afrique du Sud « pour des raisons de sécurité et de protection », sans donner plus de détails.
AFRIQUE DE L’OUEST MALI SELON RFI : Mali: Amnesty confirme la mort de civils dans des frappes de drones de l’armée à Inadjatafane. Au Mali, l’ONG de défense des droits humains Amnesty International confirme que ce sont bien des civils qui ont été tués le 21 octobre dernier dans les frappes de drones de l’armée malienne qui ont visé la localité d’Inadjatafane, dans la région de Tombouctou. RFI l’avait révélé il y a deux semaines, le bilan de cinq morts annoncé sur notre antenne a depuis été revu à la hausse et c’est aujourd’hui sur le décès d’« au moins huit civils dont six enfants » qu’Amnesty demande aux autorités maliennes de transition d’enquêter…Selon l’enquête menée par Amnesty International, les frappes de drone ont également fait une quinzaine de blessés dont certains, terrorisés, ont préféré se réfugier en brousse plutôt que d’aller se faire soigner dans des centres de santé.
AFRIQUE DE L’OUEST ENCORE LE MALI SELON RFI : Au Mali, le premier ministre s’informe avec les médias étrangers, même interdits. Le chef du gouvernement du Mali, contrôlé par les militaires, écoute les médias étrangers, y compris interdits, pour contrer les tentatives de manipulation et savoir ce qui lui est « caché » dans son propre pays, ont signalé ses services mardi 5 octobre. Choguel Kokalla Maïga a déclaré il y a quelques jours consacrer une heure et demie tous les matins à la lecture de la presse et l’écoute de radios étrangères, dont Radio France internationale (RFI), la BBC ou Voice of America (VOA), selon une vidéo postée sur les réseaux sociaux à l’occasion d’une rencontre avec une délégation bamakoise…Ces propos ont suscité l’étonnement, car la radio publique française RFI a été interdite en 2022 par la junte en même temps que la chaîne française d’information internationale France 24, sur fond de dégradation aiguë des relations avec l’ancien allié historique français. RFI, très suivie, a pris des dispositions techniques pour contourner l’interdit et continuer à être écoutée.
AFRIQUE DE L’OUEST BURKINA FASO SELON RFI : Burkina Faso: plusieurs officiers, dont l’ancien président Damiba, radiés de l’armée. Au Burkina Faso, plusieurs officiers des forces armées, dont l’ancien président de la transition Paul-Henri Sandaogo Damiba, ont été radiés par l’actuel dirigeant du pays, le capitaine Ibrahim Traoré, par une série de décrets signés le 30 octobre dernier. Il est reproché à ces officiers une faute jugée particulièrement grave : l’atteinte à la dignité militaire, caractérisée par une intention de porter les armes contre l’État et de nuire à la défense nationale…Ce sont au total seize officiers et sous-officiers de différents grades qui ont été radiés, selon plusieurs décrets signés par le président de la transition du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, mercredi dernier. Parmi eux figurent le lieutenant-colonel Damiba, exilé au Togo depuis sa chute en septembre 2022. Il est reproché au prédécesseur d’Ibrahim Traoré une « faute jugée particulièrement grave », caractérisée par « des actions d’intelligence avec une puissance étrangère et des terroristes », en vue de favoriser leur entreprise contre le Burkina Faso.
AFRIQUE DE L’OUEST NIGER SELON LE MONDE : Niger : nouvelles déchéances provisoires de nationalité, sept responsables et proches du régime renversé visés. Le régime militaire du Niger a annoncé, mardi 5 novembre, de nouvelles déchéances provisoires de nationalité visant des responsables et proches du pouvoir civil renversé en juillet 2023 par un coup d’Etat. Ces sept personnes sont soupçonnées « d’attentats terroristes », ou encore « d’intelligence avec une puissance étrangère ». Le général Abdourahamane Tiani, chef de la junte, a signé mardi « un décret portant déchéance de la nationalité de certaines personnes pour diverses infractions prévues et sanctionnées par la loi », a fait savoir le gouvernement dans un communiqué lu à la télévision publique. Parmi elles figurent deux influents ministres du gouvernement renversé, dont celui des affaires étrangères, Hassoumi Massoudou, et celui du commerce, Alkache Alhada. La semaine dernière, les autorités ont précisé que ces deux anciens ministres étaient poursuivis « par le tribunal militaire » : M. Massoudou pour « complot contre l’autorité de l’Etat et trahison » et M. Alhada pour « crime de trahison et complot contre la sûreté de l’Etat ». Sont également concernés Seydina Maman Kadela, ex-colonel de l’armée nigérienne, Mahmoud Sallah et Moussa Sallah, alias « Kounai », tous deux membres de fronts de rébellion créés après le coup d’Etat et qui demandent le rétablissement du régime déchu. Le Front patriotique de libération de Mahmoud Sallah a revendiqué des attaques contre l’armée dans le nord du pays et le sabotage d’un oléoduc transportant du pétrole brut vers le Bénin.
AFRIQUE DE L’EST SOUDAN SELON RFI : Le Soudan met fin à deux protocoles d’accords signés avec les Émirats arabes unis avant la guerre. Le Soudan prend ses distances avec les Émirats arabes unis au niveau économique. Plusieurs sources officielles laissent entendre que le gouvernement est en passe de mettre fin à plusieurs protocoles d’accords d’investissements économiques signés entre Khartoum et Abou Dhabi et ceci en raison de l’ingérence prouvée, selon Khartoum, des Émirats arabes unis dans les affaires intérieures soudanaises…Selon les responsables soudanais qui évoquent la question, en public ou sous couvert d’anonymat, c’est le soutien émirien aux FSR (Forces de soutien rapide), accusées de commettre des crimes contre les civils soudanais, qui pousse le gouvernement à réduire ses échanges économiques et commerciaux avec Abou Dhabi…Dimanche dernier, lors d’une conférence de presse à Port-Soudan, Jibril Ibrahim, le ministre des Finances et de la Planification, a notamment annoncé l’annulation du plus important de ces protocoles d’accords. « Nous n’allons pas permettre aux EAU d’investir un centimètre du territoire », a-t-il déclaré. Il s’agit de la construction du port d’Abou Amama sur la mer Rouge ainsi qu’une zone économique de libre échange et une zone touristique autour de ce port situé à 230 km de Port-Soudan et qui devait être inauguré en janvier 2022. Un projet qui s’élevait à 6 milliards de dollars et qui serait confié à un consortium soudano-émirati regroupant la société des ports d’Abou Dhabi et Invictus Investment, une société dirigée par l’homme d’affaires soudanais Oussama Daoud. Parmi les autres accords annulés figurent aussi la construction d’une route permettant d’acheminer des produits agricoles vers le port d’Abou Amama.
AFRIQUE DE L’EST ENCORE LE SOUDAN SELON RFI : Soudan: dans l’État d’al-Jazirah, la ville d’al-Hilaliya assiégée par les FSR du général Hemedti. Les assassinats, viols, humiliations collectives, déplacements forcées et destruction des villages sont devenus des pratiques récurrentes des Forces de soutien rapide (FSR). Les paramilitaires ont rassemblé la population dans des mosquées et sur les places publiques en leur interdisant de bouger. Selon plusieurs témoins, les habitants d’al-Hilaliya ont été chassés de leurs maisons, mais sont interdits de quitter leur ville assiégée par les FSR. Ceux qui souhaitent quitter la zone doivent payer un tribut aux FSR…La ville est assiégée depuis une semaine, ses habitants manquent de nourriture, de médicaments et sont actuellement frappés par le choléra.
AFRIQUE DE L’OUEST SENEGAL SELON RFI : Législatives anticipées au Sénégal: plus de 260 000 cartes d’électeurs pas encore retirées. Les Sénégalais sont appelés à élire le 17 novembre 2024 une nouvelle Assemblée après la dissolution prononcée, le 12 septembre par le nouveau président Bassirou Diomaye Faye, d’un Parlement issu des élections de 2022 et encore dominé par l’ancien camp au pouvoir. À douze jours de ce scrutin, plus de 260 000 cartes d’électeurs n’ont pas encore été retirées…La Direction générale des élections a beau multiplier la diffusion de messages, pour l’heure, ce sont précisément 264 340 cartes d’électeurs qui attendent toujours d’être récupérées…Le taux de participation, c’est l’une des grandes inconnues de ce scrutin, sachant que les législatives mobilisent généralement moins que la présidentielle. En attendant, la Direction générale des élections poursuit la diffusion de messages radios et télévisés en six langues pour encourager les électeurs à retirer leur carte. Ils ont jusqu’au 16 novembre pour le faire.
AFRIQUE OCEAN INDIEN COMORES SELON RFI : Comores: émotion et accusations après le naufrage d’un bateau de migrants ayant fait au moins 25 morts. Nouveau drame en mer entre Anjouan et Mayotte, dans l’archipel des Comores : dans la nuit du 1er au 2 novembre, un bateau transportant des migrants a sombré, causant la mort d’au moins 25 personnes. L’embarcation transportait une trentaine de personnes de différentes nationalités, dont sept femmes, quatre mineurs et deux nourrissons. Les cinq survivants ont été secourus par des pêcheurs samedi. Un rescapé affirme que les passeurs auraient délibérément coulé l’embarcation avant de prendre la fuite. Les autorités comoriennes annoncent une enquête. « Ce sont des morts déplorables. Il y avait des enfants, des femmes… Une tragédie provoquée par des passeurs sans scrupules », fait savoir Mohamed Salim Hafi, secrétaire général adjoint du gouvernement des Comores, après ce nouveau drame. Selon lui, les passeurs ont sciemment rempli la coque d’eau, étaient ivres, et se sont concertés pour saboter le bateau avant de s’enfuir, laissant tous les passagers derrière eux.
AFRIQUE DE L’OUEST GUINEE SELON RFI : Enlèvement de Saadou Nimaga en Guinée: l’avocat dénonce le peu d’avancement de l’enquête. Après les activistes Mamadou Billo Bah et Oumar Sylla (alias Foniké Menguè), toujours activement recherchés par leurs proches, l’enlèvement de Saadou Nimaga entraine une nouvelle enquête qui piétine, dénonce l’avocat l’ancien secrétaire général du ministère des Mines sous Alpha Condé enlevé le 17 octobre dernier. Je pense qu’on a toutes les raisons de douter aujourd’hui de l’existence de ces enquêtes », tance Maitre Mohamed Traoré quelques semaines après l’enlèvement de son client à Conakry. Et d’ajouter : « S’il y avait vraiment eu des enquêtes, les procureurs auraient déjà pu faire des communications pour non seulement rassurer les populations, lutter contre la psychose mais aussi contre la propagation de fausses nouvelles ». Ainsi, afin de faire avancer l’enquête autour de l’enlèvement de Saadou Niamaga. L’avocat en appelle à l’État mais aussi à « la solidarité des citoyens ». « Il ne faudrait pas que les gens restent bras croisés en se disant que ça ne peut arriver qu’aux autres. On peut au moins collaborer avec les enquêteurs en leur donnant des informations », rappelle-t-il.
AFRIQUE CENTRALE ZONE CEMAC SELON RFI : Afrique centrale: les États de la Cemac peinent en matière de développement humain, selon l’ONU. Ce 4 novembre 2024 à Libreville, le bureau gabonais du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud Gabon) organisait une présentation des résultats du Rapport mondial sur le développement humain 2023-2024. Un baromètre où les six États de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) oscillent entre le 123e (Gabon) et le 191e (Centrafrique) rangs, malgré d’importantes ressources géologiques…Présenté à Libreville devant des officiels gabonais et les représentants du système des Nations unies, ce rapport révèle des indicateurs très faibles sur le bien-être des populations. Riches en pétrole et en matières premières, tous les pays de la Cemac sont pourtant très mal classés…Sur 193 pays étudiés par le Pnud, le Gabon, premier État de la Cemac, pointe en effet au 123e rang mondial, suivi de la Guinée équatoriale qui a dix places de moins (133), alors que le Congo-Brazzaville est 149e. Le Cameroun, lui, est 151e. Le Tchad, un autre État pétrolier de la région, est parmi les cinq derniers, tandis que la République centrafricaine (RCA), connue pour ses diamants, est parmi les derniers de la planète.
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