GABON – L’héritier sans couronne et le majordome républicain : chronique d’un trône avorté Actualité Afrique 2050 05 août 2025
05 août 2025 - 13:55 - 1517vues
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Scène 1 : Palais du Bord de Mer, quelque part entre fiction monarchique et mauvaise téléréalité.
Ce 4 août 2025, Brice Laccruche Alihanga, ancien grand chambellan du palais et désormais pensionnaire d’État en uniforme rayé, a brisé le silence dans une interview sur TV5 Monde, tel un exorciste libérant un fantôme politique : le spectre d’une monarchie ratée au pays des Bongos.
Et le moins qu’on puisse dire, c’est que cette confession a fait trembler plus d’un fauteuil doré à Libreville.
“Mon grand-père était président, mon père est président, je serai président. Es-tu avec moi ou contre moi ?”
Voilà la phrase de Sa Majesté l’Inachevé, le prince Nourreddin Bongo, selon Brice.
Mais Brice, dans un moment d’héroïsme qu’on ne lui connaissait pas dans les scripts officiels, aurait osé répondre NON.
Non à la dynastie, non à la couronne, non à la troisième saison de “Succession : version trop africaine pour Canal+”.
Scène 2 : Du trône au cachot, il n’y a qu’un refus.
Quelques semaines après son “non”, l’ancien homme fort de la République se retrouve menotté, accusé de toutes les maladies du système : corruption, détournement, excès de zèle.
Punition divine ou vengeance de cour ?
Brice, jadis chef d’orchestre du royaume républicain en mode opéra-bouffe, se découvre soudain une âme de résistant.
“Je n’ai pas chuté, j’ai résisté”, clame-t-il.
À ce rythme, on l’attend dans les prochains manuels d’éducation civique au chapitre : “Comment dire non à un roi sans couronne, et se faire décorer par la prison.”
Scène 3 : République ou Royaume ? Le Gabon sur Netflix ?
Les révélations de Laccruche viennent rappeler ce que tout le monde savait, mais que personne n’osait formuler trop fort, de peur de finir en détention préventive à durée indéterminée :
Le Gabon était un royaume, mais sans les bals ni les carrosses.
La République ? Un décor en carton-pâte.
Le peuple ? Une simple figuration dans un théâtre d’héritiers.
Scène 4 : Laccruche, rebelle ou repenti marketing ?
Faut-il voir en Brice un nouveau héros républicain ?
Un Che Guevara de la boue tropicale, torse nu mais en cravate ? Ou un simple stratège en quête de réhabilitation médiatique avant les élections ?
Qu’importe.
Son témoignage aura eu le mérite de secouer les rideaux en velours du théâtre politique gabonais.
Et de poser une vraie question : La République gabonaise appartient-elle encore au peuple, ou est-elle le patrimoine privé d’un arbre généalogique enraciné dans les sables du pouvoir ?
Moralité :
Au Gabon, il ne suffit pas de savoir gouverner. Il faut savoir jouer du tambour… de succession.
Et gare à celui qui ne danse pas au rythme de la dynastie : il finira en solo, sans orchestre, derrière les barreaux.



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